Nadia Topete, militante chicana de 21 ans engagée pour les droits des migrants à Los Angeles, a comparu le 8 juillet 2026 devant un grand jury fédéral à Santa Ana, après avoir reçu une seconde assignation. Elle a exercé son droit constitutionnel au silence, tandis qu’une cinquantaine de soutiens se sont rassemblés devant le tribunal pour dénoncer une procédure qu’ils dénoncent comme une forme de répression politique visant les organisateurs des mobilisations contre les opérations de l’ICE et la politique migratoire de l’administration Trump.
Selon ses soutiens, Nadia Topete a également fait l’objet de visites d’agents du FBI à son domicile. Ils demandent l’abandon de l’enquête et affirment que les poursuites engagées contre les militants ne freineront pas les mobilisations en faveur des droits des migrants.
À la suite d’une inspection menée en mai 2026, la Contrôleure générale des lieux de privation de liberté (CGLPL) dénonce des « violences systémiques » au sein du quartier de lutte contre la criminalité organisée (QLCO) de la prison de Condé-sur-Sarthe. Son rapport fait état de fouilles jugées humiliantes, de violences physiques et verbales, d’intimidations, de privations de sommeil et d’abus de pouvoir, dans un contexte où les agents interviennent cagoulés, compliquant leur identification.
Une audience s’est tenue à Turin concernant la demande de placement sous surveillance spéciale de Stefano et Sara, deux militants engagés dans les mobilisations en faveur de la Palestine et liés au centre social Askatasuna. Cette mesure, sollicitée par la préfecture de police, est fondée sur le Code antimafia, normalement destiné aux personnes soupçonnées d’appartenir au « crime organisé » ou au « terrorisme ».
Des rassemblements de soutien ont eu lieu devant le tribunal. Les prochaines audiences, au cours desquelles la justice décidera de l’application ou non de cette mesure, sont prévues en septembre.
Le tribunal de surveillance de Rome a rejeté, le 1er juillet 2026, le recours de la défense d’Alfredo Cospito contre le renouvellement de son placement sous le régime carcéral de haute sécurité 41-bis pour une durée supplémentaire de deux ans. Cette décision fait suite à l’audience du 12 juin, les motivations détaillées devant être publiées ultérieurement.
Pour lui écrire :
Alfredo Cospito C. C. “G. Bacchiddu” strada provinciale 56 n. 4 Località Bancali 07100 Sassari (SS) [Italia – Italie]
María José Baños, militante historique des Groupes de résistance antifasciste du premier octobre (GRAPO), a été libérée de la prison de Campos del Río le 30 avril 2026, à la suite d’une importante mobilisation de solidarité, tout en conservant une détermination révolutionnaire intacte après plus de trois décennies de détention. Âgée de 61 ans et gravement malade, elle avait été incarcérée depuis le 18 novembre 1992 et condamnée à 35 ans, 14 mois et 17 jours de prison pour sa participation à différentes actions attribuées aux GRAPO. Quelques mois après sa libération, des premières photos de María José Baños sont diffusées. Elle apparait libre et résistante !
Six militants étudiants ont été enlevés par des policiers en civil le 7 juillet à Nairobi alors qu’ils participaient à une mobilisation organisée à l’occasion de l’anniversaire du mouvement Saba Saba. Les six militants ont ensuite été poursuivis pour « obstruction à la circulation des véhicules sur une voie publique », des accusations qu’ils ont rejetées. Présentés devant le tribunal de Milimani Law Courts à Nairobi, ils ont été libérés sous caution financière. L’un des militants a affirmé avoir été arrêté puis violemment maltraité, déclarant avoir été battu et malmené dans le commissariat central de Nairobi.
La date du 7 juillet commémore chaque année les mobilisations de masse de 1990 contre la dictature du président Daniel arap Moi. À cette époque, de nombreux droits démocratiques étaient interdits, et les populations avaient défié les restrictions imposées par le régime, déclenchant d’importants mouvements de contestation à travers le pays.
