Le juge Eloy Velasco a lancé une procédure contre 47 Basques liés à l’action, légale et sociale, pour la défense des droits des détenus politiques basques. Tous sont accusés de faire partie de ce qu’il nomme « le front des prisons », soit le mouvement oeuvrant pour le retour des détenus et réfugiés basques Herrira, le collectif d’avocats BL, l’association des médecins pour la prévention et l’aide aux prisonniers Jaiki Hadi ou celles des familles de détenus Etxerat. Il les accuse « d’appartenance » ou de « collaboration » à ETA. Emilie Martin fait partie des personnes poursuivies. Le juge émet un mandat d’arrêt européen à son encontre auprès l’Etat français, un ordre de recherche et de capture pour l’arrêter et l’incarcérer. En cause, son « leadership au sein d’Herrira ». Deux avocats figurent parmi les personnes accusées (19 ans et 12 d’emprisonnement sont requis contre eux).

Manifestation de soutien aux inculpés d'Herrira

Manifestation de soutien aux inculpés d’Herrira

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Une quarantaine de personnes ont fait une manifestation sauvage à Saint-Gilles contre la maxi-prison. Parti de la place Bethléem derrière une banderole: « prisons partout / justice nulle part », la manif a fait un arrêt devant la prison de Saint-Gilles où un dispositif policier a commencé à se mettre en place. Mais la manifestation a pu atteindre le parc de Forest où elle s’est dispersée.

La future prison de Haren

La future prison de Haren

EDIT: Quatre ou cinq personnes se sont fait brièvement interpeller dans les environs de la dissolution de la manifestation.

Une centaine de manifestants constitués en cortège se sont dirigés vers le boulevard du faubourg Saint-Martin aux alentours de 00H15. Les forces de l’ordre, qui sont parvenus à les maintenir sur la place, ont alors été la cible de jets de projectiles. Une voiture de police garée à proximité a été volontairement incendié et totalement détruit. Un autre véhicule de police et deux véhicules de la RATP ont également été détériorés. Jusqu’à 02H00, des échauffourées se sont multipliées, la police faisant usage de gaz lacrymogène. Douze personnes ont été interpellées et placées en garde à vue notamment pour « participation à un attroupement et jets de projectiles », selon un communiqué de la préfecture de police.

Affrontements à la Nuit Debout

Affrontements à la Nuit Debout

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Dés la fin du mois de juin, Mobistar (qui sera devenu d’ici là « Orange Belgique ») mettra fin à l’anonymat des utilisateurs de cartes prépayées sur son réseau, non seulement sur les nouvelles cartes achetées, mais également sur les cartes déjà en circulation. L’identification des utilisateurs se fera au moyen des cartes d’identité électroniques. C’est probablement une volonté de « marketing antiterroriste » pour la marque. Un représentant de Proximus (son premier concurrent) avait souligné il y a quelques semaines les difficultés techniques d’une fin de l’anonymat des cartes prépayées, mettant en avant que les personnes qui doivent dissimuler leur identité ont déjà trouvé des moyens de protéger leur anonymat.

Mobistar équipera à ses frais son réseau de boutique de lecteurs de carte d’identité, la société n’a par contre pas expliqué comment elle allait rendre légal le fait de devoir obligatoirement présenter une carte d’identité à un marchand de téléphone.

Carte sim Mobistar

Carte sim Mobistar

Ce 20 avril, la police est rentré de force dans le local de la CNT à Lille, détruisant le rideau de fer de la fenêtre et saccageant l’intérieur du local et tout le matériel qu’il contenait. Plusieurs militants ont été arrêtés et de nouvelles scènes de brutalité policière ont eu lieu. Cette brutalité s’est étendue aux habitants du quartier et au rassemblement de soutien qui a spontanément eu lieu.

Meubles et affiches saccagés.

Meubles et affiches saccagés.

