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Articles

France : L’Assemblée adopte en première lecture une réforme sur l’usage des armes par la police

L’Assemblée nationale a adopté en première lecture une proposition de loi instaurant une présomption de légalité pour l’usage des armes à feu par les forces de l’ordre. Soutenu par la majorité présidentielle, la droite et l’extrême droite, le texte prévoit de transférer la charge de la preuve vers les victimes ou leurs proches en cas de contestation. Il doit désormais être examiné par le Sénat. Lors du vote du projet le mardi 7 juillet, des collectifs de familles de violences et crimes policiers ont vivement dénoncé ce projet en scandant « Pas de justice, pas de paix ».

Union européenne : Le Parlement relance le projet controversé de « Chat Control »

Le Parlement européen a approuvé, à une courte majorité, une procédure d’urgence permettant de revoter avant la pause estivale sur le rétablissement temporaire du dispositif dit « Chat Control ». Ce mécanisme, arrivé à expiration en avril, autorisait des plateformes comme Meta, Google ou Microsoft à analyser volontairement les messages privés afin de détecter des contenus liés aux abus sexuels sur mineurs. Ses opposants dénoncent un contournement des procédures parlementaires.

La relance du texte suscite de vives critiques qui dénoncent les risques de surveillance de masse, les erreurs des outils d’intelligence artificielle utilisés pour les analyses et le recul de la protection de la vie privée. Un vote définitif était prévu avant la suspension des travaux du Parlement pour l’été.

USA : Un automobiliste mexicain tué par un agent de l’ICE lors d’un contrôle au Texas

Un automobiliste mexicain, Lorenzo Salgado Araujo, a été abattu par un agent de l’ICE lors d’une intervention à Houston, au Texas. Transportée à l’hôpital, la victime a succombé à ses blessures. Le FBI a été chargé de l’enquête, tandis que les circonstances précises de l’intervention restent inconnues. Cette affaire survient dans un contexte de recrudescence des arrestations et des interventions mortelles de l’ICE ces derniers mois.

Turquie : Les coprésidents emprisonnés de l’ESP appellent à intensifier la mobilisation contre l’OTAN

Depuis leur prison, les coprésidents du Parti socialiste des opprimés (ESP), Deniz Aktaş et Murat Çepni, ont salué les manifestations organisées contre le sommet de l’OTAN à Ankara. Dans un message publié le 7 juillet, ils dénoncent une alliance militaire au service des intérêts impérialistes et accusent le gouvernement turc d’accompagner cette stratégie par un renforcement de la répression contre les opposants, les mouvements sociaux, les femmes, les personnes LGBTQIA+ et le mouvement kurde.

Le sommet de l’OTAN qui s’est tenu aujourd’hui à Ankara n’avait pas pour but la sécurité des peuples, mais la mise en œuvre des nouveaux plans de guerre, d’occupation et de destruction des impérialistes. L’augmentation des dépenses militaires à travers le monde, les budgets colossaux alloués aux monopoles de l’armement, les nouvelles alliances militaires formées entre États et la multiplication des conflits régionaux convergent vers une même vérité : les impérialistes préparent une nouvelle guerre de partage.

La guerre reportée entre l’Iran et l’alliance américano-israélienne au Moyen-Orient, le génocide en cours en Palestine, le conflit qui s’éternise en Ukraine et l’escalade des tensions dans la région Asie-Pacifique s’inscrivent tous dans une même politique de guerre impérialiste. Pendant que les impérialistes planifient la redistribution du monde, les travailleurs, les ouvriers et les peuples opprimés en paient le prix fort : leur sang, leur vie et la misère.

Ce n’est pas un hasard si cette organisation guerrière, qui sème la mort parmi les peuples, s’est réunie aujourd’hui à Ankara pour discuter de nouveaux plans d’attaque. La Turquie, qui possède la deuxième armée de l’OTAN, occupe une place cruciale dans la stratégie de guerre impérialiste. Les impérialistes considèrent la Turquie non seulement comme une base militaire, mais aussi comme un centre stratégique où la main-d’œuvre bon marché est exploitée, la pauvreté s’aggrave et les effectifs peuvent être fournis pour la guerre en cas de besoin. Tandis que des milliards sont engloutis dans les dépenses militaires, les travailleurs sont condamnés à la faim, les femmes à la pauvreté, les jeunes au chômage et les retraités à des conditions de vie misérables.

