Aller au contenu principal
Catégorie

Actualités

Filtrer les articles — 23 904 résultats

Articles

Inde : L’agence fédérale antiterroriste relance les poursuites contre l’activiste Rohit

Le 17 août 2026, la National Investigation Agency (NIA), l’agence fédérale indienne chargée notamment des enquêtes antiterroristes, a adressé une nouvelle convocation à Rohit, ancien militant étudiant et activiste engagé auprès des communautés adivasi et paysannes du Kaimur. Cette convocation intervient dans le cadre du « Lucknow Conspiracy Case », alors que Rohit venait d’obtenir sa libération sous caution après près de trois ans de détention provisoire. La procédure vise également d’autres militants engagés dans les luttes contre les expulsions, pour les droits des travailleurs et des étudiants ou pour la défense des terres adivasi.

Charger le post

En cliquant, vous acceptez le chargement de contenu depuis un service externe.

Maroc : Report de l’audience de Yasser Mounbir et mobilisation solidaire à Casablanca

Le 17 août 2026, un rassemblement de solidarité avec l’artiste Yasser Mounbir s’est tenu devant le tribunal correctionnel de première instance d’Aïn Sebaâ, à Casablanca, à l’occasion de son audience. Les participants ont dénoncé son maintien en détention provisoire en raison de ses prises de position, mais aussi la généralisation de la répression et ils ont appelé à élargir la solidarité avec toutes les personnes poursuivies. L’audience a finalement été reportée au 28 août 2026. Les soutiens de Yasser appellent à poursuivre la mobilisation autour de son procès, sous le mot d’ordre : « Personne n’est libre tant que nous ne sommes pas libres. »

Tunisie : Les familles des détenus de la Flottille pour Gaza demandent leur libération

Le 16 août 2026, les familles de Nabil Chennoufi, Ghassan Henchiri, Ghassan Boughdiri et Wael Nawar, détenus depuis plus de cinq mois à la prison de Mornaguia après leur participation à la Flottille de la Résilience vers Gaza, ont appelé à leur libération et à l’abandon des charges retenues contre eux. Dans une déclaration, elles dénoncent des conditions de détention difficiles ayant affecté leur santé physique et psychologique et rejettent les accusations portées contre eux, considérant leur engagement en faveur de Gaza comme fidèle à la tradition tunisienne de soutien à la cause palestinienne.

Message des familles des libres de la Flottille de la Résilience

Nos enfants sont fidèles à l’histoire de la Tunisie dans son soutien à la Palestine

Déclaration

Tunis, le 16 août 2026

À nos enfants détenus à la prison de Mornaguia,

Et aux filles et fils de notre peuple tunisien,

Plus de cinq mois se sont écoulés depuis l’incarcération de nos enfants Ghassan, Nabil, Wael et Ghassan à Mornaguia, dans des conditions de détention difficiles qui ont affecté leur état de santé et psychologique. Leur souffrance et celle de leurs familles se poursuivent jour après jour.

Nos enfants…

Nous vous réaffirmons notre soutien absolu et inconditionnel, et notre engagement à vos côtés pour lutter pour le recouvrement de votre liberté, pour que vous retrouviez vos familles et vos proches, et que vous repreniez votre place naturelle auprès de votre peuple.

Tout en rejetant les accusations infondées portées contre vous, votre emprisonnement — qui vous fait souffrir et nous fait souffrir, mais dont s’est réjouie l’entité sioniste — demeurera une médaille d’honneur que notre peuple et nos familles à Gaza accrochent à votre poitrine. Cela prouve que votre démarche n’était rien d’autre qu’un alignement sur la conscience humaine face à l’un des crimes les plus abjects de notre époque.

L’histoire vous a choisis à un moment décisif, et vous n’avez choisi pour vous-mêmes que la voie du devoir. Cela ne diminuera en rien votre stature, mais en augmentera au contraire la fierté. Les images des navires de la flottille naviguant vers Gaza en arborant les drapeaux tunisiens, ainsi que les scènes héroïques de votre confrontation torse nu face à l’ennemi sioniste, resteront gravées dans nos esprits et immortelles dans la mémoire de notre peuple.

Les enfants de la Flottille de la Résilience détenus, forts de leur parcours militant dans divers combats, ne sont pas de simples noms dans un dossier judiciaire. Ils font partie de l’élite du peuple tunisien qui s’est historiquement lié à la cause palestinienne depuis 1948, offrant de nombreux martyrs dont le sang a arrosé la terre de Tunisie et de Palestine. Le concept de « résilience » est ainsi devenu un accomplissement humain dépassant les frontières géographiques, consacrant la place de la Tunisie dans la conscience des peuples libres.

