Depuis l’annonce de la fermeture du centre Rote Flora par les autorités (notre article), la mobilisation ne cesse de prendre de l’ampleur à Hambourg. La police a instauré des ‘zones de danger’ dans trois quartiers de la ville et y a augmenté ses opérations de contrôle après l’attaque contre un commissariat la semaine dernière. Depuis l’entrée en vigueur de cette mesure répressive, 263 personnes ont vu leur identité contrôlée et 62 personnes se sont vues refuser l’accès à ces zones. Le chef de police de la ville a annoncé que la récompense pour la capture des personnes qui ont pris d’assaut le commissariat avait été augmentée, passant de 8000 à 10000 euros. La nuit dernière, près de 60 personnes sont parvenues à pénétrer dans les ‘zones de danger’ et y ont scandé de multiples slogans. Plus de 40 d’entre elles ont été interpellées pour possession d’armes potentiellement dangereuses. Un jeune homme a notamment été arrêté car il était en possession d’une brosse à WC. Depuis le début du mouvement de contestation, 120 policiers et plus de 500 manifestants ont été blessés dans des heurts les opposant.

Zones de danger à Hambourg

Zones de danger à Hambourg

Marco Camenisch, détenu à la prison de Lenzburg en Suisse a entrepris une grève de la faim le 30 décembre dernier. Le militant vert-anarchiste est détenu depuis 2002 en Suisse après avoir déjà purgé une peine en Italie. Au deux-tiers de sa peine, il aurait dû bénéficier, comme c’est prévu par le droit suisse, d’une conditionnelle. Cette sortie lui est refusée, non pas pour mauvaise conduite, mais pour ‘mauvaises pensées’. En effet, le militant ne renie en rien ses convictions et poursuit sa lutte en prison. C’est d’ailleurs dans ce cadre qu’il a entamé une grève de la faim la semaine dernière. Il a déclaré que son action était une contribution générale à la lutte contre la répression, mais aussi une participation à la lutte collective de toutes les tendances révolutionnaires et une contribution contre la guerre de classe venue d’en haut, faisant notamment référence au WEF qui se tiendra à Davos à la fin du mois. Enfin, cette grève est également un moyen pour dénoncer le harcèlement et les provocations dont il est la cible de la part des autorités pénitentiaires de Lenzburg.

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Un accord de libre-échange entre l’Union européenne et les USA intitulé « Partenariat Transatlantique de Commerce et d’Investissement » (PTCI) est à l’étude, prévoyant l’harmonisation des normes et règles entre les deux puissances, Cet accord pourrait menacer les droits syndicaux européens. Les USA ont refusé de ratifier les normes les plus élémentaires en matière de droit du travail, dans le cadre de l’Organisation Internationale du Travail. Dans le même temps, les récentes attaques de la commission européenne sur les salaires, dans le cadre de la crise de l’euro, démontrent les dispositions menaçantes de l’UE à l’égard des normes en matière de travail. Le PTCI pourrait servir d’instrument pour réformer la législation du travail en Europe, et l’« harmoniser » avec celle des USA. Celle-ci comprend par exemple une disposition anti-syndicale célèbre, le « The Right To Work », qui restreint systématiquement la liberté des employés de s’associer.

Lorsque la commission européenne annonce qu’elle souhaite faire l’inventaire de la législation du travail de sorte à « réduire le risque de voir l’investissement étatsunien diminuer en Europe au bénéfice d’autres régions du monde », il y a fort à craindre que la compétition entre les Etats membres de l’UE soit exacerbée par la signature d’un accord transatlantique. Après tout, la législation du travail européenne n’a-t-elle pas été identifiée comme « mesure non-tarifaire » qui ferait obstacle au commerce transatlantique ?

Il y a près d’un an, la direction de Goodyear annonçait sa décision de fermer l’usine d’Amiens-Nord qui emploie 1173 personnes. Depuis, le comité d’entreprise négocie pour tenter de trouver un repreneur. Après une réunion de bureau samedi matin pour préparer le rendez-vous de ce lundi avec le directeur, la CGT, en concertation avec les ouvriers, a décidé de changer de tactique. Aujourd’hui, 200 salariés ont dressé des barricades de pneus à l’entré du site avant d’y mettre le feu. Ils ont ensuite bloqué le directeur de production et la personne en charge du Point info-conseil dans une salle de réunion à l’aide d’un imposant pneu agraire. Le secrétaire adjoint du comité d’entreprise a communiqué ce matin: ‘Même s’il faut attendre trois ou quatre jours, ils ne sortiront pas. On va chercher des matelas, tout, on dort là. La CGT souhaite voir l’application d’une version ‘améliorée’ d’un plan de départ volontaire pour tout le monde avec énormément de fric si aucun repreneur ne se présente’.

Directeur de Goodyear bloqué par un pneu dans une salle de réunion

Directeur de Goodyear bloqué par un pneu dans une salle de réunion

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A 4h30 du matin, pendant la nuit du nouvel an, un groupe de fascistes a attaqué un groupe de militants aux alentours d’une discothèque de la ville de Teramo dans les Abruzzes. Les deux groupes se sont affrontés à coup de barres de fer et de bouteilles. A l’arrivé de la police, deux trentenaires on été arrêtés, l’un appartenant au groupe d’extrême droite et qui a été immédiatement hospitalisé, et un antifasciste, Matteo. Aujourd’hui Matteo est passé en comparution immédiate et a été condamné à 6 mois de réclusion. Daje Matteo! (Tiens bon Matteo!)

