La Confédération Européenne des Syndicats (CES) a appelé ce 14 novembre a des actions dans toute l’Europe contre l’austérité, actions variant entre la grève totale et de petites actions totales. En Belgique, le réseau ferroviaire est à l’arrêt depuis 22h hier soir, des piquets de grève prennent place, entre autres, dans les gares depuis 5h ce matin et depuis 7h devant l’Université Libre de Bruxelles.

C’est en Espagne que la répression a ouvert le bal ce matin. 80 à 92% des travailleurs de l’UGT et du CCOO (deux principaux syndicats espagnols) sont apparemment en grève, des centaines de manifestants étaient dans les rues de Madrid dés 2h ce matin, le Congrès y est entouré par la police et par des clôtures. A Malaga, la police a gazé un piquet de grève de 150 personnes tôt ce matin.

Le Portugal suivra également une grève totale tandis que la Grèce sera en grève durant plusieurs heures.

Plus d’informations suivront dans la journée.

C’est aujourd’hui qu’a commencé la première phase de test du nouveau système de surveillance électronique par GPS. Celui-ci vient s’ajouter au bracelet électronique classique et à la surveillance électronique par reconnaissance vocale. Cette surveillance électronique est destinée aux personnes inculpées sous mandat d’arrêt qui seront finalement incarcérées. Ce système permet une surveillance en continu grâce au GPS contrairement au bracelet classique qui est fixe et ne permet donc de surveiller le détenu que quelques heures par jour. Par ailleurs, s’il le décide, le juge d’instruction pour ajouter des conditions à cette surveillance, par exemple en interdisant la visite de certaines personnes, en ne permettant pas tel ou tel contact téléphonique,…

A l’occasion de la visite de la ministre du Travail, des centaines de jeunes s’étaient rassemblés dans le centre de Naples pour dénoncer la précarité du travail. Sous la bannière ‘Austérité et pauvreté, allez-vous en!’, ils ont tenté de se rendre vers le site où la ministre devait avoir une réunion avec son homologue allemande. Ils en ont été empêché par des agents de police qui ont tiré des gaz lacrymogène avant de charger la foule. Les jeunes ont riposté par des jets de pierres et de bouteilles. Vingt jeunes ont été blessés, ainsi qu’un officier des carabiniers et deux policiers.

Heurts à Naples

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Dominique, membre de « Désobéissance Civile Belgique » avait été inculpé en mai 2011 de dégradation de bien public et d’avoir « méchamment et publiquement attaqué la force obligatoire des lois ou provoqué directement à y désobéir ». Les inculpations viennent de déboucher sur un non-lieu pour manque de preuve dans le cas de la dégradation (un affichage sauvage) et sans motif pour l’incitation à la désobéissance (loi qui n’est plus appliquée depuis longtemps). L’affaire avait pourtant commencé par une perquisition et par la saisie d’un ordinateur.

A ne pas confondre avec la plus récente affaire ayant inquiété 3 membres de DCB pour diffamation envers le commissaire Vandersmissen.

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A partir du premier trimestre 2013, les policiers français dressant des procès-verbaux électroniques (PVE) disposeront sur leur tablette informatique lisant les plaques d’immatriculation d’un système signalant les anomalies (vols, usurpation de plaque). Si le véhicule a été volé, l’agent verbalisateur en sera immédiatement informé. L’agent devra également rentrer, en plus de l’immatriculation, la marque et le modèle du véhicule. S’il n’y a pas de concordance avec les informations du fichier des cartes grises, le centre national de traitement rejettera aussitôt la demande de verbalisation. Les usurpations de plaques ont augmenté de 40% entre 2009 et 2010, selon les chiffres les plus récents de l’Intérieur. En 2010, quelque 5.079 infractions ont été constatées, contre 3.613 l’année précédente. Par ailleurs, l’agence nationale du traitement automatisé des infractions (ANTAI) travaille pour mettre en place des moyens de détecter et empêcher les doublettes plus sophistiquées (lorsque l’usurpateur reprend l’immatriculation d’un véhicule de même marque, même modèle et même couleur).

