Actualité de la répression et
de la résistance à la répression

L’année dernière, Apple était cité dans une affaire de stupéfiants dans un tribunal new-yorkais (voir notre article) pour avoir refusé de déchiffrer l’iphone de l’accusé. Hier soir, Tim Cook publiait une « Lettre à ses consommateurs » pour expliquer le « conflit » qui l’oppose au FBI dans un dossier terroriste cette fois. Le FBI a demandé à Apple de fournir un logiciel qui serait capable de déchiffrer le seul iphone du tueur de San Bernardino. Apple se défend en affirmant que le chiffrement ne peut être craqué et que si la firme fournissait un outil pour cracker « ce seul iphone », elle mettrait en péril la sécurité de tous ses clients.

Comme toujours, impossible de savoir ce qui est vrai de ce qui est faux (Snowden avait lui-même évoqué les pleurnicheries des espions américains alors qu’ils avaient accès à tout les systèmes qu’ils souhaitaient infiltrer). Que les iphones soient inviolables ou pas (comme nous vous le disions dans un précédent article, ils sont en tout cas vulnérables), c’est une opération de pub réussie pour Apple.

EDIT: En fait, il est déjà possible de cracker les iphones…

En 2015, 313 dossiers antiterroristes ont été ouverts en Belgique, contre 195 en 2013 et 150 en 2013. Jusqu’en 2012, le nombre de dossiers ne franchissait pas la barre de la centaine. Le nombre de policiers affectés n’a pas été augmenté.

En outre, l’OCAM a publié un état des lieux du nombre de personnes fichées comme « radicalisées » en Belgique. Il y en a 450, la plupart concernent des islamistes mais aucun détail n’est fourni.

police à Bruxelles

police à Bruxelles

Lors du premier conseil de la ville de Paris qui s’étalait du 15 au 17 février, deux ‘voeux’ ont été présentés, l’un proposé par le PS, l’autre par ‘Les Républicains’. Le Conseil de Paris a approuvé ces deux textes, « condamnant le boycott envers Israel ». Ces voeux critiquent les actions de blocage contre des représentations culturelles israéliennes dans la capitale française. La suite du communiqué, plus loufoque, explique que « Ces actes illégaux visent à instaurer un climat délétère qui ne favorise en rien la cause palestinienne », alors que la campagne BDS est une initiative palestinienne.

Mobilisation de BDS à Lyon

Mobilisation de BDS à Lyon

Les policiers de la Special Task Force (STF) ont arrêté dimanche soir le commandant de zone maoïste du district de Samastipur, ainsi que deux autres militantes à la frontière du Muzaffarpur et du Sheohar. Le commandant de zone Lalbabu Sahni, alias « Bhaskarji », originaire de Sheohar, était un des maoïstes les recherchés de la police de l’état de l’Andhra Pradesh. Il a été précédemment emprisonné dans le Bihar, mais a été libéré sous caution l’an dernier et il était devenu de nouveau actif. Bhaskarji avait été arrêté avec un autre maoïste en novembre 2007 dans une maison de Nayatola (non loin de Patna) qui était en fait un arsenal de la guérilla contenant armes, explosifs, IED, grenades, etc..

Combattants maoïstes en Inde

Combattants maoïstes en Inde

1.300€ de dons ont déjà été convertis en divers produits Celox (sachets de poudres, « seringues » remplies et pansements traités). Pour participer vous aussi à cette campagne, n’hésitez pas à faire un virement.

En tout: 2.400€ ont déjà été récoltés, 500$ ont été remis au Bataillon International de Libération, 1.300€ convertis en Celox.

Toutes les infos sont sur http://rojava.xyz/

Premier achat de Celox.

Hospitalisée le 28 janvier dernier, Lorentxa Guimon (voir nos précédents articles) a été réincarcérée le 9 février. Après avoir fait une demande de libération conditionnelle, le résultat sera connu le 25 février prochain. Un rassemblement pour demander sa libération a eu lieu le 13 février dernier à Bayonne, un autre aura lieu le 20 février à Rennes à 14h.

Lorentxa Guimon

Lorentxa Guimon

L’appel de deux des principaux syndicats du pays à une grève générale illimitée a paralysé la Guinée lundi 15 février pour la première journée du mouvement. Tous les secteurs de la vie économique et sociale du pays ont été touchés par cette grève, particulièrement bien suivie (à 80% selon les premières estimation), devant se poursuivre ce mardi. Les responsables des grévistes exigent entre autres la revalorisation des indemnités des retraites et des pensions, la hausse des salaires des fonctionnaires et la baisse des prix du carburant à la pompe.

