Pour pallier au manque de place dans les prisons belges, il y a à nouveau des négociations entre la Belgique et les Pays-Bas pour que des détenus belges soient incarcérés dans des prisons néerlandaises. Le but est de désengorger les prisons belges qui sont surpeuplées. Il faudra plusieurs années avant que la Belgique ne compte davantage de places dans les prisons. Or, les Pays-Bas ont actuellement 4.000 cellules vides. La demande pour une nouvelle concertation entre la Belgique et les Pays-Bas est venue cette fois-ci des Pays-Bas, a indiqué le ministre de la Justice, Stefaan De Clerck, à la radio VRT. Pour ce dernier, quelques centaines de détenus pourraient être envoyés aux Pays-Bas. Les négociateurs ont jusqu’à la fin mai pour parvenir à un accord. La mesure serait d’application tant que la Belgique n’a pas pas suffisamment de places en prison.

Dossier(s): Archives Belgique Tags: , ,

Le tribunal des référés de Grenoble à condamné ce vendredi 17 à 200 euros d’astreinte par infraction les 20 salariés de Caterpillar France poursuivis par leur direction pour ‘entrave à la liberté du travail‘ et ‘occupation illicite des locaux‘, a-t-on appris à l’audience. Ces employés campent depuis deux jours sur les pelouses de l’entreprise à Echirolles (Isère). La direction avait demandé jeudi et vendredi lors des audiences une astreinte de 1.000 euros par infraction constatée ‘afin que la libération des locaux ne soit pas un voeu pieux’. Un nouveau comité d’entreprise consacré aux mesures sociales du plan de licenciement était en cours vendredi à Caterpillar. ‘Si aucun accord n’est trouvé, ce ne sont pas 600 emplois qui seront supprimés mais bien 733 comme initialement annoncé’, avait averti mercredi la direction. Dans le cadre des négociations, la direction avait en effet accepté ‘sous conditions’ de réduire le nombre de suppressions d’emploi de 733 postes à 600 et d’augmenter l’enveloppe globale du plan social de 48,5 millions d’euros à 50 millions d’euros.

Procès Caterpillar à Grenoble

Procès Caterpillar à Grenoble

Dossier(s): Archives France Tags: , ,

Jurdan ‘Arlas’ Martitegi, présenté par la police comme le nouveau chef militaire d’ETA depuis l’arrestation d’Aitzol ‘Gurbitz’ Iriondo le 8 décembre 2008, a été interpellé hier, près de Perpignan. L’opération a été menée conjointement par les services anti-terroristes français (SDAT) et la police nationale espagnole. Deux autres membres présumés d’ETA ont été arrêtés au même moment, dont l’un, aux dires de la police espagnole, servait de garde du corps au dirigeant présumé. Les forces de l’ordre sont intervenues à l’occasion d’un rendez-vous entre deux membres clandestins et une troisième personne vivant légalement. Six autres personnes ont été appréhendées dans les villes de Bilbao, Vitoria et Renteria, dans le nord du Pays-Basque espagnol.

Jurdan 'Arlas' Martitegi

Extraits d’un communiqué du CAS:

Pour info, il avait été décidé, comme pour d’autres actions, de faire en sorte de ne pas se faire arrêter (partir quand police le demande, etc). 15 d’entre eux ont été arrêtés administrativement (arrestation classique de maximum 12h, en général pour trouble à l’ordre public, pas de suites judiciaires) et ont donc juste passé la soirée au poste (à l’Amigo, commissariat de Bruxelles). Nous avons été genre une cinquantaine à nous rassembler devant pour demander leur libération. Les 6 autres (choisis de façon arbitraire) ont été arrêtés judiciairement pour ‘coups et blessures à agent’. Il s’agit d’A., C., D., L., R. et Y.. Selon ce que des policiers leur ont dit, l’un des leurs auraient eu une jambe cassée. Certains arrêtés ont cependant vu celui-ci grimper et descendre des escaliers dans le commissariat sans le moindre problème… Ci-dessous, le témoignage de l’un des arrêtés sur l’arrestation. Dans les 6, c’est apparemment principalement Y. qui est visé pour les coups et blessures. Quand on sait qu’il est aussi celui qui a déjà été arrêté judiciairement pour le même genre de faits il y a quelques mois au CGRA (déjà de façon arbitraire à l’époque)… Un policier est venu à un moment dans la cellule de C. (en croyant que c’était Y.) en disant qu’il avait cassé jambe d’un collègue etc. et il l’a frappé à la tête; quand il s’est rendu compte qu’il se trompait, il avait l’air un peu gêné (C. a par après porté plainte)… Quand Y. est revenu de l’interrogatoire, il avait l’air vraiment mal (vêtements déchirés…).