15.000 personnes ont manifesté samedi à Bayonne à l’appel du mouvement Herrira en faveur des droits des prisonniers basques, 10 jours après l’arrestation et la remise aux autorités espagnoles de la Française Aurore Martin, ancienne responsable du mouvement basque Batasuna. La cheffe du groupe de la gauche indépendantiste basque Euskal herri Bildu au sein de la Communauté autonome basque, Laura Mintegi, a annoncé peu avant le départ du cortège « sa solidarité avec tous les prisonniers et particulièrement Aurore Martin ». « Nous demandons la libération des prisonniers malades » mais aussi « d’en finir avec la dispersion » des prisonniers basques, a ajouté la représentante de Bildu, rappelant les principales revendications des manifestants. Elle a également souhaité « que les Etats français et espagnol se mettent au service de la feuille de route d’Aiete », conférence internationale qui s’est déroulée en octobre 2011 à Saint Sebastien, et proposant une « résolution du conflit basque ».

Des familles de prisonniers basques ouvraient le cortège en brandissant des photos des quelque 605 prisonniers basques retenus dans les prisons françaises et espagnoles. Des « Joaldun », personnages de la mythologie basque, précédaient cependant la manifestation en arborant des portraits d’Aurore Martin, dont l’arrestation et l’extradition le 1er novembre alimentaient les slogans et les discussions pendant la manifestation. Actuellement, 136 militants basques sont en détention en France et 469 en Espagne, la plupart à plusieurs centaines de kilomètres de leurs foyers.

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Le 6 mai dernier, de violents affrontements avaient opposé des manifestants anti-Poutine aux forces de l’ordre à Moscou. Le rassemblement avait dégénéré quand la police avait bloqué le défilé puis tenté de disperser la foule. Une trentaine de policiers et des dizaines de manifestants avaient été blessés. En outre, plus de 400 militants de l’opposition avaient été interpellés. Suite à ces événements, 18 personnes (dont treize ont été placées en détention préventive) sont poursuivies, accusées de ‘violences à l’encontre de représentants du pouvoir’. Le premier accusé, Maxime Louzianine, a été condamné ce vendredi à une peine de quatre ans et demi de camp, peine réduite par rapport à celle de six ans et demi réclamée par le parquet. Jusqu’à présent, les manifestants arrêtés pour ce genre de faits étaient généralement condamnés à un maximum de quinze jours de prison.

Des violents incidents entre manifestants et policiers ont eu lieu à Turin lorsque la police en entrepris d’évacuer l’immeuble universitaire de la Via Verdi occupé depuis janvier. Une manifestation sauvage de plusieurs centaines de personnes est partie du centre social occupé Askatasuna et a parcouru le centre-ville. Des moments de tension ont été enregistrés à proximité du Palais de la Région Piémont et sous le siège de la municipalité de Turin, que des manifestants ont tenté d’investir. Des bouteilles, des pétards et des fumigènes ont été lancés sur la police. Quatre policiers ont été blessés: un officier et un commissaire et deux membres de l’unité mobile. Plusieurs manifestants ont été blessés, l’un d’eux ayant dû être hospitalisé.

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Une soirée bénéfit pour la lutte contre le projet d’aéroport de Notre-Dame des Landes (Nantes) aura lieu demain au « Passe-Partout », à Liège. Les bénéficies de la soirée, organisée pour faire connaître la situation à Notre-Dame de Landes, serviront directement à la lutte contre l’aéroport.
Repas – bar – projection – info – tombola – concert

Alors que la libération de tous les ouvriers et syndicalistes de Ford Genk interpellés hier sur le site de Cologne avait été annoncée dans la soirée, un syndicaliste a tout de même passé la nuit en prison. Accusé d’être le principal instigateur des incidents, il doit comparaître en procédure accélérée ce jeudi devant la justice allemande. Le juge doit décider si le délégué peut être libéré ou non.