Message des familles des libres de la Flottille de la Résilience

Filles et fils de notre peuple,

Parier que le levée du siège de Gaza et la résistance face à la machine d’extermination qui fauche chaque jour les vies d’enfants, de femmes et de civils, ainsi que face aux plans de déplacement forcé et de nettoyage ethnique, puissent se réaliser en se contentant de formalités administratives et de procédures bureaucratiques, est une croyance contraire à la logique de l’histoire. Cela contredit la nature des moments exceptionnels qui exigent un courage exceptionnel. C’est pourquoi nos enfants ont refusé de se soumettre à la logique de l’impuissance, conscients que la tragédie ne pouvait supporter ni l’attente ni le silence. Dans les moments où l’être humain est massacré, la vraie question devient : qu’avons-nous fait pour le sauver ?

Filles et fils de notre peuple,

Nous, familles des détenus de la Flottille de la Résilience, ne baissons pas les bras, ne courbons pas l’échine, ne mendions pas la compassion et ne jouons pas les victimes, car nous croyons que nos enfants n’ont pas emprunté une voie qui exige des excuses, mais plutôt une voie qui inspire la fierté.

Nous vous appelons, ainsi que toutes les forces nationales, démocratiques et progressistes, et toutes les consciences vives soutenant le droit palestinien, à vous tenir aux côtés de nos enfants. Leur cause n’est pas une affaire individuelle, mais une question de valeurs, de liberté et une cause nationale qui veut rester fidèle à son histoire et à sa conscience.

Nous nous adressons également au pouvoir politique et aux autorités judiciaires compétentes, en réitérant notre appel à la libération de nos enfants et à l’abandon des charges retenues contre eux, dans le respect de l’histoire de notre peuple dans son soutien à la cause palestinienne et des slogans brandis par le pouvoir selon lesquels « la normalisation est une haute trahison ». Cela s’inscrit dans le respect du principe juridique ancré selon lequel la liberté est la règle, et que la détention provisoire est une mesure exceptionnelle qui ne doit pas se transformer en une peine préalable au jugement.

Et il faut bien que la nuit se dissipe

Et il faut bien que les chaînes se brisent

Les familles signataires :

  • La famille de Nabil Chennoufi
  • La famille de Ghassan Henchiri
  • La famille de Ghassan Bogheri
  • La famille de Wael Nawar

International : Semaine d’action pour exiger la libération du journaliste kurde Ahmet Polad

Du 17 au 23 août 2026, une semaine d’action est organisée en soutien au journaliste kurde Ahmet Polad, détenu par le régime de HTS en Syrie depuis le 18 janvier. Des mobilisations sont annoncées dans plusieurs villes d’Allemagne, de France et d’Autriche pour réclamer sa libération. La semaine d’action vise ainsi à internationaliser la mobilisation autour de son cas et à demander sa remise en liberté.

Palestine : Des prisonniers en isolement à Ramon dénoncent des conditions de détention inhumaines

Cinq prisonniers sont actuellement détenus dans le quartier d’isolement de la prison de Ramon, dans des conditions de détention particulièrement difficiles. Ils font face à de graves pénuries de nourriture, de vêtements et de produits d’hygiène, ainsi qu’à des restrictions de déplacement. Le temps de sortie est parfois limité à 15 minutes tous les deux jours, tandis que des mauvais traitements, violences et coups sont également rapportés. Par ailleurs, plusieurs organisations dénoncent des provocations nocturnes répétées, notamment des coups frappés sur les portes et fenêtres des cellules.

Suisse : Mobilisations contre les expulsions de réfugiés vers la Turquie

Le 18 août 2026, des organisations de migrants de Turquie et du Kurdistan ont manifesté devant le Secrétariat d’État aux migrations à Berne contre l’augmentation des expulsions. Elles dénoncent les violences et les conditions indignes dans les centres de renvoi et rappellent que les personnes expulsées risquent torture, mauvais traitements et/ou persécutions politiques. Elles réclament également de meilleures conditions dans les centres d’asile et des garanties juridiques effectives pour les personnes demandeuses d’asile.