Après plusieurs semaines, la police grecque a mis faim au camp de réfugiés « No Border » de Tsamakia (Lesbos). Au moins 19 activistes No Border et entre 200 et 400 réfugiés ont été arrêtés, les activistes ont été relâchés, les réfugiés sont emmenés vers un centre de détention. Après avoir vidé le camp, les bulldozers l’ont rasé.

Le No Border Kitchen détruit

Le No Border Kitchen détruit

La préfecture de police a publié en début d’après-midi sur Twitter un communiqué dans lequel elle remercie les organisateurs de la « Nuit Debout » pour l’absence d’incidents dans la nuit de samedi à dimanche. Les incidents auraient été évités grâce à des mesures prises par les organisateurs du rassemblement. Le compte « @NuitDebout » s’est d’ailleurs empressé de relayer le communiqué…

La police communique ses remerciements

La police communique ses remerciements

La nuit dernière, les unités de la police anti-terroriste grecque ont envahi les ailes A et D de la prison de Korydallos. Des fouilles ont eu lieu dans les cellules et dans les communs jusqu’à 6h du matin, durant ce temps les prisonniers étaient menottés les mains dans le dos. Certains prisonniers ont été légèrement blessés en refusant d’être menottés. Suite à cette « perquisition », les prisonniers Panagiotis Aspiotis et Antonis Stamboulos ont été emmenés par les unités « anti-terroristes », d’autres prisonniers ont été emmenés, on ne sait pas où ils sont détenus à l’heure actuelle. Les autres prisonniers sont confinés dans leur cellule, les autorités veulent éviter un mouvement de prisonniers suite à cette nouvelle attaque.

Prison de Korydallos

Prison de Korydallos

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Une manifestation contre le droit à l’avortement a rassemblé entre 500 et 700 personnes dimanche après-midi entre le Monts des Arts et le Palais de Justice à Bruxelles. Quelques collectifs progressistes t féministes (dont les Malfrap, Les Affranchies, les JOC, le Cercle féministe de l’ULB, Activistchildcare et Belges et culottées) avaient appelé à une contre-manifestation qui n’avait pas été autorisée. La police a arrêté administrativement 33 contre-manifestants dès que leur banderole a été déployée.

Arrestation au mont des arts

Arrestation au mont des arts

EDIT 20H: Tous les contre-manifestants (sauf un) ont été libéré. L’un d’eux a été frappé au commissariat parce qu’il refusait de se laisser prendre en photo. L’une d’elle souffre de maux de dos sur à la brutalité de son interpellation.

Depuis le 13 avril, des manifestations massives anti-gouvernementales frappent la Macédoine. Sous un mot d’ordre demandant la démission du président Ivanov, il s’agit surtout d’un rejet de la coalition des partis ultra-nationalistes et leur politique ultralibérale, répressive et réactionnaire qui a donné lieu à plusieurs attaques anti-ouvrières, contre les droits des femmes et des minorités. En plein débat sur l’étendue légale de la grâce présidentielle, le président Ivanov s’est dépêché d’accorder sa grâce le 12 avril aux membres de son parti soupçonnés de corruption et fraude électorale. Dès le lendemain, le 13 avril, des milliers de personnes ont manifesté à Skopje.

Lors de la manifestation le lendemain, le 14 avril, devant le bâtiment présidentiel ce ne sont plus les oeufs que les manifestants jetaient mais les pavés et cocktails Molotov. Plusieurs départs de feu ont sérieusement endommagés le bâtiment. Plus loin un cortège de près de 5000 manifestants a réussi à déborder les forces de police et est arrivé jusqu’au parlement macédonien. La cible des manifestant-es était surtout les locaux du parti au pouvoir. Les forts affrontements entre les manifestants et les forces spéciales de la police. Au moins 13 personnes ont été interpellées et plusieurs dizaines blessées.

Arrestations le 14 à Skopje

Arrestations le 14 à Skopje