Hier, à Berlin, des milliers de Kurdes avaient prévu de se rassembler pour dénoncer la complicité du gouvernement allemand avec la Turquie. Celle-ci ayant été interdite par les autorités, les Kurdes se sont joint à une manifestation organisée par plusieurs groupes antifascistes et de gauche. Plus de 2000 policiers avaient été déployés pour disperser les manifestants qui sont tout de même parvenus à se faire entendre, au son du slogan: ‘Non au fascisme, au fascisme vert, au racisme, à la répression et aux interdictions’. Ils ont également appelé le gouvernement à retirer le PKK de la liste noire des organisations. La répression policière a été intense face à se rassemblement. Des dizaines de personnes ont été blessées, notamment à cause des gaz lacrymogènes, et environ 300 personnes ont été interpellées. Plus tôt dans la journée, les autorités avaient empêché à des dizaines d’autocars transportant des manifestants kurdes venus d’autres villes, d’entrer dans Berlin.
Manifestation kurde à Berlin
Le processus judiciaire entamé contre une vingtaine de militantes et de militants accusés d’avoir «comploté» pour faire dérailler le sommet du G20 en juin 2010 à Toronto est arrivé à son terme. Les 17 personnes qui étaient encore accusées (cf. photo) ont en effet conclu une entente en vertu de laquelle six d’entre elles ont plaidé coupable à des accusations réduites en échange de quoi, les accusations sont abandonnées contre les 11 autres. C’est ainsi que se termine la plus vaste opération répressive de toute l’histoire de l’État canadien (plus d’un millier d’arrestations!), de la manière la plus lamentable qui soit pour les accusateurs.
Lire le communiqué des inculpés (en anglais et en français)
En début de semaine, le départ du convoi nucléaire Castor depuis Valognes vers l’Allemagne a provoqué un vaste mouvement de contestation. Les militants anti-nucléaire ont tenté d’empêcher le départ du train, malgré toutes les mesures prises par les autorités pour déjouer leur projet. Mardi, durant toute la journée, des heurts ont opposé les militants aux forces de l’ordre, ceux-ci faisant au moins trois blessés. Douze militants, âgés de 36 à 65 ans, ont été interpellés et placés en garde à vue alors qu’ils pénétraient sur la voie ferrée et sept après qu’un fourgon CRS ait été incendié dans une commune voisine. Ils ont été appelés à comparaître le 31 janvier et le 7 février au tribunal de Cherbourg pour intrusion sur la voie ferrée, port d’arme ou vol. La police a affirmé avoir saisi deux machettes lors des interpellations.
Arrestation de militant anti-nucléaire
Dans un post du 21 novembre, nous avons présenté une vidéo du gazage des d’étudiants par des policiers californiens. Le principal auteur de ce gazage, le lieutenant Pike, est devenu en quelques jours une star du web. Plusieurs sites ont mis en ligne des montages présentant le lieutenant Pike gazant à peu près tout ce qui se peut gazer. Nous on a trouvé ça drôle…

un site consacré au lieutenant Pike
Un jour après avoir abattu le dirigeant maoïste Kishenji, les forces de sécurité ont passé toute la journée d’aujourd’hui à ratisser la région forestière de Burisole, dans le district du Midnapore occidental (Bengale occidental) dans le but de retrouver Suchitra Mahato, une dirigeante maoïste qui accompagnait Kishenji, ainsi que plusieurs autres guérilleros. Tous sont parvenus à échapper aux soldats hier, et ont pu se réfugier dans la forêt, malgré que plusieurs d’entre eux aient été blessés par des tirs militaires. Dès hier, la zone toute entière a été bouclée afin d’empêcher toute fuite maoïste. Et depuis, les forces de sécurité ratissent sans relâche, mais sans résultat. Une alerte rouge a été déclarée dans tout l’état par les autorités qui craignent les actions de représailles.
Dans un communiqué publié hier soir, le porte-parole du CPI(maoïste) a déclaré: ‘Il a été arrêté alors que nos camarades se trouvaient à proximité, emmené et tué de sang froid. Nous exigeons une enquête indépendante quant au meurtre de notre dirigeant. Toute cette histoire de combat est montée de toute pièce’. Plusieurs activistes et autres militants des droits de l’homme ont également interpellé le gouvernement sur les circonstances de la mort de Kishenji.
Le dirigeant maoïste Molajula Koteswar Rao, alias Kishenji, a été abattu au cours d’une ‘rencontre’ avec les forces de sécurité dans la forêt de Burisole dans le district du Midnapore occidental (Bengale occidental). Membre du Politburo du CPI(maoïste), commandant en second, il était depuis 2009, responsable des opérations militaires au Jungalmahal. Selon un membre haut placé de la force de contre-insurrection, le corps du leader, âgé de 58 ans, a été retrouvé et identifié ce matin. Les forces de sécurité, après avoir reçu un renseignement selon lequel Kishenji et plusieurs de ses camarades se cachaient dans la jungle Kushboni, ont dressé un cordon de sécurité et un combat s’est déclenché quand les soldats ont eut brisé les quatre niveaux de protection qui encadraient le dirigeant. Hier, ce dernier était parvenu à échapper à l’opération de ratissage dont il était la cible depuis plusieurs jours. Les autorités ont affirmé qu’il avait pu être identifié grâce à l’arme qu’il portait. Tous les camarades qui étaient avec lui, dont Suchitra Mahato (veuve d’un autre dirigeant récemment abattu), ont réussi à échapper aux forces de sécurité. Dans le village voisin du lieu de la ‘rencontre’, celles-ci ont saisi un ordinateur portable, des lettres écrites par Kishenji et Suchitra ainsi que quelques documents importants.
Kishenji