Evi Statiri est à présent dans un régime de ‘liberté surveillée’ avec d’importantes restrictions sur ses déplacements et ses communications. Avant sa libération, plusieurs actions incendiaires ont eu lieu contre les partis politiques grecs.

Le 19 septembre matin, deux engins incendiaires ont été placés contre des kiosques du KKE et de Syriza à Ano Patissia, un kiosque de Nea-Demokratia a également été vandalisé à Kifissia. Le lendemain de cette date, de nouvelles élections avaient lieu en Grèce. L’action était revendiquée en solidarité avec Evi Statiri et Nikos Romanos.

Le 2 octobre, c’est le bureau de Charalabos Athanasiou, parlementaire de Nea-Demokratia et ancien Ministre de la Justice qui était incendié.

Banderole solidaire avec Evi Statiri

Banderole solidaire avec Evi Statiri

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Dans le cadre de l’encerclement du sommet européen, le bas de la rue Belliard a été pris d’assaut par les manifestants vers 14h00. Plusieurs arrestations ont eu lieu autour du rond-point Schuman dans le cadre d’une seconde tentative, mais leur blocage a été avorté. Un groupe de 200 manifestants s’est positionné en bas de la rue Belliard avec des fumigènes. Un groupe d’une dizaine de personnes est enchaîné à un plot en béton.
Une vingtaine de manifestants espagnols ont été arrêtés à 15H00 (et 4 tracteurs bloqués) avenue Livingstone. Des manifestations sauvages continuent à avoir lieu – et des arrestations à se produire. Un groupe de manifestants est pris à 17H14 dans un kessel rue du Trône (photo). D’autres manifestants solidaires se tiennent autour du kessel.

Édit 18:15 : 104 arrestations administratives sur la journée, les gens qui étaient dans le kessel ont pu le quitter sans être inquiétés.

Le kessel rue du Trône

Le kessel rue du Trône

Evi Statiri est finalement « libre », en tout cas sortie de prison. On sait désormais quelles seront les conditions spéciales qu’elle devra respecter pour ne pas être enfermée à nouveau : ne pas quitter la Grèce, pointer 3x par mois au commissariat, assignation à résidence et limitation des déplacements à 1km autour de celle-ci, interdiction de communiquer avec ses co-accusés et donc avec son compagnon, Gerasimos Tsakalos membre emprisonné de la Conspiration des Cellules de Feu. L’Assemblée de Solidarité avec Evi poursuit sa lutte.

Banderole solidaire avec Evi Statiri

Banderole solidaire avec Evi Statiri

Alors que Jus (dont nous vous parlions il y a un mois) a été libéré, un autre manifestant au projet de mine de charbon géante qui détruira -si elle est construite- une forêt vieille de 12.000 ans, a été arrêté ce 7 octobre pour avoir bloqué un convoi sur la route du chantier. Il a été battu par les services de sécurité et par la police, il aurait un poignet cassé, des contusions et une blessure à l’oeil. Il est accusé d’avoir participé à 5 actions contre le chantier et également d’avoir mordu un agent de sécurité, d’être entré par effraction et d’avoir perturbé un chantier public, ainsi que d’avoir résisté à son arrestation et d’avoir insulté les policiers qui l’effectuait. La personne refuse de donner son identité.

Manifestation pour la forêt d'Hambach.

Manifestation pour la forêt d’Hambach.

Dossier(s): Allemagne Archives Tags:

Lundi 5 octobre 2015, dans le quartier de Kentish, au nord de Londres, des policiers locaux et des bailiffs (sortes d’huissiers assermentés) se sont présentés pour expulser le squat Mamelon Tower, qui avait été occupé par le collectif Squatters & Homeless Autonomy. Ils se sont retrouvés bloqués aussi bien depuis l’intérieur que depuis l’extérieur.

Incapables de faire tomber les barricades de plusieurs portes, la police locale et les huissiers ont bénéficié du renfort de deux escadrons des brigades anti-émeutes du TSG (Territorial Support Group). Ces derniers ont fait irruption dans le bâtiment en arrêtant immédiatement tout le monde à l’exception d’une personne à l’intérieur. Il leur a fallu quatre heures supplémentaires pour réussir à déloger le dernier occupant. Il leur aura fallu six heures pour entrer dans le bâtiment. Six personnes ont été arrêtées pour rébellion. Une manifestation s’est ensuite devant le commissariat où les personnes arrêtées étaient détenues.

L'expulsion du squat Mamelon Tower

L’expulsion du squat Mamelon Tower

Dossier(s): Archives Europe Tags:

Quinze manifestants ont été arrêtés administrativement lors de la manifestation (non autorisée) organisée dans le cadre du camp No-TIPP près du stade Roi Baudouin, en marge du match de football Belgique-Israël. Un drone avec un drapeau palestinien a été intercepté à l’arrière du stade et ses deux « pilotes » ont été arrêtés. Un PV a été établi à leur encontre pour infraction à la loi aéronautique et menace par emblème.

Cette manifestation était la première organisée dans le cadre du ‘Camp No TTIP’, une semaine d’action contre le traité à Bruxelles.

Manifestation au match Belgique-Israël

Manifestation au match Belgique-Israël

Julian Assange, l’un des fondateurs de Wikileaks et l’un des organisateurs de la plus grande fuite de données confidentielles de l’histoire est depuis 2012 confiné à Londres, dans l’Ambassade d’Equateur, pays qui lui a offert le statut de réfugié politique. Il n’a toutefois jamais pu rejoindre ce pays vu la surveillance colossale dont il fait l’objet. La police attendait en effet 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24 devant les portes de l’établissement dans le but de lui passer les menottes aussitôt qu’il serait sortit. Cette surveillance a eu un coût : 17 millions d’euros. Face à ce coup astronomique, la police londonienne a annoncée qu’elle levait la garde permanente devant l’ambassade mais que s’il s’avisait d’en sortir « les policiers londoniens fourniront tous les efforts possibles pour l’arrêter ».