La vidéo des arrestations telle que diffusée par EURONEWS

Dossier(s): Archives Belgique Tags: ,

Le Secours Rouge fait partie des organisations appelant à une manifestation le 1er mai à Bruxelles. Le Secours Rouge est une organisation ouverte à différents courants politiques dans le cadre d’une plate-forme et d’une pratique de solidarité active contre la répression de classe. Le Secours Rouge n’ignore pas que la justice de classe n’est qu’un élément d’un système général oppressif et exploiteur. Le Secours Rouge ne se rattache pas à une organisation politique particulière, à une ligne politique particulière. C’est pour cela que le Secours Rouge appelle au défilé du 1er mai: le 1er mai est le jour de tous les travailleurs exploités et de tous les peuples opprimés en lutte contre l’ennemi commun: le capitalisme.

Lire la déclaration du Secours Rouge sur le 1er mai (.pdf)

Affiche du 1er mai 2009

Affiche du 1er mai 2009

Les six étuddiants du Comité d’Action et de Soutien aux sans-papiers arrêtés judiciairement mercredi soir par la police alors qu’ils venaient de perturber le lancement de la campagne des libéraux européens pour les prochaines élections européennes, ont été relaxés jeudi après-midi sur ordre d’un juge d’instruction, sans être inculpés. Le parquet a ouvert un dossier pour coups et blessures à l’encontre d’un policier qui est en incapacité de travail et pour rébellion. Le policier souffre d’une fissure au tibia.

Dossier(s): Archives Belgique Tags: ,

Le Comité des libertés appelle à un rassemblement demain samedi, à partir de 12h, devant la Commission européenne (rond-point Schuman) à Bruxelles pour protester contre les arrestations arbitraires qui ont visé les membres de la Fédération anatolienne en Allemagne et contre la criminalisation des militants associatifs.

Site de la Fédération anatolienne

Pour plus d’infos en français sur les arrestations en Allemagne

21 étudiants du CAS s’étaient finalement retrouvé au commissariat central à Bruxelles (cf. ci-dessous). En quelques minutes, plus d’une trentaine d’autres étudiants du CAS se sont rapidement rassemblés devant le Commissariat pour exiger leur libération. 15 arrêtés ont été relâchés dans la soirée au fur et à mesure que la pression augmentait. Reste 6 d’entre eux qui seront déférés au parquet demain matin, et placés devant un juge d’instruction qui statuera sur les accusations qui leur sont portées: ‘coup et blessure sur un agent de police‘. Aberrant selon les participants à l’action. 6 étudiants sont donc en ‘arrestation judiciaire’.

Manif de soutien ce jeudi matin à partir de 9h devant le Palais de Justice!

Les militants du Comité d’Action et de Soutien aux sans-papiers ont perturbé ce mercredi soir le lancement de la campagne des libéraux européens pour les prochaines élections européennes. Aux cris de ‘A bas les frontières, stoppez les déportations!‘, les militants ont fait irruption peu après le début du congrès organisé à Tours et Taxis devant un petit millier de militants libéraux venus de toute l’Europe. Après un bref instant de confusion, la police est intervenue pour déloger manu militari les protestataires. L’ensemble de ces militants ont été appréhendés, parfois violemment, par la police.

Le CAS appelle depuis 19h à un rassemblement de solidarité devant le commissariat de l’Amigo, (rue marché au charbon, à côté de la grand place) pour faire pression et faire sortir au plus vite les 22 militants interpellés à qui on a annoncé qu’ils devraient rester 12 heures en cellule. Pour ceux qui ne pourraient pas s’y rendre, il est possible de contribuer à cette pression en appelant le service de garde de la Police de Bruxelles (02/279.77.11) et celui du commissariat de l’Amigo (02/279.72.10).

Depuis bientôt quatre mois à Athènes et dans plusieurs grandes villes de Grèce, le vaste mouvement de contestation qui avait enflammé la jeunesse grecque en décembre 2008 a été remplacé par d’inombrables actions, dont certaines armées et revendiquées par une quinzaine de groupes jusqu’alors inconnus. Depuis la reprise des cours, début janvier, les ‘occupations’ de locaux en tout genre se sont multipliées: lycées, gares, mairies d’arrondissement, Opéra… Vendredi 10 avril à Athènes, une dizaine de personnes cagoulées ont procédé à un saccage éclair de plusieurs agences bancaires. Une opération similaire avait été conduite, le 13 mars, dans le quartier de Kolonaki. Le front anti-répressif n’a pas été oublié, c’est ainsi par exemple que le 18 février, un universitaire criminologue était roué de coups par une quarantaine de jeunes cagoulés, en pleine conférence sur le système carcéral…

Manifestation à Athènes

Manifestation à Athènes

Dossier(s): Archives Grèce Tags: ,