Le 14 novembre 2014, un groupe de personnes armées entre dans l’agence de la Pax Bank à Aix-la-Chapelle (Aachen), vident le coffre, attachent les employés de la banque, et abandonnent les lieux sans blesser personne. La police relie cette attaques à deux autres ayant eu lieu précédemment à Aachen, et envoie une note au niveau international, faisant circuler les profils génétiques extraits d’échantillons d’ADN trouvés sur les lieux. En mars 2015, la police catalane répond en indiquant que l’échantillon extrait d’une perruque trouvée près de la Pax Bank, coïnciderait avec celui extrait d’un gant trouvé dans la rue après une action directe politique ayant eu lieu à Barcelone en juin 2009.
Une enquête conjointe germano-catalane commence alors et après avoir ramassé furtivement une canette abandonnée dans la rue par une anarchiste de nationalité italiano-autrichienne et en avoir extrait des échantillons d’ADN, la police conclu à la concordance l’échantillon de Aachen. Le 12 avril, un MAE est émis, et le 13 avril l’arrestation est opérée. Elle sera suivie d’une extradition le 30 juin (voir notre article) et d’une mise en détention à la prison de Cologne. Une autre arrestation est opérée aux Pays-Bas, la deuxième inculpées état mise en liberté provisoire en attendant son éventuelle extradition (voir notre article). Plusieurs initiatives de solidarité ont eu lieu. C’est ainsi que dans la nuit du 24 au 25 juillet, les vitres et les distributeurs de billets de deux banques de Hambourg ont été détruits, et des slogans écrits au spray en solidarité avec les deux accusées.
Deux militants CGT, accusés de violences contre des policiers lors de la manifestation nationale du 14 juin contre la loi travail à Paris (voir notre article), ont été relaxés de ces faits mercredi, mais l’un a été condamné pour rébellion. Le tribunal correctionnel de Paris a condamné ce docker du Havre, âgé de 33 ans, à un mois d’emprisonnement avec sursis pour s’être rebellé lors de son interpellation. Également jugé pour avoir lancé des projectiles sur la police, il a été relaxé faute de preuves. Le second prévenu, 39 ans, élu à Sorbiers (Loire), agent territorial de Saint-Etienne et représentant CGT, était jugé pour avoir lancé un fumigène vers les policiers et résisté violemment à son interpellation. Il a été relaxé «au bénéfice du doute».
Des heurts ont éclaté à Séoul jeudi entre la police et des manifestants sud-coréens qui voulaient perturber la cérémonie d’ouverture d’une fondation pour les femmes contraintes à l’esclavage sexuel par l’armée impériale japonaise durant la Seconde guerre mondiale. Les deux pays ont conclu en décembre un accord « définitif et irréversible » aux termes duquel le Japon offre ses « excuses sincères » et verse un milliard de yens (7,5 millions d’euros) à une fondation afin d’aider les « femmes de réconfort » sud-coréennes toujours en vie. Cet accord est dénoncé par ceux qui dénoncent le refus de Tokyo de reconnaître sa responsabilité légale. « Vous ne pouvez faire taire les victimes avec de l’argent », ont lancé les manifestants lors de la cérémonie d’ouverture jeudi de la fondation. Certains ont réussi à forcer l’entrée de la fondation où devait se tenir une conférence de presse. Ils ont été évacués par la police.
La semaine passée, des militants accusés d’avoir participé à l’occupation des locaux de Turkish Airlines à l’aéroport de Caselle, Turin, en septembre 2015, ont été une nouvelle fois été harcelée à leur domicile par la police. Dix participants à la manifestations de Caselle étaient astreints à pointer au commissariat deux fois par jour. Ils ont déclaré le lendemain de la dernière opération policière (le 22 juillet) de refuser les mesures restrictives.
Ils en donnent deux raisons: « Tout d’abord, parce que – comme indiqué dans l’ordonnance restrictive elle-même – elle nous empêche de réitérer l’attitude en question, à savoir le soutien à la résistance du PKK et du combat révolutionnaire au Kurdistan, soutien aujourd’hui plus nécessaire que jamais et pour lequel, s’il fallait jamais blâmer quelque chose chez nous, ce serait de ne pas en faire assez.
