Samedi 23 mai, la Campagne BDS France Montpellier étaient présent·es, comme chaque samedi, pour tenir un stand, Place de la Comédie à Montpellier. La police est, à nouveau intervenue pour interrompre l’action en confisquant des pancartes. Deux journalistes de Décolonial News qui filmaient la scène ont été contrôlés (voir la vidéo) par la police qui a tenté de saisir abusivement le téléphone de l’un des journalistes. Un des policier a notamment dit à ce journaliste : « dommage que je sois en tenue » tandis qu’une autre policière prenait les deux journalistes en photo avec son téléphone personnel. Lorsque la hiérarchie a appris que des journalistes engagés, filmaient la scène, les policiers ont reçu l’ordre de se dissimuler le visage. La police de Montpellier avait déjà empêché une action de la Campagne BDS la semaine précédente (voir notre article).
Hier, le premier ministre français, Édouard Philippe annonçaient les nouvelles règles dans le cadre de la phase deux du déconfinement. À partir du 2 juin, les collèges, lycées, parcs d’attraction, grands magasins, salles de sport, salle de spectacle, etc seront ré-ouverts. Les personnes pourront sans limite de distance. En extérieur, des rassemblements seront autorisés jusqu’à 5000 personnes, à l’exception des rassemblements de plus de 10 personnes dans l’espace public. Les manifestations sont donc interdites.
Déconfinement, tout est autorisé sauf les manifestations
Mardi 12 mai au soir, un convoi militaire israélien revenait du village de Kobar où il avait pratiqué le « kin Punishment » sur la famille d’un prisonnier politique. Le Kin Punishment consiste à punir la famille d’un opposant politique. Sur son chemin du retour, des jeunes Palestinien.nes ont attaqué le convoi à l’aide d’engins pyrotechniques. Voir la vidéo
La jeunesse attaque un convoi militaire de l’armée d’occupation
Mardi 26 mai, des manifestations ont éclaté à San Bernardo et Cerro Navia contre le manque de nourriture. Dans les deux communes, les manifestants ont installé des barricades et y ont bouté le feu. La police est intervenue ce qui a conduit à des affrontements. Des événements similaires avaient déjà eu lieu dans d’autres villes du Chili dont El Bosque, Cerrillos, La Pintana et Puente Alto (voir notre article).
Hier, les habitant·es de Minneapolis sont descendus à plusieurs milliers dans les rues pour protester contre le meurtre de George Floyd par la police (voir notre article). Des voitures de police avaient été détruites et le commissariat pris pour cible. Des manifestant·es avaient également encerclé la maison du meurtrier. Celui-ci avait commandé plusieurs fois des repas depuis chez lui de peur de sortir mais les livreurs avaient systématiquement refusé de le livrer. Aujourd’hui, les habitant·es révolté·es sont à nouveau descendus dans les rues. Le commissariat et des voitures de police ont, à nouveau, été attaqués tandis que des manifestant·es scandaient des slogans réclamant l’abolition de la police. Des caméras de surveillance ont également été attaquées à la tronçonneuse. Par ailleurs, plusieurs bâtiments ont été incendiés, des pillages massifs de grandes surfaces ont eu lieu. Les policiers, dépassé ont tiré à plusieurs reprises des grenades lacrymogènes et flashbang depuis les toits des immeubles. Ils ont également utilisé des balles en caoutchouc. La garde nationale a également été déployée tandis que des des milices d’extrême droite armées de fusils d’assaut ont fait leur apparition. On signale des mouvements de révoltes ont également été signalé dans d’autres villes comme Los Angeles.
Malgré des mesures répressives accrues et une nouvelle vague d’arrestations dans diverses villes, de jeunes insurgés ont pris pour cibles plusieurs centres de répression en Iran la semaine dernière. Le 25 mai 2020, des centres répressifs de la milice du Bassidj à Kermanchah et à Goldasht de Karadj ont été incendiés. À Ispahan, le centre de la mobilisation des pasdarans, impliqué dans la répression des soulèvements, ont été pris pour cibles. À Qom, le siège des sites des pasdarans a également été visé. À Karadj, de jeunes rebelles ont brûlé le panneau à l’entrée du centre de la milice du Bassidj, responsable de la répression des étudiants.De nombreuses autres actions ont visés des institutions et des dispositifs de propagande du régime. Ce n’est pas la première fois d’une pareille vague d’attaques se produit (voir notre précédent article).
Jeudi, trois maoïstes appartenant au Front de libération du peuple de l’Inde (PLFI, qui a scissionné du PCI(M) en 2009), ont été abattus par une équipe conjointe de la police d’État et du CRPF près de Manmaru Beda, dans la jungle de Podahat, dans l’ouest de Singhbum. Un maoïste blessé a également été arrêté lors de la rencontre. Une opération de ratissage intensive a été lancée pour retrouver les autres maoïstes du groupe qui se sont fondus dans la jungle.
Lundi après-midi, des habitants de Huejutla ont dressé des barrages sur les routes Álamo-Tamazunchale et México-Tampico. Les manifestants demandent au gouvernement un soutien financier face aux conséquences de l’urgence sanitaire. En outre, mardi, les manifestants ont séquestré deux policiers municipaux dans une communauté de la région de Huasteca. Les policiers municipaux auraient été emmenés dans la communauté d’Oxtomal, où ils sont toujours détenus, les protestataires ont déclaré qu’ils ne les relâcheront pas tant que le gouvernement n’aura pas répondu à leurs demandes. Enfin, les vitres des locaux du DIF municipal et du Tribunal de première instance on été brisés par des manifestants.
La police de Liège a, comme dans d’autres villes, testé l’utilisation de drones dans le cadre du confinement. La police locale a ainsi utilisé un drone prêté par la protection civile pendant environ trois semaines pour surveiller les citoyens. Elle envisage maintenant d’en acquérir pour d’autres usages. En Belgique, une loi sur l’utilisation par la police des caméras visibles et mobiles existe depuis 2018. Les drones y sont assimilés à des caméras montées à bord d' »aéronefs de police ».
Lundi 25 mai, la police de Minneapolis a arrêté un homme noir du nom de George Floyd suspecté d’avoir utilisé un faux billet dans un supermarché. Alors qu’il avait été mis à terre sur le ventre et menotté dans le dos, un policier a placé son genou au niveau de son cou pendant 10 minutes, le privant d’oxygène. Il est mort à l’hôpital. George Floyd a supplié plusieurs fois le policier de relâcher sa pression annonçant qu’il ne pouvait plus respirer. Plusieurs témoins, assistant à la scène ont également supplié le policier d’arrêter sa prise, en vain. Les témoins qui ont tenté d’intervenir ont été menacé par un second policier, un des témoin cependant a enregistré la scène sur son téléphone. Le meurtre a donc été filmé en direct.
Mardi, une manifestation d’hommage au défunt et contre les crimes policiers et le racisme a eu lieu à Minneapolis. Des milliers de personnes se sont rassemblées, des voitures de police ont été détruites et le commissariat pris pour cible. Des gaz lacrymogènes et des balles en caoutchouc ont été tirées contre les manifestant·es. L’un des slogans de cette marche était « Je ne peux pas respirer », les derniers mots du défunt.
Le meutre de George Floyd filmé en direct
Les habitant·es révolté·es attaquent une voiture de police de Minneapolis