Ceux qui ne parviennent pas à éradiquer la faim tentent de la dissimuler. Ils repeignent les murs et capturent les animaux errants pour masquer la misère. Mais la réalité demeure inchangée. Nous savons que la guerre et la pauvreté sont leur œuvre.

Le régime fasciste AKP-MHP prépare ce sommet depuis longtemps. Depuis 2025, il cible les femmes et les personnes LGBTQ+ avec sa politique de « l’Année de la Famille », augmente ses dépenses militaires et intensifie sa répression contre les forces de résistance sociale. Tout en renforçant la répression intérieure, il tente de consolider son pouvoir en négociant avec les puissances impérialistes étrangères.

La loyauté envers l’OTAN se manifeste par des attaques contre le peuple. C’est pourquoi nous comprenons parfaitement les objectifs de la répression politique lancée contre notre parti le 3 février, suivie d’arrestations et de détentions. Ces attaques contre les révolutionnaires et les socialistes sont une conséquence de la politique de guerre de l’OTAN et une tentative du régime fasciste d’entraver la lutte anti-impérialiste et antifasciste.

Ce que les impérialistes appellent « sécurité », c’est la mort pour le peuple ; ce qu’ils appellent « stabilité », c’est l’exploitation, l’occupation et l’oppression.

Depuis sa création, l’OTAN a été bien plus qu’une simple alliance militaire ; c’est une organisation guerrière impérialiste, œuvrant contre le socialisme et la lutte de libération des peuples. Elle poursuit cette mission aujourd’hui car les impérialistes savent que la véritable alternative à la guerre, à l’exploitation et à la pauvreté réside dans la lutte organisée des peuples. C’est pourquoi ils ciblent le socialisme et tentent d’anéantir la lutte révolutionnaire.

Mais l’histoire ne sera pas écrite par eux, mais par ceux qui résistent !

De tout temps, aucune guerre impérialiste n’a duré éternellement. Aucun régime fasciste n’a pu soumettre la lutte organisée des peuples. Aujourd’hui, intensifier la lutte contre les politiques de guerre de l’OTAN, l’impérialisme, le fascisme et le régime collaborationniste est une responsabilité partagée par les travailleurs, les femmes, les jeunes, les personnes LGBTQ+, le peuple kurde et tous les opprimés.

Aujourd’hui, nous saluons celles et ceux qui étendent la lutte rue par rue contre l’OTAN, organisation de guerre impérialiste ; celles et ceux qui élèvent la voix contre la guerre, l’exploitation et le fascisme.

Vive la lutte unie des peuples !

L’OTAN meurtrière et ses collaborateurs seront vaincus, les peuples résistants l’emporteront !

Grèce : Des anarchistes revendiquent une attaque incendiaire contre une unité de police à Exarchia

Un groupe anarchiste a revendiqué une attaque incendiaire visant la police grecque dans le quartier d’Exarchia, à Athènes, dans la nuit du 20 juin 2026. Dans un communiqué, le groupe affirme que c’est une réponse à la présence policière accrue dans le quartier, qu’il accuse de participer à la répression des mobilisations sociales. Cette attaque a été organisée en hommage à Kyriakos Xymitiris, militant anarchiste décédé, et en soutien à des militants anarchistes poursuivis ou détenus, ainsi qu’avec la communauté occupée de Prosfygika et des luttes contre la gentrification d’Exarchia.

Turquie : Des jeunes internationalistes toujours détenus ou disparus en marge des mobilisations contre l’OTAN

Quatre jeunes internationalistes (Bjarne, Ella, Alex et Una) arrêtés à Ankara lors de mobilisations contre le sommet de l’OTAN, sont toujours détenus dans les locaux de la police antiterroriste. La durée de leur garde à vue a été prolongée d’un jour et ils n’ont pas encore été interrogés par les enquêteurs. Pour protester contre cette procédure illégale, les quatre jeunes ont entamé une grève de la faim. Leurs familles, notamment au Royaume-Uni et en Allemagne, demandent l’intervention des consulats.

