Ce mardi 28 avril, dans le cadre de l’enquête ‘anti-terroriste’ sur le sabotage des lignes SNCF en novembre 2008, Tessa Polak a été violemment interpellée dans son véhicule, arme sur la tempe, et son domicile perquisitionné. Depuis, elle est maintenue en garde à vue. Membre d’un comité de soutien ‘aux inculpés du 11 novembre’, il semble lui être reproché d’avoir prêté sa voiture à des personnes mises en garde à vue dans cette affaire.

Récit de l’arrestation: Nous sommes en plein Belleville, il est trois heures de l’après midi, le temps est incertain mais le soleil pointe. Nous sommes à bord d’une auto, nous rentrons à la maison après une course sans importance. A l’angle de la rue Jourdain et de l’avenue des Pyrénées, une voiture pile devant nous, une bande de types patibulaires surgit de tous les côtés, armes au poing. La fenêtre est ouverte et je vois un gros calibre s’approcher tout contre mon visage, je crois à une sorte de car-jacking sur-armé. ‘les mains sur le tableau de bord’, ‘on ne bouge plus…’, ‘sors de là’, ‘les mains sur la voiture’… palpations, menottes, la conductrice est emmenée aussi sec dans le véhicule de devant, un des sales types armés prend le volant de la voiture et part avec. On enlève les menottes du passager: ‘toi tu peux y aller c’est après elle qu’on en a, et ne viens pas nous faire chier chez elle’. Je reste seul sur le trottoir, ayant juste eu le temps de reconnaître un des enquêteurs de la section anti-terroriste, que j’avais déjà eu le plaisir de rencontrer. (…)

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Dans la nuit du 21 avril, trois occupants du bois de Lappersfort poursuivis étaient arrêtes par dix policiers cachés dans le bois. Accusés de sabotage, alors que le chantier n’a connu aucun retard, ils ont été conduits à la prisons de Bruges après une nuit passée au commissariat. Vendredi matin, ils sont sortis de prison avec un ordre de quitter le territoire dans les cinq jours. Depuis le début de l’occupation du bois de Lapperfort, (que Fabricom veut raser pour y construire un parking et des bâtiments industriels), les intimidations et les provocations de la police locale, encouragée par le conseil communal, ne cessent pas. Il y a notamment de nombreuses arrestations pour des motifs bénins, comme la distribution de tracts.

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Hier mardi, une femme de 36 ans a été interpellée au matin à Paris, par les policiers de la sous-direction anti-terroriste (Sdat) dans le cadre de l’enquête sur des sabotages de lignes TGV réalisés en novembre 2008. La jeune femme a été interpellée mardi matin dans le XXe arrondissement de Paris, sur commission rogatoire du juge Thierry Fragnoli qui instruit le dossier des sabotages de lignes SNCF commis à l’automne 2008. Elle a été placée en garde à vue dans les locaux de la Sdat à Levallois (Hauts-de-Seine). Sa garde à vue peut durer jusqu’à 96 heures s’agissant d’un dossier de ‘terrorisme’.

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La faculté de criminologie de l’université de Gand est occupée aujourd’hui en solidarité avec les mutineries dans les prisons et les centres fermés, et plus spécifiquement avec la destruction de la section de haute sécurité de la prison de Bruges. Les occupants ont choisi d’occuper la faculté de criminologie parce que cette science est étroitement liée à la prison, à la justice et à la police. En effet, ceux qui condamnent jour après jour des dizaines de personnes à plusieurs années de prison ou à se faire déporter ont souvent commencé leur carrière dans cette faculté.

Affiche pour le 1er mai 2009

Affiche pour le 1er mai 2009

Le Secours Rouge était associé depuis le premier jour au Comité pour un 1er Mai qui s’était donné comme objectif l’organisation d’un premier mai large et offensif à Bruxelles. Un premier appel en ce sens (relayé sur ce site) avait été fait pour une manifestation au départ de la place Van Meenen. Depuis, les comités de soutien aux sans-papiers ont lancé leur propre appel à une manifestation. Nous constatons que de nombreuses organisations ont répondu à cet appel, et que la manifestation au départ de la place Van Meenen a perdu son caractère large et unificateur qui faisait, à nos yeux, une bonne part de son intérêt.