Ensuite, parce qu’il est temps de réagir à ce filet de mesures répressives par lequel ils tentent de réprimer les mouvements qui luttent. Du Val Susa à Turin, on ne comptent plus les personnes soumises à des restrictions. C’est assez! Une réaction collective ne peut plus être reportée, chacun sur la base de sa possibilité. Par conséquent, la plupart d’entre nous ne coopèreront plus à la restriction de leur liberté et n’iront plus au commissariat. Si vous voulez, prenez la responsabilité de nous traîner en prison. Nous sommes ici. Au pire, nous allons aller rejoindre ces camarades – Luca et Giuliano – purgeant encore peine pour leur refus courageux de l’assignation à résidence, et à qui nous saisissons l’occasion d’envoyer une accolade. Si vous pensez à nous faire peur, vous avez attaqué la mauvaise cible. »
Le 27 février 1973, quelques 200 activistes Sioux Oglala armés, appartenant à l’American Indian Movement (AIM), occupèrent le hameau de Wounded Knee, sur la réserve de Pine, prirent onze otages, demandèrent une enquête sur la corruption de l’administration de cette réserve, l’une des plus pauvres des États-Unis, et une enquête sur la violation des traités signés lors des guerres indiennes. Les otages furent relâchés grâce à la médiation de deux sénateurs du Dakota du Sud, tandis que le blocus de Wounded Knee était organisé avec des moyens considérables : des centaines de policiers et 2.000 agents du FBI furent envoyés sur place ; des chars cernèrent le village et des hélicoptères armés survolèrent le territoire occupé.
Un des blindés encerclant les occupants de Wounded Knee
Occupants de Wounded Knee: la classe américaine
Le choix de Wounded Knee était hautement symbolique. En 1868, les Sioux avaient signé un traité avec les États-Unis qui leur concédait une réserve assez vaste. Mais ce traité n’avait jamais été vraiment respecté, surtout après la découverte, en 1874 de gisements d’or dans la région. Les Sioux s’étaient alors donnés un leader spirituel qui prophétisait la réapparition des morts indiens et le départ des conquérants blancs. Ses disciples de Wovoka pratiquaient avec ferveur la ghost dance (danse des esprits), ce qui inquiéta les autorités qui commencèrent la répression. Bien le chef Sitting Bull n’était pas un adepte de Wovoka, il fut assassiné par un policier. Quatre cents Sioux s’enfuirent et trouvent refuge dans le campement du chef Big Foot, dans une autre réserve. Le 7e de cavalerie intervient et entreprend de le désarmer à Wounded Knee, le clan de Big Foot. Un coup de feu part, une fusillade générale s’ensuit où les Sioux, encerclés par les soldats, sont massacrés. C’est alors que les canons bombardent le village des femmes et des enfants. 300 à 350 Amérindiens périrent ce 29 décembre 1890. Ce massacre marqua la fin des guerres indiennes et l’ouverture définitive de l’Ouest aux colons euro-américains.
Fosse commune des victimes du massacre de 1890 à Wounded Knee
Dans le contexte du mouvement de défense des droits civiques, la montée du red power, dont l’AIM représentait l’aile la plus radicale, faisait sortir les Indiens de l’oubli. L’occupation de Wounded Knee s’inscrivait dans une série d’actions militantes comme l’occupation de l’île d’Alcatraz (1969), du mont Rushmore (1970) ou du Bureau des affaires indiennes à Washington (1972). Le 11 mars 1973, après que de nombreuses personnes aient convergé en direction de Wounded Knee, apportant avec elles des vivres en grandes quantités, l’indépendance du territoire fut déclarée. Des cantines communautaires, un service de santé et un hôpital furent aménagés au sein du territoire assiégé. Les occupants de Wounded Knee faisaient preuve d’une extrême détermination. Des fusillades sporadiques pendant les 70 jours de sièges firent deux morts parmi les militants, un blessé grave parmi les policiers et plusieurs blessés légers.
Occupant de Wounded Knee (à l’arrière plan, l’église jouxtant le cimetière de 1890)
Finalement les occupants reçurent un ultimatum : ils devaient évacuer Wounded Knee après avoir déposé les armes. Le gouvernement s’engageait à examiner leurs revendications : enquête sur la violation des traités, sur la mauvaise gestion et la corruption du Conseil tribal, amélioration des conditions de vie dans la réserve de Pine Ridge. Le 8 mai, les militants se rendent, et disparaissent à la barbe des autorités pendant la nuit. Mais si l’occupation de Wounded Knee apparaît comme l’une des manifestations les plus spectaculaires de l’action militante amérindienne au cours des années 1970, les conditions de vie à Pine Ridge n’en furent guère modifiées, l’enquête sur la corruption de l’administration fut abandonnée, et les représentants de la Maison-Blanche ne rencontrèrent pas les leaders indiens pour renégocier le traité de 1868.