Deux autres internationalistes, Wilma et Mattis, partis à Istanbul, restent également introuvables depuis l’envoi d’un message indiquant qu’ils étaient suivis. Des organisations de solidarité affirment craindre qu’ils aient eux aussi été arrêtés et demandent des informations immédiates sur leur situation ainsi que la libération de toutes les personnes détenues dans le cadre des mobilisations contre le sommet de l’OTAN.

Tours : Une militante antifasciste jugée après avoir scandé « ACAB » lors d’une manifestation

Une militante antifasciste d’une quarantaine d’années comparaissait le 7 juillet 2026 devant la justice à Tours pour des accusations d’outrages et de violences envers quatre policiers. Les faits remontent au 11 février 2026, lors d’une manifestation contre un meeting du Rassemblement national. La procédure a été engagée après qu’elle a scandé « ACAB » (« All Cops Are Bastards »). Elle reconnaît avoir prononcé ce slogan, mais conteste les accusations de violences qui ont suivi son interpellation.

La militante affirme avoir mordu un policier après avoir subi une pression au niveau de la gorge lors de son arrestation. Son avocat dénonce une intervention disproportionnée et souligne que les caméras-piétons des policiers étaient éteintes et que des images de vidéosurveillance ne montreraient pas de résistance lors de l’interpellation. Le parquet a requis six mois de prison avec sursis et un stage de citoyenneté. La décision de justice est attendue le 1er octobre 2026.

Inde : Un youtubeur emprisonné en vertu de la loi antiterroriste, accusé de promouvoir le maoïsme

Bachalakuri Joseph, connu sous le nom de Prasanna Ravan sur YouTube, a été placé en détention provisoire jusqu’au 18 juillet après son arrestation dans l’État de l’Andhra Pradesh en vertu de la loi antiterroriste UAPA. La police l’accuse de promouvoir l’idéologie maoïste et d’inciter les jeunes à rejoindre le Parti communiste d’Inde (maoïste), organisation interdite. Les autorités affirment avoir retrouvé sur son téléphone des contenus liés au mouvement maoïste et reprochent également certaines de ses déclarations lors d’une réunion de chrétiens dalits à Eluru.

L’affaire a été ouverte à la suite d’une plainte d’un responsable du parti nationaliste Jana Sena. Les poursuites s’appuient à la fois sur plusieurs dispositions du Code pénal indien et sur l’UAPA, qui réprime notamment le soutien présumé à des organisations interdites. Incarcéré à la prison centrale de Nellore, Prasanna Ravan fait également l’objet d’une seconde plainte pour des propos visant le vice-ministre en chef de l’Andhra Pradesh, K. Pawan Kalyan.

Chili : La famille de Mauricio Hernández Norambuena dénonce le non-respect d’une décision de justice

La famille de Mauricio Hernández Norambuena accuse le gouvernement de José Antonio Kast de ne pas avoir exécuté, dans le délai fixé par la justice, son transfert de la prison de haute sécurité de Santiago vers celle de Rancagua. Selon elle, l’administration pénitentiaire (Gendarmería) multiplie les recours et manœuvres juridiques pour empêcher l’application de la décision de justice, alors que Mauricio Hernández, âgé de 68 ans, demeure à l’isolement dans des conditions dénoncées comme préjudiciables à sa santé.

Les proches de l’ancien membre du Front patriotique Manuel Rodríguez (FPMR) estiment que ce maintien en détention constitue un traitement inhumain et une violation de son droit à la santé. Ils tiennent le gouvernement, l’administration pénitentiaire et le ministère de la Sécurité publique pour responsables de son état de santé et dénoncent une discrimination persistante à son encontre.

Irlande : Deux militants arrêtés puis libérés lors de l’expulsion du centre communautaire Anne Devlin

Deux militants ont été arrêtés lors de l’expulsion du centre communautaire Anne Devlin à Dublin, menée par la police irlandaise (Gardaí) avec le soutien d’une société de sécurité privée. Présentés devant la Haute Cour, ils ont finalement été remis en liberté après l’abandon de la procédure engagée contre eux pour outrage au tribunal. Une manifestation de soutien s’est tenue devant le centre après la libération des deux militants.

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