Selon le ‘Masterplan 2008-2012-2016’, 4 nouvelles prisons seront construites en Belgique pour augmenter la capacité carcérale du pays. La première pierre de la troisième de ces prisons a été posée ce matin, les chantiers de Marche-en-Famenne et de Beveren se poursuivent, tandis que le chantier de Termonde est bloqué par l’opposition des riverains au projet. Le système carcéral belge permettrait normalement l’enfermement de 9000 détenus, ce sont plus de 11’000 personnes qui sont incarcérées actuellement.

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La prison de Leuze sera construite comme les trois autres par le consortium ‘Future Prisons’, elle occupera 15Ha, coutera plus de 100 millions d’euro, permettra l’enfermement de 312 personnes et sera normalement opérationnelle fin 2013. Les architectes se voulaient modernes et ont proposé un mur d’enceintes de 6m de haut en forme de pentagone.

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Des associations francophones et flamandes de magistrat et plusieurs barreaux et syndicats d’avocats se sont joints jeudi à la Ligue des droits de l’Homme (LDH) et à l’Observatoire international des prisons (OIP) pour dénoncer l’avant-projet de loi modifiant les règles de libération conditionnelle, à la veille de son examen par le conseil des ministres.
Le front commun pointe du doigt la remise en cause des libérations conditionelles, mais aussi les politiques des ministres de la justice et de l’intérieur, qui multiplient les amendes administratives ‘contre l’incivilité’.

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Hadopi, le système mis en place par les gouvernements Sarkozy pour contrôler l’internet français et condamner les téléchargements illégaux a fait sa première prise : un charpentier de 39 ans paiera 1500€ d’amende pour le téléchargement de quelques chansons par sa femme. C’est pourtant le propriétaire de la connexion internet qui écoppe de l’amende. Hadopi est très décriée pour les infractions à la vie privée dont elle use. Si plusieurs fois, les lois françaises réglementant internet ont été utilisées contre des journalistes activistes ou dans des dossiers d’espionnage intérieur : c’est la première fois qu’une personne est condamnée par ce système.

Au mois d’août dernier, le détenu basque Iosu Uribetxebarria s’était vu accorder la semi-liberté, première étape avant de pouvoir bénéficier de la liberté conditionnelle. Incarcéré depuis 1998, l’etarra souffre d’un cancer à un stade avancé, justifiant la nécessité de sa libération. Malgré sa grève de la faim, ainsi qu’un vaste mouvement de solidarité de l’ensemble des prisonniers basques en Espagne et en France, le ministère public avait fait appel de la décision de l’audience nationale de lui accorder la liberté conditionnelle. Finalement, la principale audience pénale espagnole a confirmé, par quatre voix contre et une pour, la liberté conditionnelle, ce qui signifie que Iosu Uribetxebarria va sortir de prison.

Le FSFP, syndicat policier suisse, en a marre des crachats. Après avoir acheté 1000 lunettes spécialement prévues pour se protéger des mollards de personnes arrétées, le syndicat envisage l’utilisation de capuchons anti-crachats qui seraient placés sur la tête d’éventuels cracheurs. Le dispositif est testé à Brême et pourrait être étendu à toute la Suisse, et à toutes les personnes arrétées. ‘On ne sait pas à l’avance qui va nous cracher dessus’ se défend le patron du FSFP.

Suite à plusieurs procédures lourdes contre les militants du Camp de Valognes qui comptait stopper un train nucléaire en novembre dernier, un nouveau procès s’ouvrira bientôt contre trois personnes accusées de ‘provocation directe suivie d’effet à un attroupement armé, organisation d’une manifestation interdite et complicité de destruction du bien d’autrui’, parce qu’elles avaient parlé aux médias peu avant les manifestations anti-Castor. Un rassemblement aura lieu à l’ouverture du procès, au Tribunal de Cherbourg, le 9 octobre à 10h.

Soutien aux trois inculpés de Valognes

Soutien aux trois inculpés de Valognes

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Des affrontements ont opposé lundi les forces de l’ordre à des centaines d’ouvriers qui protestaient devant le ministère de l’Industrie à Rome contre la fermeture de l’usine du géant américain de l’aluminium Alcoa à Portovesme, en Sardaigne. Le groupe industriel suisse Klesch a exprimé son intérêt pour cette usine mais Alcoa, dans un courriel diffusé plus tard, a déclaré n’avoir reçu aucune proposition intéressante ou viable en vue d’une reprise de la fonderie située dans le sud-ouest de la Sardaigne.

Des responsables gouvernementaux, des représentants des syndicats et de la direction d’Alcoa s’étaient réunis lundi au ministère de l’Industrie pour tenter de trouver un moyen d’éviter la fermeture de l’usine. L’usine de Portovesme emploie 500 salariés, auxquels s’ajoutent un millier d’emplois induits. Sa fermeture par étapes a débuté le 1er septembre mais la fonderie devrait rester en activité encore un an, prête le cas échéant à être reprise par un autre opérateur.

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Suite à une bonne mobilisation à l’aéroport, Fouad, l’activiste du Comité Sans Papier n’a pas été expulsé. Comme les personnes solidaires invitaient les passagers à s’opposer à l’expulsion, la police fédérale a joué l’intimidation: ils ont interpelé les passagers dans le No-mans-land pour leur demander si nous les incitions à la révolte et leur dire qu’ils avaient intérêt à rester calme dans l’avion! Fouad a été ramené au centre fermé de Merksplas hier soir.

Pour entendre un témoignage de Fouad

Le procès des membres présumés de l’organisation « Lutte Révolutionnaire » se poursuit à Athènes malgré la cavale de deux des principaux accusés, Pola Roupa et Nikos Maziotis. L’audience de jeudi sera l’occasion d’une mobilisation solidaire. Un meeting est prévue à Athènes où doivent arriver les délégations du Secours Rouge International.

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Malgré la pression des autorités russes, le festival de musique en soutien aux trois membres des Pussy Riot emprisonnées a bien eu lieu à Saint-Pétersbourg. Les responsables de la ville avaient tenté de l’obliger à annuler l’événement, alors que les pompiers ont menacé de fermer la salle de concert, située dans le centre de Saint-Pétersbourg, invoquant des raisons de sécurité possibles lors du festival « libérez les Pussy Riot ».

Environ un millier de personnes ont assisté au concert dimanche soir, auquel ont participé des groupes de rock comme DDT et Televizor, qui critiquent dans leurs chansons les autorités russes et le Kremlin sous Poutine. La police a interpellé quatre personnes à l’issue du festival.

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