Ce vendredi, les forces syriennes ont à nouveau fait usage de la force pour disperser plusieurs manifestations à Banias (ouest), à Homs (centre), à Deraa (sud) et à Jableh (ouest). A Banias, les militaires ont tiré de manière intensive sur la foule, allant jusqu’à pourchasser les manifestants dans les ruelles pour les disperser. Il y a eu de nombreuses victimes mais aucun bilan n’a encore pu être communiqué. Toute la journée dans ce quatre villes, les manifestants ont scandé des slogans hostiles au régime et solidaires des villes assiégées.
Répression à Banias
Lundi, la police de l’état du Bihar a arrêté le dirigeant maoïste Jagadish Yadav, membre du comité central et du bureau politique du CPI(M). Ce jeudi, le parti avait appelé à une grève générale dans les états du Bihar, du Chhattisgarh et du Jharkhand pour dénoncer cette arrestation et exiger la libération de Yadav. Les guérilleros ont également saisi l’occasion de cette grève pour mener diverses actions contre des équipements gouvernementaux dans trois districts du Bihar. Dans le district de Jehanabad, quarante maoïstes ont pris la gare d’assaut, interrompant le trafic ferroviaire durant plusieurs heures. Il y ont notamment brûlés les guichets et les panneaux indicateurs. Dan le district de Gaya, septante guérilleros ont détruit six antennes de téléphonie mobile, et certaines sources policières affirment étalement qu’ils auraient attaqué un commissariat de police. Une septième antenne a été détruite dans le district d’Aurangabad.
Incendie d’une gare en Inde
Ce jeudi, le conseil des ministres à accordé les contrats pour la construction de quatre nouvelles prisons à l’horizon 2013. Il s’agit de contrats DBFM (Design, Build, Finance, Maintain), ce qui signifie que les société qui se sont vues attribuer ces contrats construisent et gèrent la prison, à l’exception des questions de sécurité. Les sociétés désignées sont BAM-Dexia, Eiffage/Benelux et ‘Futures prisons‘. Quatre nouvelles prisons verront donc le jour dans les deux années à venir: Marche-en-Famenne (300 cellules), Leuze-en-Hainaut (300 cellules), Beveren (300 cellules) et Termonde (444 cellules). Le cas du site de Sambreville reste en discussion.
Pékin doit faire face depuis quelques jours à une vague d’émeutes des travailleurs migrants dans le sud du pays. Le point le plus chaud se situe à Zengcheng, à une heure de Canton, le cœur de la grande province exportatrice du pays. Un simple incident, au cours duquel des vigiles ont maltraité une jeune marchande ambulante, jetée à terre alors qu’elle est enceinte, a mis le feu aux poudres. La colère a dégénéré en émeutes auxquelles participent plusieurs centaines de travailleurs migrants, originaires de la province centrale du Sichuan. Des bâtiments publics ont été vandalisés, des véhicules de police incendiés et des magasins saccagés. Des blindés de la police antiémeute ont été déployés en renfort.
Toujours dans le Sud, des centaines – voire des milliers – de personnes ont affronté la police et détruit des véhicules à Chaozhou, après l’agression à l’arme blanche d’un ouvrier réclamant son salaire impayé. Plus au nord, à Lichuan, dans la province du Hubei, plus de 1500 personnes se sont affrontées avec la police. Elles protestaient contre la mort d’un élu local, décédé alors qu’il était interrogé au commissariat. L’homme s’opposait à des expropriations par l’exécutif local. Il y a des dizaines de millions de travailleurs migrants (153 millions officiellement, plus en réalité) traités comme une main-d’œuvre bon marché, non intégrés et discriminés.
Une trentaine de personnes, dont une délégation de notre SR, étaient présentes au rassemblement de solidarité avec deux inculpés du « No Border Camp ».
Tôt ce matin, des centaines de personnes s’étaient rassemblées devant le parlement pour former une chaîne humaine et encercler le bâtiment dans le but d’empêcher les députés d’y entrer. Ceux-ci se retrouvaient aujourd’hui pour discuter la nouvelle loi d’austérité budgétaire pour le pays. Durant la nuit, la police avait installé une barre de fer en travers de la rue pour permettre l’accès aux députés. Des dizaines de fourgons policiers étaient stationnés aux alentours et toutes les artères entourant le bâtiment étaient fermées à la circulation. A l’aube, la police est intervenue en tirant des gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants, qui ont répliqué à coups de jets de yahourts et de pierres.
Vers midi, un bloc de manifestants est parvenu à rompre le cordon policier, mais les forces de l’ordre sont à nouveau intervenues à coups de gaz irritants pour empêcher leur progression.
Affrontements policiers/manifestants en Grèce