À Versailles, Gaël Quirante, ancien secrétaire départemental de SUD à La Poste, est de nouveau confronté à des poursuites judiciaires malgré sa relaxe en cour d’appel le 5 décembre 2022. Les accusations portaient sur le vol d’un téléphone professionnel et des violences lors de visites de bureaux de grévistes en 2018. La cour d’appel avait considéré l’enquête « particulièrement lacunaire et menée uniquement à charge », déclarant les témoignages et preuves vidéo inexploitable. Malgré ce jugement, la Cour de cassation réexamine l’affaire, tandis qu’un appel à rassemblement et soutien est lancé lors de son audience prévue le 31 mars 2026 dès 13H devant la Cour d’appel de Versaille (5 rue Carnot).
Au Royaume-Uni, la militante pro-palestinienne Qesser Zuhrah a été arrêtée tôt le matin du 30 mars 2026 par la police antiterroriste à son domicile, environ un mois après sa libération sous caution, consécutive à 15 mois de détention provisoire. Elle fait partie des « Filton 24 », un groupe de militants arrêtés à la suite d’une action menée en 2022 sur un site lié au principal fabricant d’armes israélien Elbit Systems, près de Filton, au Royaume-Uni. Vingt-trois d’entre eux ont été libérés en février 2025, dont Qesser Zuhrah. Elle est actuellement en garde à vue au commissariat de Hatfield Police Station, où un appel à rassemblement a été lancé pour exiger sa libération immédiate.
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À Istanbul en Turquie, une soirée de solidarité avec des prisonniers socialistes de l’ESP (Parti Socialiste des Opprimés) prévue le 28 mars 2026 a été interdite par l’administration du district de Fatih. Organisé sous le slogan « Cette oppression sera brisée, la liberté triomphera », l’événement a été annulé par décision des autorités locales. L’ESP a dénoncé cette interdiction, affirmant que la solidarité et la mobilisation se poursuivront lors d’un événement ultérieur, malgré les restrictions imposées.
Invité par un laboratoire de Université Yale à présenter ses travaux, le chercheur et militant français Mathieu Rigouste, auteur de La guerre globale contre les peuples, s’est vu refuser l’entrée aux États-Unis par le Department of Homeland Security, malgré la fourniture des documents requis. Aucun motif officiel n’a été communiqué. Cette décision met en lumière l’intensification de la politique répressive des autorités états-uniennes.
Souhaib Qabli, connu sous le nom de scène « L7ASSAL », a été condamné à huit mois de prison ferme et à une amende de 1 000 dirhams (environ 95 €). Il est poursuivi pour le contenu de ses textes, dans lesquels il dénonce la corruption, l’injustice sociale et la normalisation des relations entre le Maroc et Israël. L’une de ses chansons critique notamment l’arrivée de navires transportant des armes dans les ports marocains à destination d’Israël, pendant le génocide à Gaza.
À Toulouse, un texte publié le 28 mars 2026 sur IAATA revendique des actions de sabotage contre la présence de caméras de vidéosurveillance et d’équipements associés, menées en réaction à la réélection du maire Jean-Luc Moudenc et à sa politique de renforcement du dispositif sécuritaire dans la ville. Egalement, il dénonce un système de près de 700 caméras déjà installées et un budget de plusieurs millions d’euros prévu pour son développement.
À Marseille, le carnaval de la Plaine du 29 mars 2026, initialement prévu jusqu’à 19h, a été le théâtre d’affrontements en soirée lorsque des participants ont refusé de quitter la place Jean-Jaurès. À partir de 21h, les forces de l’ordre ont déclenché des affrontements avec des gaz lacrymogènes et un canon à eau. La dispersion complète de la foule est intervenue vers 22h30. Le bilan fait état de 13 personnes interpellées, dans un contexte où des interdictions préfectorales étaient en vigueur (voir notre article).
Samedi 28 mars à Zurich, des centaines de personnes ont manifesté pour dénoncer l’opération de contre-insurrection Kagaar menée par l’État indien contre les mouvements révolutionnaires, la guerre populaire menée par le Parti Communiste d’Inde (Maoïste) et les populations Adivasis, provoquant bombardements de zones civiles, déplacements forcés, exécutions extra-judiciaires et tortures de détenus. L’action a réuni des organisations révolutionnaires de Turquie, du Kurdistan et d’Europe, dont le Secours Rouge International, scandant des slogans appelant à la solidarité internationale, contre le fascisme et l’impérialisme et pour la fin immédiate de ces opérations réactionnaires.
L’événement était organisé par le Comité international de soutien à la guerre populaire en Inde (ICSPWI) dans le cadre d’une semaine internationale de mobilisation. Dans ce cadre, des initiatives similaires ont eu lieu dans de nombreuses villes, comme à Londres, Manchester, Glasgow, Quezon, Berlin ou encore New-York.
Action pour dénoncer l’opération Kaagar le samedi 28 mars 2026 à Londres.
En Inde, Lingaraj Azad, militant des droits humains et leader du Samajwadi Jan Parishad, un parti politique de gauche axé sur la défense des droits des populations rurales et tribales, a été arrêté le 25 mars 2026 par la police de l’Odisha avec Suresh Sangram pour leur opposition aux acquisitions de terres et aux projets miniers dans les zones Adivasi. Ces projets, souvent menés par des entreprises privées et soutenus par l’État, entraînent des déplacements forcés, la destruction de forêts et la violation des droits garantis par la Constitution et les lois sur les forêts et les Panchayats.
Au Chili, la situation d’Axel Campos, prisonnier politique mapuche, est jugée critique après une grave dégradation de son état de santé liée à une grève de la faim entamée le 16 février avec quatre autres détenus : Óscar Cañupan, Axel Campos, José Lienqueo, Roberto Garling, Bastián Llaitul.. Son état s’est fortement aggravé le 26 mars après avoir commencé une grève de la faim et de la soif le 23 mars, entraînant une perte de poids importante et une décompensation nécessitant un transfert d’urgence, avant un retour en prison sans prise en charge adaptée. Face aux risques vitaux, ses soutiens réclament son transfert immédiat vers un hôpital spécialisé ainsi qu’une intervention urgente des autorités pour garantir la santé et la sécurité des grévistes.