Plusieurs incidents ont eu lieu: des chauffeurs briseurs de grève ont été rappelé à l’ordre et des jeunes ont construits des barricades, provoquant des affrontements et des interventions musclées de la police. Le bilan provisoire de ces affrontements d’hier est de trois blessés graves et 13 arrestations.

Arrestation d’un manifestant

Arrestation d'un manifestant

Une troisième journée de bombardements turcs a eu lieu ce 15 février dans le Canton d’Afrin, au Rojava, tuant et blessant des dizaines de personnes et forçant des centaines d’autres à la fuite. L’armée turque pilonne les positions des QSD, et spécifiquement celles de ces principales composantes, les YPG et Jaysh al-Thuwar. Le Premier Ministre turc Davutoğlu a menacé à de nombreuses reprises les forces kurdes, en particulier que si les YPG restaient à Menbagh (voir notre précédent article), l’aéroport serait détruit, et que si les Kurdes d’approchaient de Azaz, ils en seraient délogés. Le spectre d’une intervention terrestre turco-saoudienne n’a jamais été aussi présent qu’à l’heure actuelle.

Malgré l’agression, les QSD enchaînent les libérations.Ce 14 février ils libéraient Kafr Naya, ce 15 février ils libéraient la ville de Tal Rifaat, un important bastion islamiste.

Situation dans le nord d’Alep au 1 février 2016.

Situation dans le nord d'Alep au 1 février 2016.

Les neufs personnes arrêtées le 28 janvier en Espagne pour « soutien au PKK » (voir notre article) sont tous militant de l’organisation Reconstruccion Comunista. Au cours des 11 perquisitions qui ont eu lieu à Madrid, Valence et Bilbao, des substances pouvant servir à la fabrication d’explosifs auraient été saisis. Parmi les neuf arrêtés, Roberto Vaquero, le secrétaire général de RC a été emprisonné sans possibilité de liberté sous caution pour possession d’explosifs et appartenance à une organisation criminelle, un militant d’origine kurde de Turquie (considéré comme le « contact » avec le PKK) a été emprisonné avec une possibilité de libération sous caution de 10.000€, un autre (le « responsable de la sécurité du parti » a été emprisonné sous une caution de 6.000€.

Les six autres personnes ont été relâchés moyennant une interdiction de quitter le territoire et un retrait de passeport. En outre, les deux locaux de Madrid et Valence sont fermés et les activités de RC interdites pendant un an. Plutôt que le PKK, c’est en fait des YPG dont il serait question. Deux autres militants avaient été arrêtés en juin pour avoir combattu aux cotés des YPG. Le Bataillon International de Libération (voir notre campagne) a réagit sur sa page Facebook en soutien aux personnes arrêtées.

The Spanish internationalists are not alone!We protest the so called 'terror operation' made by the Spanish state…

Posted by International freedom battalion on Sunday, 31 January 2016

Répression contre RC

Répression contre RC

Des centaines de jeunes Palestiniens ont affronté à coups de pierre des soldats israéliens qui ont fait irruption tôt lundi dans le camp de réfugiés d’al-Amari. Une escouade de soldats israéliens est entrée tôt dans le camp situé à l’entrée de Ramallah. Ils semblaient vouloir arrêter un responsable du Fatah, qui a pu s’échapper. Une fois entrés dans les ruelles d’al-Amari, les soldats ont affronté des centaines de jeunes qui leur lançaient des pierres et des bouteilles. Les soldats ont tiré à balles réelles ainsi qu’à balles caoutchoutées. Le ministère de la Santé palestinien a fait état de 28 blessés par balle, dont un touché à la tête. Un soldat a été blessé par des jets de pierre.

Une porte-parole de l’armée israélienne a dit que « des dizaines d’émeutiers ont jeté des explosifs artisanaux et des pierres sur les soldats », mais les journalistes de l’Agence France-Presse n’ont vu aucun objet incendiaire lancé. « Les soldats ont appelé les émeutiers à cesser leurs attaques et utilisé les moyens de dispersion antiémeute. Alors que les violences ne faiblissaient pas, ils ont tiré sur les principaux instigateurs », a-t-elle ajouté. Les heurts ont duré près de trois heures avant de cesser quand les soldats sont sortis du camp aménagé en 1949 pour accueillir les Palestiniens chassés de leurs terres par la création d’Israël, et qui compte aujourd’hui environ 15 000 habitants. Avant l’aube, des soldats israéliens sont par ailleurs entrés dans un autre camp, celui de Qalandia, situé entre Ramallah et Jérusalem, et y ont arrêté Jamal Abou Lil, membre de la direction du Fatah.

Affrontements en Cisjordanie

Affrontements en Cisjordanie