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Bruxelles : Déploiement militaire dans certaines gares et stations de métro

À partir de vendredi 3 avril, 45 militaires seront présents dans certaines stations de métro et gares bruxelloises pour officiellement renforcer la sécurité face au narcotrafic croissant. Cette mesure fait suite au renforcement des patrouilles autour de sites juifs à Bruxelles, Anvers et Liège après l’attaque de la synagogue de Liège le 9 mars. Les soldats, déjà compétents pour protéger les bâtiments et contrôler les comportements suspects, assisteront désormais la police des chemins de fer, même si le cadre légal pour leurs opérations en rue doit encore être voté. Les gares et stations ciblées n’ont pas été précisées, mais les zones identifiées comme « hotspots » de drogues, comme la gare du Midi, sont susceptibles d’être concernées.

Égypte : Des arrestations et des expulsions massives de réfugiés instaurent un climat de terreur

En Égypte, les réfugiés, notamment soudanais, éthiopiens et syriens, subissent une recrudescence d’arrestations et d’expulsions, quel que soit leur statut légal ou leurs cartes et certificats délivrés par le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR). Des campagnes systématiques menées par la police et la Passports, Emigration and Nationality Administration, l’agence en charge des permis de résidence pour étrangers, ciblent les zones à forte concentration de réfugiés à Gizeh, Nasr City et au Caire, entraînant détentions prolongées, refus d’accès à l’aide juridique et conditions de vie précaires. Des cas récents incluent la mort de Mubarak Qamar Eddin, un réfugié soudanais détenu neuf jours malgré ses problèmes de santé, ainsi que plusieurs expulsions de réfugiés malgré des cartes UNHCR valides ou des rendez-vous pour renouveler leur permis. Ces pratiques s’inscrivent dans un contexte de pénurie de personnel et de retards dans le traitement des documents, accentués par l’afflux de réfugiés après la guerre au Soudan et la mise en place d’une loi d’asile encore non appliquée. La situation instaure un climat de peur généralisé où même les déplacements quotidiens pour le travail, l’école ou les courses deviennent risqués, et renforce les discriminations raciales, touchant particulièrement les réfugiés noirs.

Turquie : Arrestations lors de perquisitions visant des milieux militants à Istanbul et Giresun

À Istanbul et Giresun, plusieurs personnes, dont des membres de l’Emekli Meclisi, une organisation regroupant des retraités mobilisés pour de meilleures conditions de vie et des droits sociaux, ainsi que de TAYAD, une structure soutenant les proches de prisonniers politiques, ont été arrêtées lors de perquisitions menées à l’aube. Une douzaine de personnes ont été placées en garde à vue, parmi lesquelles Zerrin Aldemir, Hasan Kaşkır, Tülin Karakullukçu, Ömer Sarsılmaz, İsmet Ağırman, Önal Akkaya, İsa Albayrak et Lerzan Caner Conde. Ces opérations ont ciblé des militants, des retraités et des proches de prisonniers engagés dans des luttes sociales et contre les violations des droits en détention. Une douzaine de personnes auraient été placées en garde à vue, tandis que du matériel a été saisi.

Maroc : Des prisonniers sahraouis en grève de la faim à la prison d’Aït Melloul

Mardi 31 mars 2026 à la prison d’Aït Melloul, les détenus sahraouis Salah Eddine Sabbar et Brahim Babit ont entamé une grève de la faim pour dénoncer leurs conditions de détention, marquées par des fouilles jugées humiliantes, des restrictions d’accès à l’éducation et des atteintes à leur dignité. À travers cette action, ils protestent contre des traitements dégradants et visent à attirer l’attention sur la situation des prisonniers politiques sahraouis, appelant à une mobilisation plus large pour la défense de leurs droits et libertés.

Par ailleurs, selon l’Association pour la protection des prisonniers sahraouis, le détenu Mohamed Bani a été victime de négligence médicale dans cette prison, sa demande de transfert vers un hôpital ayant été refusée malgré ses problèmes cardiaques et d’hypertension. En réaction, il a entamé une grève de la faim de 48 heures le 30 mars pour dénoncer cette situation et la politique de négligence médicale dans les prisons marocaines.

France : Durcissement des parloirs et des conditions de détention à la prison des Baumettes

A la prison des Baumettes, les conditions de parloir se sont récemment durcies, avec une surveillance accrue des Équipes locales de sécurité pénitentiaire, qui effectuent contrôles, fouilles et intimidations, parfois avec des chiens, renforçant la pression sur les proches des détenus. Ce climat s’inscrit dans un contexte marqué par le transfert de détenus liés à la DZ Mafia en quartier d’isolement, entraînant un renforcement des mesures de sécurité (fouilles intensifiées, installation de vitres empêchant les contacts). Par ailleurs, la réduction des créneaux de visite depuis l’ouverture de nouveaux bâtiments, ainsi que le durcissement des règles concernant les dépôts de linge (limitation et espacement), aggravent les conditions de vie des détenus et compliquent davantage le quotidien de leurs familles, déjà confrontées à de nombreuses contraintes.

