Le préfet de l’Ardèche, Benoît Trévisani, a déposé plainte après la découverte de plusieurs tags sur le pont-rail de la déviation de Saint-Péray visant le projet routier, les entreprises du chantier et les forces de l’ordre. Parmi les inscriptions figure notamment le slogan « 1 flic 1 balle ».
Cette plainte intervient quelques jours après la relaxe de huit opposants à la déviation, poursuivis pour le blocage du pont Mistral à Valence en mai. Le tribunal a relevé plusieurs irrégularités dans l’enquête, dénonçant notamment des procédés d’identification contestables, et a jugé que les faits reprochés n’étaient pas suffisamment caractérisés.
Le tribunal de Temuco doit prononcer le 13 juillet la peine de Luis Menares Chanilao, Jorgue Caniupil Coña, Pelantaro Llaitul Pezoa et Juan Carlos Mardones, quatre militants de la Coordinadora Arauco-Malleco (CAM), reconnus coupables de plusieurs infractions liées à une attaque contre une entreprise forestière en 2022. Le parquet réclame des peines pouvant aller jusqu’à 48 ans de prison.
Détenus provisoirement depuis près de quatre ans, ils dénoncent un procès politique fondé sur des témoignages protégés et un manque de preuves matérielles. Cette affaire s’inscrit dans un contexte de répression du mouvement autonomiste mapuche. Après la militarisation du Wallmapu sous le gouvernement de Gabriel Boric, l’exécutif de José Antonio Kast a intensifié les opérations sécuritaires, les poursuites judiciaires et le harcèlement des communautés mapuches.
Les autorités ont déployé un important dispositif de sécurité pour entraver la manifestation contre le canal Seine-Nord Europe organisée le 11 juillet à Oisy-le-Verger dans le Pas-de-Calais. Selon le collectif Méga Canal Non Merci, des routes ont été barrées, des gares fermées et des manifestants empêchés d’accéder au village, où plus de 3 500 personnes se sont rassemblées. Malgré ces mesures, plusieurs centaines de manifestants ont mené des actions sur le chantier en arrachant des clôtures et en investissant la voie d’eau à bord de kayaks, barques et embarcations gonflables.
La police antiterroriste grecque a arrêté trois suspects à Thessalonique et en Crète dans le cadre de l’enquête sur les attaques à l’explosif du 1er juillet visant trois responsables du parti au pouvoir, Nouvelle-Démocratie qui ont fait un mort et quatre blessés.
Parmi les personnes interpellées figurent une ancienne membre de l’organisation Action anarchiste, âgée de 26 ans, ainsi qu’un homme de 29 ans présenté comme une figure de la mouvance anarchiste de Thessalonique. Les autorités estiment que d’autres personnes pourraient être impliquées.
Depuis sa cellule en Turquie, Hüseyin Uzundağ, détenu depuis 2002 dans une prison de haute sécurité, a publié un long poème consacré à plusieurs cadres du Parti communiste d’Inde (maoïste) morts lors d’affrontements avec les forces de sécurité indiennes. Il rend notamment hommage à Basavaraj (Nambala Keshava Rao), secrétaire général du PCI (maoïste), tué le 21 mai 2025 avec 27 autres membres du mouvement, ainsi qu’à Hidma, commandant de l’Armée guérilla de libération du peuple, et à Renuka, militante maoïste, tués en 2025. Intitulé « Adieu aux Tigres de Gundekot », le texte célèbre la guerre populaire en Inde et la figure des combattants issus des communautés adivasis, populations autochtones du centre du pays.
Une salariée de l’association Andès, membre du Groupe SOS, est menacée de licenciement pour faute grave après avoir contesté des pratiques qu’elle juge illégales et demandé le respect de ses droits salariaux. Mise à pied à titre conservatoire, elle a été convoquée à un entretien préalable au licenciement. Un rassemblement a été organisé le 3 juillet devant le siège du Groupe SOS à Paris.
Dans un reportage long format, Blast revient sur le parcours de Marwan Barghouti, figure majeure du Fatah, député palestinien et détenu en Israël depuis 2002. Condamné à cinq peines de prison à vie par la justice israélienne pour son rôle dans la deuxième Intifada, il reste une personnalité centrale de la scène politique palestinienne.
Tourné en Cisjordanie à l’hiver 2025, le documentaire retrace son histoire, son influence depuis sa cellule et la place qu’il occupe dans les espoirs de recomposition politique palestinienne. Surnommé le « Mandela palestinien » par ses partisans, Barghouti demeure une figure incontournable du mouvement des prisonniers palestiniens.
En cliquant, vous acceptez le chargement de contenu depuis un service externe.
İrfan Yılmaz est un prisonnier politique âgé de 59 ans et atteint d’un handicap évalué à 96 %, dépendant d’un fauteuil roulant. Il est incapable de subvenir seul à ses besoins quotidiens. Plusieurs de ses soutiens dénoncent son maintien en détention malgré un rapport médical concluant qu’il n’est pas apte à rester en prison.
Sa situation fait l’objet d’une campagne de soutien en Turquie et à l’étranger, réclamant l’application de l’article 16 de la loi sur l’exécution des peines permettant une suspension pour raisons médicales.
Deux des trois militant·es poursuivi·es pour avoir dégradé les locaux de l’entreprise Ultra à Londres, Eleni et Maryam, ont été remises en liberté sous caution, tandis que le troisième, Rhae, a été placé en détention provisoire par le tribunal de Westminster. Les trois prévenu·es sont accusé·es d’avoir causé jusqu’à 3 millions de livres sterling de dommages en détruisant dix satellites destinés à des activités liées à l’armée israélienne via des liens avec Elbit Systems.
Les militant·es se sont introduit·es dans les locaux avant de les asperger de peinture rouge et d’endommager les équipements à l’aide de mousse expansive. Le parquet a également invoqué une « escalade » de leurs actions de soutien à la Palestine pour justifier leur placement en détention, un argument contesté par la défense, qui a estimé que le soutien à la cause palestinienne ne pouvait, à lui seul, motiver une détention provisoire.