Vendredi 21 novembre, Lomé, capitale du Togo, une manifestation qui réclamait une série de réformes au gouvernement, notamment une limitation du nombre de mandats présidentiels a été violemment dispersée par la police, on compte au moins deux blessés graves. L’autre rassemblement, en soutien au président Faure Gnassingbé, n’a bien sûr subit aucun assaut. Faure Gnassingbé a remplacé à la présidence du Togo son père, Gnassingbé Eyadéma, qui a dirigé le pays pendant 38 ans au service des intérêts français dans la sous région, et exécuté des centaines d’opposants.
Faure Gnassingbé, avec l’appui de l’armée, prendra le pouvoir au lendemain du décès de son père, mais la pression de la communauté internationale le forcera à se présenter comme candidat à l’élection présidentielle de 2005. L’armée, dévouée au clan Gnassingbé, fera irruption dans les bureaux de vote et des urnes disparaitront, mais la France se déclarera satisfaite du déroulement de l’élection, tandis que l’opposition sera massacrée. En 2010, c’est le système de transmission des résultats qui sera changé au dernier moment, suite à des « pannes », et le président sera « réélu ». Faure Gnassingbé a pour le moment la possibilité de se présenter de façon illimitée à des élections présidentielles qui, par fraude, lui donneront toujours la victoire. Fidèle soutien de la politique impérialiste de la France, il a envoyé, il y a peu, son armée combattre les civils révoltés au Burkina Fasso.
La Police nationale péruvienne a capturé deux frères qu’elle accuse d’être membre du PCP-SL. Michel-Ange et Franklin Tiquillahuanca Flores, alias les camarade « Bagner » et camarade « Homer » sont natifs de Huancabamba (Piura). Ils ont été capturés dans la ville de Jaén, suivant un mandat pour « terrorisme » de la Cour pénale nationale de Lima du 19 Novembre 2014. Les deux hommes auraient, avec d’autres combattants maoïstes, à l’embuscade contre une patrouille de police de Piura en 1993, où 17 policiers et un civil avaient été tués.
Au total 80 personnes ont été interpellées mardi à Hong Kong lors d’une opération policière dans une rue bloquée par des manifestants depuis deux mois dans le quartier de Mongkok. Ils ont été arrêtés pour rassemblement illégal et violation d’une décision de justice exigeant le démantèlement des barricades dans les rues. Des échauffourées se sont produites au moment où la police tentait de disperser une centaine de manifestants qui refusaient de quitter les lieux alors que des ouvriers démantelaient des barricades à Mongkok, dans la partie continentale de Hong Kong.
Après trois mois de délibérations d’un grand jury populaire, le procureur a annoncé hier lundi que le policier américain échappe à toute poursuite judiciaire après la mort d’un jeune Noir qu’il a abattu de six balles début août à Ferguson. Des centaines de personnes s’étaient massées dans les rues de Ferguson dans l’attente de la décision. Vers 02H00 GMT, des manifestants ont commencé à lancer des objets sur les forces de l’ordre, en hurlant « pas de justice, pas de paix! » Les policiers ont tiré des grenades fumigènes. Un véhicule de police a été incendié.
Samedi, une quatrième manifestation contre les violences policières a été organisée à Lille, à l’appel de l’assemblée réunie suite à la mort de Rémi Fraisse. La manifestation non autorisée de la place du Théâtre, qui comprenait un groupe d’une soixantaine de personnes cagoulées et masquées, a défilé aux cris de « On n’oublie pas, on pense à toi ; l’État tue, la lutte continue ». Des panneaux publicitaires ont été détruits et des façades taguées. L’arrivée massive des forces de l’ordre a disloqué la manifestation. Deux personnes ont été interpellées.
Une centaine de personnes dont une délégation de notre SR se sont rassemblées ce lundi 24 novembre à midi devant l’ambassade du Mexique à Bruxelles en hommage aux 43 manifestants étudiants enlevés et massacrés par des policiers et des mafieux.
Rassemblement en hommage aux 43 Mexicains à Bruxelles