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La CSC et FGTB ont décidé de se tourner vers la cour constitutionnelle pour combattre la législation sur les sanctions administratives communales (SAC), qui a été modifiée le 1er janvier dernier. « Les interdictions pouvant donner lieu à une amende SAC et, surtout, l’abaissement à 14 ans de l’âge auquel une amende SAC peut être infligée sont lourdement contestés depuis des mois », soulignent les syndicats chrétien et socialiste. « Cette nouvelle loi risque, en outre, de brider la liberté de mouvement des travailleurs, ce qui est totalement inadmissible pour les deux organisations syndicales! »

La CSC et la FGTB déplorent qu’un « bourgmestre pourra très facilement décider, de manière unilatérale et sans avertissement, d’une interdiction de lieu public. Cette interdiction peut être prolongée deux fois en cas de troubles de l’ordre public occasionnés par des comportements individuels ou collectifs. Le Conseil d’État a, d’ailleurs, fait remarquer que cette disposition ne répond pas à l’exigence de précision prescrite par la Convention européenne des droits de l’Homme. » Les syndicats demandent à la cour constitutionnelle d’annuler la loi SAC. Le Progress Lawyers Network instruira la procédure au nom des deux organisations.

Une soixantaine de militants anti-capitalistes ont investi un hypermarché nantais Carrefour mardi après-midi, entraînant sa fermeture au public à quelques heures du réveillon. Suite au blocage des caisses, une intervention massive et brutale de la police a eu lieu.
Après l’arrivée d’un important renfort de gendarmerie portant l’effectif des forces de l’ordre sur place à plus d’une centaine d’hommes, une opération d’évacuation, un par un, des manifestants qui étaient restés bloqués dans l’hypermarché, a été menée à partir de 20h. À cette occasion, au moins l’un des manifestants a été blessé au visage. Sur la soixantaine de personnes évacuée, six avaient été placées en garde à vue, pour “vol, violences et dégradations”, six autres devaient faire l’objet de vérifications d’identité et, après avoir refusé de se soumettre aux prélèvements, elles ont elles aussi été placées en garde à vue.

au Carrefour de Nantes...

au Carrefour de Nantes…

Hier, trois manifestants comparaissaient. Lors de l’audience ils ont expliqué qu’ils avaient agi dans le cadre d’une action anti-capitaliste dite “d’auto réduction”, qui consiste à arriver à plusieurs personnes aux caisses d’un hypermarché avec des caddies pleins de produits de première nécessité, puis à se les faire remettre gratuitement pour les redistribuer à la sortie. Comme leur action a été entravée par l’intervention des forces de l’ordre le tribunal a choisi jeudi de requalifier les faits de “tentative de vol en réunion” en “tentative d’extorsion en réunion”.

L’un des prévenus, âgé de 21 ans, a été condamné à six mois de prison avec sursis pour des violences en état d’ébriété ainsi qu’une “tentative d’extorsion” de marchandises en groupe. Ce chef d’accusation a été repris pour les deux autres prévenus, âgés de 28 et 19 ans et condamnés respectivement à cinq et quatre mois de prison. Le tribunal correctionnel a en outre condamné solidairement les trois prévenus à assumer la responsabilité financière entière du préjudice commis à l’encontre de l’hypermarché, qui sera évaluée lors d’une audience civile le 18 avril prochain.

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Le parquet général de Lyon a fait appel mardi de la décision du tribunal correctionnel de Roanne de relaxer les cinq syndicalistes de la CGT qui avaient refusé un prélèvement ADN. Ces derniers avaient tagué « casse toi pov con » lors d’une manifestation contre la réforme des retraites en 2010 à l’adresse du député du secteur, Yves Nicolin.

les cinq cgt de roanne

les cinq cgt de roanne

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Le 9 janvier 2013, trois militantes kurdes ont été tuées à Paris. Sakine Cansiz était une des fondatrices du PKK, Fidan Dogan une représentante du KNK, le Congrès National du Kurdistan tandis que Leyla Soylemez était une jeune militante. Alors que ce triple meurtre reste irrésolu, que les autorités françaises refusent d’y impliquer le gouvernement turc, et que des milliers de militants kurdes sont actuellement emprisonnés en Turquie mais aussi dans plusieurs pays européens, un vaste appel à la manifestation a été lancé pour ce jeudi 9 janvier avec pour mot d’ordre: ‘Justice pour Sakine, Fidan et Leyla’, mais aussi ‘Liberté pour Ocalan et pour tous les prisonniers politiques révolutionnaires et progressistes enfermés par le régime réactionnaire de Turquie’. Manifestation le jeudi 9 janvier à 18h – Monument aux morts – Toulouse.

Affiche pour le rassemblement à Toulouse pour Sakine, Fidan et Leyla

Affiche pour le rassemblement à Toulouse pour Sakine, Fidan et Leyla