Cinq militants, connus sous le nom de « Ulm 5 », actuellement détenus dans différentes prisons du sud de l’Allemagne dans l’attente de leur procès, ont publié une déclaration dénonçant leur arrestation suite à des actions contre le principal fabricant d’armes isralien Elbit Systems et sa complicité dans le génocide en cours en Palestine.
En particulier, ils soulignent : « Alors que l’Allemagne continue d’armer et de soutenir l’État génocidaire israélien, qu’il soit clair qu’aucune sévérité de la répression ne pourra briser notre solidarité avec nos frères et sœurs palestiniens. Qu’aucune sévérité de la répression ne pourra briser notre solidarité avec nos frères et sœurs qui survivent à l’occupation, au régime colonial et néo-colonial partout dans le monde. Tant que la protection des profits et de la propriété privée liés à la fabrication d’un génocide restera plus importante que la prévention du plus grand crime contre l’humanité, il est clair depuis bien trop longtemps que le « nie wieder » (plus jamais ça) n’est qu’une promesse vide. »
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Le Mexique a dénoncé la mort de 13 de ses ressortissants aux États-Unis en 2025, survenues lors d’opérations anti-immigration ou en détention par l’ICE, dans le cadre de la radicaliation de la politique migratoire menée depuis le retour au pouvoir de Donald Trump. Selon les autorités mexicaines, ces décès incluent des causes médicales, des suicides et des incidents lors d’interventions policières, portant à au moins 30 le nombre total de morts en détention cette année-là.
Le Conseil d’État doit examiner le 3 avril 2026 le recours déposé par la Jeune Garde, collectif antifasciste dissous en 2025 par le gouvernement pour des faits présumés de violences et d’incitation aux affrontements. Fondé en 2018, le mouvement conteste la légalité de cette décision prise par l’exécutif et le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau. L’affaire intervient dans un contexte politico-judiciaire sensible, marqué par l’incarcération de neuf militants antifascistes à la suite de la mort du militant néo-nazi Quentin Deranque, survenue à Lyon lors d’affrontements entre fascistes et antifas (voir notre article).
À Melle, la préfecture des Deux-Sèvres a interdit tout rassemblement dans deux zones sensibles du 28 au 29 mars 2026 contre les mobilisations parallèles du collectif Bassines non merci (BNM) et de la Coordination rurale (CR). Le périmètre inclut notamment l’emplacement du « cairn », monument symbolique érigé en 2024 en mémoire des blessés de Sainte-Soline puis détruit fin 2025, que les militants envisagent de reconstruire, tandis que des membres de la CR pourraient tenter de s’y opposer.
Les services de renseignement français alertent sur une recrudescence d’attaques visant des messageries comme WhatsApp, Signal ou Telegram avec des campagnes touchant notamment des responsables politiques et des hauts fonctionnaires. Les pirates exploitent des techniques d’usurpation d’identité, incitant les victimes à scanner des QR codes ou à fournir leurs identifiants, ce qui permet de lier leur compte à un appareil tiers et d’accéder à leurs messages. Face à ces risques, ces messageries recommandent de vérifier régulièrement les appareils connectés, de se méfier des messages inhabituels et de confirmer l’identité des interlocuteurs par un autre canal. Ce phénomène a également été observé en Allemagne, aux Pays-Bas ou encore aux États-Unis.
À Lyon et dans plusieurs villes environnantes de la métropole, de nouveaux affrontements en lien avec les violences policières commises dans la nuit du 21 au 22 mars (voir notre article) ont opposé des personnes à la police dans la nuit du vendredi 27 au samedi 28 mars. Au total, 12 interpellations ont eu lieu. Des jets de projectiles, des feux de poubelles ont été signalés. La police a utilisé des lanceurs de balles de défense (LBD) pour disperser les groupes.
En Palestine, le militant politique et ancien prisonnier politique Omar Assaf a été arrêté le 25 mars 2026 à Ramallah par les services de sécurité de l’Autorité palestinienne, pour avoir co-signé une déclaration condamnant l’agression des États-Unis et d’Israël contre l’Iran et appelant au retrait des bases militaires états-uniennes de plusieurs pays arabes. Assaf a été placé en détention pour 15 jours en attendant l’achèvement de l’enquête, sous des accusations incluant diffamation de l’autorité et incitation à des conflits confessionnels.
À Portland, Trenten Barker a été condamné en mars 2026 à 18 mois de prison et à 8 820 $ d’amendes pour sa participation à une manifestation contre une installation d’ICE dans le quartier SW Waterfront. Les autorités fédérales l’accusent d’avoir commis un « incendie criminel » pour avoir utilisé un pétard lors de la mobilisation, une action dénoncée par ses soutiens comme un exemple visant à dissuader toute contestation future. Ses soutiens appellent à la solidarité pour alléger la charge financière et morale qui pèse sur Trenten et sa famille (voir ici).
À Izmir, Emir Sağlam, détenu depuis janvier 2026, a été accueilli à sa sortie, tandis que Sezgin Zevkibol et Hıdır Ali Kılıç, emprisonnés depuis septembre 2025, ont été libérés de la prison de type F n°2 de Kırıklar. Les militants du SGDF (Fédération des Associations de la Jeunesse Socialiste) dénoncent les violences d’État, les politiques d’isolement et de torture, et affirment leur volonté de poursuivre leur lutte révolutionnaire malgré les attaques du régime.
À Larissa, douze détenus de la prison de Larissa, dont Barış Erhan, Sinan Oktay Özen, Metin Sevimli, Sait Demir et Abdullah Akın Devran, ont lancé le 28 mars 2026 une grève de la faim d’une journée en solidarité avec Tahsin Sağıltıcı et Gürkan Türkoğlu (voir photo), qui mènent depuis 245 jours une résistance contre les prisons de type « puits » en Turquie (voir notre article). Cette initiative vise à dénoncer les politiques d’isolement, les conditions carcérales portant atteinte à la dignité humaine et les violations des droits humains, tout en appelant à la fermeture des prisons de type « puits » et à la défense de la liberté et de la justice.