Au début du mois d’août, Bahar Yalçınkaya a été expulsée avec ses deux enfants puis arrêtée et emprisonnée en Turquie. Son cas est un exemple des risques liés aux procédures de renvoi et de la politique de collaboration entre les autorités suisses et l’Etat fasciste turc. Plus récemment, une intervention policière a eu lieu dans le centre de réfugiés d’Oberhalden à Zurich, où la réfugiée politique kurde Dîlan Özgün a été extraite de force de chez elle avec ses cinq enfants. Grâce à la mobilisation, elle a finalement été libérée et l’ordre d’expulsion suspendue.

Charger le post

En cliquant, vous acceptez le chargement de contenu depuis un service externe.

Allemagne : La justice valide le recours à la détention contre l’antifasciste Lina

Le 4 août 2026, la Cour fédérale de justice (BGH) a confirmé la décision de placer l’antifasciste Lina en détention pendant six mois pour avoir refusé de témoigner dans le procès de sept militants antifascistes à Dresde. Déjà condamnée à cinq ans et trois mois de prison en 2023, Lina avait invoqué le risque de s’auto-incriminer et de faire l’objet de nouvelles poursuites. Le BGH a néanmoins considéré comme légale la répétition de la mesure, permettant ainsi un total potentiel de douze mois de détention pour un même refus de témoigner. Une plainte constitutionnelle est annoncée par sa défense. À Dresde, un autre antifasciste a déjà été placé en détention pour six mois en mars 2026 après avoir refusé de témoigner.

Allemagne : Refus de visa à Booker Omole, secrétaire général du Parti communiste (marxiste) du Kenya

Les autorités allemandes ont refusé le visa à Booker Omole, secrétaire général du Parti communiste (marxiste) du Kenya (CPMK), invité par le DKP aux journées de la paix de son journal Unsere Zeit, prévues du 28 au 30 août à Berlin. L’ambassade allemande à Nairobi a notamment invoqué ses précédentes arrestations au Kenya et une collecte de fonds destinée à financer sa défense juridique, interprétées comme un possible risque de non-retour. Omole affirme cependant avoir été soumis à un interrogatoire portant sur ses activités politiques et sur son soutien à la Palestine. Il dénonce une décision qui revient à empêcher la circulation de militants et les échanges politiques entre organisations communistes européennes et africaines. Cela intervient après des refus de visa en France et au Royaume-Uni visant le militant communiste kényan.

Birmingham : Rassemblement pour la libération des prisonniers politiques en Inde

Samedi 15 août à Birmingham, plusieurs organisations communistes et anti-impérialistes (RCG, Young Struggle, JCSRI, AIF, ILPS, etc.) ont organisé un rassemblement devant le consulat indien à l’occasion du « Jour de l’indépendance » de l’Inde. Celui-ci visait à dénoncer la détention de trois militants dans le cadre de la « Lucknow Conspiracy Case » et demandé leur libération : Priyanshu Kashyap (militant ouvrier et étudiant issu d’une communauté adivasi, est actuellement introuvable), Ajay Kumar (avocat et militant contre les déplacements forcés, est détenu sans procès depuis deux ans) et Vishal Singh (documentariste et militant, voit son état de santé se dégrader alors que la prison lui refuserait des soins médicaux). Les organisateurs dénoncent une procédure utilisée pour criminaliser l’engagement politique et réclament la libération des trois détenus ainsi que l’abandon des poursuites. L’affaire viserait également plus de quarante autres militants, avocats, syndicalistes et organisateurs, accusés par la National Investigation Agency de chercher à reconstituer le Parti Communiste d’Inde (Maoïste) dans le nord de l’Inde.

Charger le post

En cliquant, vous acceptez le chargement de contenu depuis un service externe.

France : Les autorités s’acharnent contre le militant palestinien Ibrahim Burnat

Militant palestinien vivant en France depuis quinze ans, Ibrahim Burnat fait l’objet d’une nouvelle procédure administrative après avoir été définitivement acquitté en appel de poursuites pour « apologie du terrorisme ». Arrêté durant le génocide à Gaza et poursuivi pendant deux ans et demi, il avait d’abord été condamné à deux ans de prison avec sursis et inscrit au FIJAIT (Fichier judiciaire national automatisé des auteurs d’infractions terroristes). La cour d’appel l’a ensuite totalement acquitté.

Malgré cette décision, la préfecture de l’Essonne lui demande désormais de restituer ses documents français et son titre de séjour permanent, au motif qu’il a été mis en cause dans une affaire liée au terrorisme. Ses soutiens appellent à interpeller la préfecture, les élus et parlementaires et à relayer publiquement son cas.

Recherche avancée