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Quatre jeunes militants internationalistes arrêtés à Ankara avant le sommet de l’OTAN doivent être présentés à un tribunal ce jeudi 9 juillet. Placés en garde à vue par la brigade antiterroriste, ils sont soupçonnés par les autorités d’avoir préparé des actions de protestation avant le sommet. Les quatre militants, qui ont entamé une grève de la faim, ont exercé leur droit au silence lors de leur interrogatoire. Par ailleurs, deux autres militants internationalistes arrêtés à Istanbul doivent être expulsés de Turquie ce même jour. Placés dans des centres de rétention en vue de leur éloignement, ils avaient signalé être suivis avant leur interpellation, selon une organisation de soutien aux prisonniers.
Afin de les soutenir, des mobilisations de solidarité ont été organisées dans plusieurs villes d’Europe à l’appel de la Plateforme La voix des prisonniers (Tutsakların Sesi Platformu) pour exiger la libération des jeunes internationalistes détenus en Turquie. Des rassemblements ont notamment eu lieu au Royaume-Uni, en France, en Allemagne et en Autriche. À Londres, Manchester et Birmingham, les manifestants ont dénoncé la criminalisation de la solidarité internationale et réclamé la liberté pour les prisonniers politiques. En France, des actions ont été menées à Paris, Rennes, Lyon, Grenoble et Toulouse avec des messages de soutien aux militants arrêtés. En Allemagne, des rassemblements se sont tenus notamment à Cologne, Hambourg, Magdebourg et Stuttgart, tandis qu’en Autriche, des jeunes se sont mobilisés à Graz.
Le projet de loi RIPOST, examiné à l’Assemblée nationale, prévoit un renforcement des mesures de sécurité contre les stupéfiants, les rodéos urbains, les rave-parties, les squats et d’autres sujets. Si plusieurs dispositions ont été atténuées en commission, le ministre de l’Intérieur souhaite rétablir les mesures les plus strictes, notamment sur les rassemblements festifs non déclarés, les mortiers d’artifice et les interdictions administratives de stade.
Le texte élargit également les prérogatives des forces de l’ordre en étendant le recours à la garde à vue pour certains faits qualifiés de « criminalité organisée », en renforçant les techniques spéciales d’enquête (surveillance, interceptions et infiltrations) et en augmentant les sanctions pénales dans plusieurs domaines, notamment les stupéfiants, les rassemblements festifs non déclarés et les occupations de logements.
La prisonnière politique et militante communiste Seda Baykan est en grève de la faim depuis 100 jours pour obtenir son transfert de la prison de Diyarbakır vers celle de Kandıra, afin de se rapprocher de sa famille et de quitter son régime d’isolement. Détenue seule en cellule depuis plus de quatre ans, elle affirme subir des menaces et du harcèlement, tandis que son état de santé est désormais jugé préoccupant.
Un rapport du laboratoire de recherche Citizen Lab identifie l’Australie, le Canada, Chypre, le Danemark, Israël et Singapour comme des clients présumés de Paragon Solutions, éditeur du logiciel espion Graphite. Les chercheurs affirment avoir cartographié une partie de l’infrastructure du logiciel grâce à des indices techniques, quelques semaines après que WhatsApp a averti une quatre-vingt-dizaine d’utilisateurs qu’ils avaient été ciblés par ce spyware.
Paragon, qui affirme ne vendre ses outils qu’à des démocraties, conteste certains éléments du rapport sans préciser lesquels. Meta a toutefois confirmé qu’un indicateur technique identifié par Citizen Lab était bien lié à Graphite. Les chercheurs soulignent que ce logiciel, capable d’infecter certaines applications sans interaction de l’utilisateur, est plus difficile à détecter que d’autres spywares, tout en rappelant qu’il a notamment été utilisé contre des journalistes et des membres de la société civile.