Officiellement, le Royaume-Uni veut arrêter Assange pour des accusations d’agressions sexuelles et de ‘non-port du préservatif’ émises par la Suède. S’il venait à être arrêté, il serait immédiatement extradé vers la Suède et aussitôt ré-extradé vers les Etats-Unis. Si certaines accusations sont à présent prescrites, l’accusation de ‘non-port du préservatif’ (crime propre à la Suède) ne sera prescrite qu’en 2020.

Le bras de fer se poursuit donc entre le Royaume-Uni et l’Equateur, les premiers demandant qu’il soit expulsé de l’ambassade, les seconds demandant l’ouverture d’un corridor diplomatique jusqu’à l’aéroport où il serait exfiltré vers l’Equateur. Julian Assange poursuit ses activités depuis l’ambassade qu’il n’a pas quitté depuis le 19 juin 2012.

Julian Assange à la fenêtre de l'Ambassade d'Equateur à Londres. Archive.

Julian Assange à la fenêtre de l’Ambassade d’Equateur à Londres. Archive.

Le 28 septembre 2010 la police espagnole arrêtait 7 militants de l’organisation basque de solidarité internationaliste Askapena (« Libération ») dans plusieurs villes et villages en Pays basque sud (voire notre article de l’époque), un huitième sera arrêté le 13 octobre 2008 à Hendaye en Pays basque nord en application d’un mandat d’arrêt européen (voir ici). Cinq d’entre eux (David, Aritz, Walter, Gabi et Unai) seront emprisonnés et finalement libérés sous caution (30.000 à 60.000 euros) après trois à six mois de prison.

Leur procès commencera le 19 octobre 2015 à l’audience nationale, à Madrid. Pour l’accusation, Askapena fait partie de la trame « Tout est ETA » donc tout est qualifié de « terroriste » pour la Justice espagnole. Une doctrine mise au point au début des années 2000 par la Justice aux ordres, contre le mouvement social et de libération nationale basque. Le but était de criminaliser toutes les organisations et militants engagés pour un Pays basque indépendant et socialiste.Les réquisitions demandent six ans de prison contre les militants basques, mais aussi l’interdiction ainsi que la dissolution d’Askapena, de l’association des fêtes de Bilbao, de l’association « Herriak Aske » (Pays Libre) et de la société de commerce équitable Elkar-Truke !

Le symbole d'Askapena

Le symbole d’Askapena

Le Comité solidarité basque Lille organise une réunion débat mercredi 14 octobre à 19h à la MRES – 23 rue Gosselet Lille, et une autre le vendredi 16 octobre à 18h30 à la Mairie de Grenay, avec la présence de l’avocat d’une militante basque emprisonnée à Bapaume.

Voir le site d’Askapena

Dossier(s): Archives Pays basque Tags:

Une semaine après que le Directeur des Ressources Humaines d’Air France se soit fait déchirer sa chemise par une foule de travailleurs en colère, 6 personnes ont été arrêtées à leur domicile ce matin. Les 5 premières ont été arrêtées le matin chez elles, elles sont toutes actuellement salariées chez Air France et membres du syndicat CGT. Une sixième personne a été arrêtée plus tard dans la journée dans le cadre de la même affaire. Les personnes arrêtées auraient été identifiées sur les nombreuses images photos et vidéos qui circulent sur internet et dans les médias, l’occasion de rappeler les risques que représentent les appareils photos dans les manifestations et dans les milieux militants et de s’en défendre (voir le dossier de notre campagne ‘No Photo’).

La CGT a pour sa part dénoncé une tentative du Premier Ministre Manuel Valls de venir en aide aux patrons d’Air France pour saboter le mouvement syndical.

Les images de ce déshabillage resteront dans les mémoires

Les images de ce déshabillage resteront dans les mémoires

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Billy, Costa et Silvia avaient purgé quelques années de prison en Suisse pour avoir été accusés d’avoir planifié une action de sabotage contre un centre de recherche en nanotechnologie d’IBM. Ils avaient été le 15 avril 2010 lorsque la police suisse avait contrôlé leur voiture et y avait trouvé des tracts signés du ‘Front de Libération de La Terre – Suisse’ annonçant l’action ainsi que des matériaux explosifs.

C’est à présent le pendant italien du procès qui s’ouvre : les trois sont accusés d’association criminelle, d’avoir ‘conspiré’ le plan en Italie, d’avoir illégalement obtenu les matériaux nécéssaires à l’assemblage et à la préparation d’engins explosifs et d’avoir illégalement passé le tout à travers la frontière italo-suisse. Tous les chefs d’inculpation sont aggravés par la circonstance de ‘finalité terroriste’. Qui permet habituellement aux autorités italiennes de requérir une détention préventive plus longue et des peines plus longues en cas de condamnations.

Le juge ayant accepté l’argumentation du procureur lors de l’audience préliminaire et refusé de considérer la condamnation italienne comme condamnation finale, Billy, Costa et Silvia seront à nouveau jugés dans un procès qui commencera le 13 janvier 2016 à Turin.

Visuel de la campagne de solidarité en Suisse.

Visuel de la campagne de solidarité en Suisse.

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