Par contre, au cours des mois et des années qui suivirent, les militants de l’AIM devinrent la cible de la répression policière sur le mode de la répression contre les Black Panthers. Certains purent s’enfuir, d’autres furent emprisonnés, et en deux ans sept membres ou sympathisants de l’AIM furent assassinés. C’est dans le cadre de cette répression que le dirigeant de l’AIM Leonard Peltier est arrêté puis condamné pour l’assassinat, le 25 juin 1975, de deux agents du FBI enquêtant sur un vol dans la réserve de Pine Ridge. Au procès, ses avocats se sont vu imposer des restrictions dans leur argumentation et n’ont pas été autorisés à présenter des témoins. Plus de 140.000 pages du dossier Peltier sont toujours inaccessibles aux avocats, classées par le FBI et la CIA pour des raisons de « sécurité nationale »…
Après l’annonce, lundi, par le président Duterte, d’un cessez-le-feu unilatéral (voir notre article), Jorge « Ka Oris » Madlos, le porte-parole du commandement opérationnel national de la NPA, a annoncé mardi que l’ensemble des unités de la guérilla maoïste se mettaient en « mode de défense active » comme « première réponse » à la décision du président Duterte. Madlos a dit que cet ordre a été pris en attendant la déclaration du Front National Démocratique des Philippines (FNDP), dirigé par le Parti communiste des Philippines, qui est habilité à négocier la paix avec le gouvernement philippin.
Madlos a également déclaré que les unités de l’armée gouvernementale déployées, dans le cadre des opération de contre-insurrections à Isabela, Cagayan, Bulacan, Quezon et Batangas, Camarines Norte, Camarines Sur, Albay, Sorsogon , Samar, Surigao, Davao del Norte, Davao del Sur et d’autres provinces, devaient quitter les zones de guérilla. Jusqu’à nouvel ordre, la NPA continuera à défendra les communautés rurales et l’environnement et poursuivra ses campagnes d’éducation politiques et culturelles pour mobiliser les gens à faire valoir leurs droits et de faire progresser leur lutte pour une véritable réforme agraire.
Au moins 44 personnes ont été tuées et 140 blessées hier mercredi dans deux explosions provoquées par un attentat dans la ville de Qamichli, au Rojava. Il s’agit du plus gros attentat jamais perpétré dans la ville de Qamichli. Il a fait état de dégâts très importants et de corps ensevelis sous les décombres. L’attentat a été mené par un kamikaze qui s’est fait exploser à bord d’un gros camion près d’un point de contrôle proche des administrations de la zone autonome kurde dans la ville, dont l’organisme chargé des affaires de Défense. Cette explosion a provoqué celle d’une citerne de gaz. Les hôpitaux débordés par le grand nombre de victimes. Les forces du régime syrien contrôlent l’aéroport et certains quartiers de Qamichli. Le reste de la province fait partie de la zone autonome kurde et est défendue par les YPG et son équivalent féminin, les YPJ.
Ce lundi 25 juillet, l’ouverture d’un squat a été rendue publique au Kremlin-Bicêtre, dans le Val-de-Marne, 41 avenue de Fontainebleau. En début de soirée, de nombreux policiers lourdement équipés (tenues anti-émeute, casques, matraques, flashballs, gazeuses, etc.) sont intervenus. La porte d’entrée étant barricadée, les policiers sont passés par derrière, avec la collaboration du supermarché Diagonal voisin. Une partie des occupants ont été interpellés à l’intérieur de l’immeuble puis embarqués. Quelques dizaines de personnes solidaires présentes ont tenté en vain de bloquer le passage des véhicules de police, en criant « Libérez nos camarades ». Les policiers ont sorti matraques et gazeuses pour faire les dégager.
Deux militants de la CGT, arrêtés le 14 juin lors de la manifestation nationale contre la loi travail à Paris et accusés de violences envers les policiers, comparaissaient mercredi devant le tribunal correctionnel de Paris. Le premier, agent territorial de Saint-Étienne et représentant CGT, était passé en comparution immédiate le 16 juin, deux jours après son arrestation dans la manifestation parisienne, marquée par des violences. Il avait demandé à ce que son procès soit reporté pour pouvoir préparer correctement sa défense. Le second, également arrêté le 14 juin, est un docker du Havre. Entre 150 et 200 militants CGT, dont plusieurs venus de Saint-Etienne, s’étaient rassemblés à proximité du Palais de justice pour dénoncer la criminalisation de l’action syndicale et exiger la relaxe.
En moins de huit jours, les combattants de l’ELN ont mené trois attaques de harcèlement contre les bases de la contre guérilla. Une attaque a ainsi été mené aujourd’hui mercredi, à la grenade et à l’arme automatique, contre la base militaire de Bella Vista, située dans la municipalité d’El Tarra, et la veille, l’attaque d’un poste de police dans la localité de Mercedes Sardinata s’est soldée par la mort d’un policier. Des combats ont également eu lieu dans les municipalités de San Calixto et Hacari. Par ailleurs, les forces de sécurité ont capturé dans la localité de Morro pela’o de Cantagallo le troisième responsable en importance du Front « Héros et Martyrs de Santa Rosa » de l’ELN connu sous l’alias de « Puchis ». Au moment de sa capture, « Puchis » était armé d’un pistolet et de grenades.