Par conséquent, le Secours Rouge cesse d’appeler spécifiquement à la manifestation de la place Van Meenen. Le Secours Rouge enverra une délégation à la manifestation des sans-papiers et, surtout, le Secours Rouge enverra des équipes à tous les cortèges de 1er Mai (1er mai anticapitaliste à Liège, 1er mai syndical place Rouppe, 1er Mai de la place Van Meenen, 1er Mai des sans-papiers, 1er Mai anarchiste de Gand) pour diffuser des tracts appelant à la mobilisation pour le procès des militants et sympathisants du DHKC le 25 mai au palais de justice de Bruxelles.

Les 280 occupants de l’ULB, qui avaient entamé une grève de la faim le 27 février, ont décidé lundi en fin d’après-midi de suspendre leur action, a-t-on appris auprès de l’ULB. Les ex-grévistes de la faim ont obtenu de l’Office des étrangers un titre de séjour de trois mois, renouvelable, pour des raisons de santé et une carte orange qui leur permettra de décrocher un permis de travail B. Les grévistes de la faim de l’ULB étaient très affaiblis après 60 jours de jeûne et les médecins étaient particulièrement préoccupés ces derniers jours par l’état de santé de certains occupants. Les 103 sans-papiers de la VUB avaient suspendu leur grève de la faim le 15 avril après 59 jours de jeûne.

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Plusieurs centaines de personnes ont manifesté hier samedi, à Nantes, contre la répression. Plusieurs collectifs avaient appelé à cette manifestation unitaire. Lors du parcours, certains manifestants s’en sont pris aux vitrines de banques, agence immobilière, aux pubs, etc… Peu après, la police française a contrôlé dans un commerce du centre ville des militants indépendantistes qui n’avaient commis aucun acte illégal au cours du rassemblement. Après avoir été désigné par un policier des renseignements généraux connu pour être chargé de la surveillance de la mouvance indépendantiste, deux militants de la gauche indépendantiste bretonne, Jonathan Guillaume et Alan Hayenos ont refusé de présenter leurs papiers aux forces de police française qui ont très brutalement matraqué d’autres militants témoins de la scène sous le regard atterré des personnes présentes. L’un d’entre eux a subi un traumatisme crânien et a été hospitalisé pour avoir tenté de protéger un enfant de 9 ans traumatisé par la scène. D’autres personnes ont été brutalisées et insultées par les policiers. A l’issue de leur garde à vue qui a duré près de 48 heures pendant laquelle on les a interrogés sur leur engagement légal, Jonathan et Alan se sont vu notifier une convocation le 14 octobre prochain pour rébellion. Suite aux arrestations muclées de 6 personnes, dont 1 blessé, après la manifestation du samedi 25, une plainte sera déposée contre les violences des arrestations.

Leuven, où se déroulera une partie de la conférence inter-ministérielle sur le processus de Bologne, sera, comme tout sommet qui se respecte, transformé en zone militarisée. Durant les trois jours, du 27 au 29 avril, une zone rouge sera maintenue, et toute entrée sans un badge adéquat sera interdite. Le trafic dans ces zones (bus, vélo, voiture) sera complétement coupé. Alors que la ville de Louvain annonçait qu’elle prendrait ces mesures de sécurité, Louvain-la-Neuve a fait savoir qu’elle travaillait elle aussi, depuis plusieurs mois, à un plan de sécurité essentiellement destiné à éviter les ‘débordements’ en cas de manifestation. Louvain-la-Neuve accueillera, le mercredi 29 avril, la dernière journée de ce sommet européen consacré à l’enseignement supérieur et sa conférence finale. A cette occasion, les abords immédiats de l’Aula Magna seront protégés par des barrières et l’accès à cette zone sera réservé aux personnes accréditées. La circulation piétonne dans la majeure partie de la ville universitaire ne devrait par contre pas être perturbée et les autorités n’envisagent pas non plus de bloquer pour la journée la circulation automobile sur l’anneau central.

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Hier soir, la police de Bruges a envahi une maison du quartier du Lappersfort. Beaucoup d’affaires personnelles des occupants sont saisies par la police. La nuit précédente déjà, trois occupants avaient été arrêtés. Ils sont accusés d’avoir saboté une rue en construction. Les activistes auraient dessiné dans le ciment. Entre-temps, toutes les traces ont été effacées par les travailleurs. Les militants locaux pensent qu’il s’agit d’un plan prédeterminé avec le but de criminaliser l’occupation de la forêt du Lappersfort.

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