Russie : Suppression de VPN sur l’App Store et renforcement de la censure en ligne

Apple a retiré plusieurs applications de VPN et de proxy personnalisés (comme Streisand, V2Box, v2RayTun et Happ Proxy Utility) de l’App Store russe, dans un contexte de durcissement de la censure numérique lié notamment au blocage de Telegram. Ces outils, qui permettaient aux utilisateurs de contourner les restrictions via des configurations privées, ne sont plus téléchargeables. Néanmoins, ceux déjà installés restent fonctionnels sans mises à jour. Cette décision s’inscrit dans une politique plus large engagée depuis 2024, où des dizaines de VPN ont été supprimés conformément aux lois russes interdisant la diffusion de moyens de contournement. Parallèlement, les autorités améliorent leurs capacités techniques pour détecter et bloquer plus efficacement le trafic VPN, rendant l’accès à un internet libre de plus en plus difficile pour les utilisateurs d’iPhone dans le pays.

France : Le projet de loi RIPOST renforce un arsenal répressif contre la jeunesse et les classes populaires

Présenté par le ministre de l’Intérieur Nuñez le 24 mars 2026, le projet de loi RIPOST (« Réponses immédiates aux phénomènes troublant l’ordre public ») prévoit un arsenal répressif ciblant particulièrement la jeunesse et les quartiers populaires. Le texte criminalise l’usage et la vente de protoxyde d’azote (« 1 an d’emprisonnement et 3 750 € d’amende »), renforce les sanctions pour les stupéfiants (amende forfaitaire portée de 200 € à 500 € et suspension du permis), encadre strictement les mortiers d’artifice (jusqu’à 3 ans de prison, 5 ans en cas d’usage contre des biens) et les raves party (participation : 300 €, organisation : 2 ans de prison et 30 000 € d’amende). Le projet étend également les expulsions rapides des squats et logements précaires, élargit les pouvoirs de police (fouilles sans réquisition, garde à vue de 72 h, techniques d’enquête renforcées) et la vidéosurveillance automatisée, ainsi que les interdictions administratives de stade. Présenté comme une réponse à la « trouble à l’ordre public et à la sécurité », RIPOST s’inscrit dans la continuité des lois narcotrafic, sécurité globale et séparatisme et amplifie un continuum sécuritaire alors que persistent précarité sociale, crise du logement, dégradation des services publics et criminalisation des mobilisations sociales.

Toulouse : Répression syndicale à l’école de formation au travail social Inkipit

À Toulouse, l’école Inkipit a suspendu deux représentantes syndicales, dont Fatna Belgacem, menacée de licenciement, ce qui a déclenché un rassemblement de soutien d’étudiants et de travailleurs du secteur le 17 mars 2026. La direction, soutenue par un cabinet externe, multiplie pressions, mutations et accusations de « faute grave » pour intimider les militantes, dans un contexte de transformation du secteur social de plus en plus soumis aux logiques de rentabilité. Les participants dénoncent un climat de peur destiné à étouffer toute contestation et soulignent l’impact sur les conditions d’études et de travail, mettant en évidence la convergence entre défense des droits syndicaux et revendications étudiantes.

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Moscou : Interpellations lors d’un rassemblement contre les restrictions d’internet

À Moscou, plusieurs personnes ont été interpellées alors qu’elles tentaient de se rassembler pour protester contre les restrictions d’internet, huit personnes auraient été arrêtées. La manifestation n’avait pas été autorisée par les autorités municipales, qui ont déployé des forces de sécurité sur la place, contrôlé les papiers des passants et scotché les bancs d’un square voisin pour empêcher tout regroupement. Ces mesures s’inscrivent dans un contexte de renforcement des lois sur internet en Russie, obligeant le stockage local des données et le blocage de contenus jugés illégaux ou « extrémistes », tandis que l’accès à des plateformes étrangères comme X et Facebook reste régulièrement limité.

Turquie : 78 interpellations lors d’un rassemblement en mémoire de Mahir Çayan à Kızıldere

En Turquie, 78 personnes ont été interpellées après une intervention de la gendarmerie contre un groupe se rendant à Kızıldere, dans la province de Tokat, pour commémorer le communiste Mahir Çayan, dirigeant du Parti-Front de libération des peuples de Turquie, à l’occasion du 54e anniversaire de son assassinat, ainsi que de celui de neuf de ses camarades, le 30 mars 1972. Le bus transportant des membres d’associations de jeunesse révolutionnaire a été stoppé, puis les participants ont tenté de poursuivre à pied avant d’être empêchés en raison d’une interdiction préfectorale. Les forces de l’ordre ont dispersé le rassemblement à coups de matraque, procédant à de nombreuses arrestations.

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