Ce mercredi 23, nous vous invitons à notre troisième ciné-club, au cours duquel nous vous proposerons de découvrir ‘In Prison my Whole Life’, un documentaire consacré à Mumia Abu Jamal, détenu depuis près de 28 ans dans le couloir de la mort aux Etats-Unis. La projection sera suivie d’une discussion et d’un échange autour de l’histoire du prisonnier. Rendez-vous au Dolle Mol le mercredi 23 novembre à 20h30.
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Cinéclub Mumia
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Hier, les forces militaires turques ont déclenché une vaste opération dans la province de Tuceli. Environ 80 membres présumés du PKK avaient été localisés plus tôt dans la journée dans le district de Hozat. Des soldats du 51ème bataillon d’infanterie et des forces spéciale de la gendarmerie de Hozat ont été largués par hélicoptère au-dessus de plusieurs points stratégiques de la zone, alors que des hélicoptères de combat Cobra bombardaient des cibles désignées. Un bref affrontement a eu lieu lorsque les commandos se sont retrouvés face à des guérilleros, qui sont immédiatement parvenus à se replier dans les forêts avoisinantes. Les Cobra ont bombardé toute sels voies d’issue et des commandos supplémentaires ont été largués sur place. Aucun guérillero n’a été intercepté et la fusillade n’a fait aucun blessé.
Ce matin, la police turque a effectué une rafle visant la KCK (Kurdistan Communities Union) à travers tout le pays. Les autorités accusent l’organisation d’être la branche urbaine du PKK. Selon certaines sources, la police aurait interpellé au moins 65 personnes dans des descentes simultanées à Diyarbakir, à Istanbul, à Izmir et à Bursa. Les autorités turques ont affirmé que toutes ces personnes ont été placées en garde à vue en raison de leurs liens supposés avec le PKK.
Rafle contre la KCK
Dimanche, malgré la violente répression et un immense déploiement policier, la population du Caire a poursuivi son occupation de la Place Tahrir. Dans la nuit de samedi à dimanche, un homme avait été tué durant les affrontements entre les manifestants et les forces de l’ordre. Postés sur le toit d’un immeuble à proximité de la place, des policiers ont tiré au fusil, ainsi que des balles en caoutchouc. Au sol, les forces de l’ordre ont fait un usage abondant de gaz lacrymogène. Des manifestations semblables ont eu lieu à el-Arich, à Ismaïlia, à Suez et à Alexandrie. Au total, 33 personnes sont décédées hier, principalement au Caire, dont au moins quatre suite à des blessures par balles (selon le directeur de la morgue). Depuis samedi, il y aurait eu plus de 1700 blessés, et au moins 55 personnes ont été arrêtées.
Depuis plusieurs jours, Place Tharir, des blessés et des proches des victimes de la répression du mouvement populaire du mois de février faisaient un sit-in pour exiger que soient rapidement jugés les policiers et les responsables de ces violences. Samedi matin, les forces de sécurité sont intervenues pour le disperser, avant que des dizaines de milliers de manifestants ne se rassemblent sur la place pour exiger la fin du pouvoir militaire. Des affrontements les ont opposé aux policiers anti-émeutes durant tout le week-end. Ceux-ci ont fait usage de gaz lacrymogène, puis ont chargé la foule à coups de matraque, faisant des dizaines de blessés. Plusieurs manifestants ont également été arrêtés. Plus tard dans la journée, le forces de sécurité ont tiré des balles en caoutchouc et des plombs de chasse. Les heurts se sont poursuivis durant la nuit, au cours de laquelle un manifestant a été tué. D’autres manifestations ont eu lieu à Alexandrie (où un manifestant a également été tué) et à Suez, et ont été pareillement réprimée. Au Caire, des dispensaires de fortune ont été installés, et aujourd’hui, les médecins sur place dénombraient au moins 750 blessés.
Manifestation au Caire