Plus de 100.000 personnes (60.000 selon la police) se sont à nouveau réunies à Santiago ce mardi pour une neuvième manifestation monstre pour une réforme de l’éducation. Des rassemblements se sont également organisés en province à Calama, La Serena, Arica (nord), Concepcion (sud) et Valpareso (centre) notamment. A Santiago, des barricades de pneus enflammés avaient été érigées dans la matinée, provoquant de gros embouteillages. Les forces de l’ordre les ont dégagées grâce à des lances à eau et des gaz lacrymogènes. Plus tard, les violences entre les manifestants et la police ont repris lorsque cette dernière les a empêché de se diriger vers le palais présidentiel. Lances à eau et gaz lacrymogènes ont fait face aux pierres et projectiles divers. Le ministère de l’intérieur chilien a fait état de 39 blessés et de 273 interpellations.
Barricade lors d’une manifestation d’étudiants à Santiago
L’étudiante à l’université de Marrakech et membre de l’UNEM (Union Nationale des Etudiants Marocains) devait voir commencer son procès ce mardi, après déjà cinq reports. L’audience d’aujourd’hui a prononcé un nouveau report.
Ilham Hasnouni est détenue depuis plus de dix mois sans jugement. Elle a été arrêtée sans mandat ni convocation préalable et torturée début octobre 2010 pour des faits qui remontent aux manifestations dans la cité universitaire en 2008. Au cours de celles-ci, des affrontements avaient opposés les étudiants et les forces de l’ordre qui avaient procédé à une série d’arrestation. Ilham n’y a échappé que durant un an avant que les autorités ne reviennent à la charge. Elle est aujourd’hui poursuivie pour une vingtaine de chefs d’inculpation dont: destruction de biens de l’état, participation à un rassemblement non-autorisé, humiliation d’un fonctionnaire dans l’exercice de ses fonctions, utilisation de la force, participation à un groupement armé,… La prochaine audience, et donc le début de son procès, aura lieu le 23 août.
Ilham Hasnouni
Les forces de sécurité du Bihar ont déclenché ce samedi l’opération ‘Vishwas’. Celle-ci sera menée conjointement avec et dans les deux états voisins, l’Uttar Pradesh et le Jharkhand dans plusieurs zones actuellement sous contrôle maoïste. L’opération rassemble des hommes de la SFT (Special Task Force), le bataillon Cobra de la CRPF ainsi que des unités policières de chaque état. Elles seront également soutenues par l’assistance d’un hélicoptère, notamment pour les actions menées dans les zones densément forestières. Cette campagne de contre-guérilla a pour objectif de ratisser une vaste zone s’étendant des districts de Kaimur et Rohtas (Bihar) aux districts de Palamau (Jharkhand) et de Robertsganj (Uttar Pradesh) et de la libérer de toute présence de la guérilla.
Dans l’Orissa, la contre-guérilla va également s’intensifier dans les prochaines semaines. En effet, depuis ce matin, les forces de sécurité de l’état disposent d’un hélicoptère MI 172 pouvant transporter jusqu’à 26 personnes pour combattre les maoïstes. L’engin a atterri ce dimanche dans la capitale et est le premier hélicoptère mis à disposition d’un état pour la contre-guérilla. Il a été fourni par le gouvernement central qui prendra en charge tous les coûts liés aux opérations. Cela faisais plusieurs mois que les autorités de l’Orissa réclamait un véhicule de ce type pour mener leurs opérations contre les maoïstes. Ceux-ci sont présents dans une quinzaine de districts de l’état et l’hélicoptère y sera envoyé suivant les besoins.
Le mercredi 20 juillet 2011, le gouvernement de République Tchèque examine la possibilité de nouvelles mesures conduisant à l’interdiction ou à la suspension de l’activité du Parti communiste de Bohême-Moravie (KSCM). Les experts du ministère de l’Intérieur ont pourtant achevé une étude juridique qui démontre qu’il y a peu de chances que le KSCM puisse être interdit. L’analyse s’est basée sur les décisions préalables de la Cour suprême. Mais le gouvernement n’a pas partagé les conclusions du rapport. Plusieurs représentants de la coalition gouvernementale ont réagi avec agacement en apprenant l’avis négatif issu de l’analyse ; ils ont déclaré que l’analyse n’est pas un document officiel, seulement une note de plus apportée au débat et doit être étayée par des documents des Services de sécurité et de renseignement. Un député de la coalition a déclaré aux médias que la question n’était pas d’interdire le KSCM, mais de suspendre ses activités jusqu’à ce qu’il renonce à son nom de « communiste ».
Comme prochaine étape, le gouvernement a demandé au Ministère de l’Intérieur de concevoir une nouvelle proposition avec comme objectif bien précis de suspendre les activités du KSCM.