Actualité de la répression et
de la résistance à la répression

En réponse à un appel à la grève générale et à la désobéissance civile pour protester contre le gouvernement et réclamer des réformes politiques, des centaines de personnes ont manifesté dans plusieurs villages. L’accès de certains d’entre eux avaient été bloqués avec des pneus en feu, des troncs d’arbre ou des bennes à ordures. Les forces de l’ordre ont violemment réprimé tous les rassemblements en faisant usage, selon des témoins, à toutes sortes d’armes. Un jeune homme de seize ans est décédé après avoir été grièvement blessé par des tirs de chevrotine. Des dizaines d’autres ont été blessées par ces tirs tandis qu’un grand nombre de manifestants souffrent de problèmes respiratoires en raison des tirs intenses de gaz lacrymogène.

Manifestation au Bahreïn

Manifestation au Bahreïn

Ayant été informée de mouvements des FARC à proximité du village de San Antonio de Getucha (province de Caqueta, sud du pays), l’armée a déclenché une opération dans la zone. Une intense fusillade a opposé la brigade de guérilleros et les soldats lorsqu’ils se sont retrouvés face à face. Sept soldats au moins ont été tués et cinq autres blessés. Dans un communiqué, l’armée a en outre affirmé qu’il y avait un nombre indéterminé de victimes parmi les guérilleros.

Satyavati, alias Bhagya (35 ans), une dirigeante du comité régional a été arrêté avec une autre personne par la police de l’Etat de l’Odisha à Rollagedda. La dirigeante maoïste est originaire de Gondipalli dans le Veedhimandal, une région qui est depuis longtemps un bastion maoïste.
Un autre maoïste a été arrêté dimanche à Latehar tandis qu’il transportait un IED. Il a été identifié comme Kuldeep Mahato, un guérillero recherché par la police depuis 5 ans.

Des anarchistes ont tenté d’incendier une propriété de la Gendarmerie du Chili, mais une petite partie du mélange incendiaire a pris feu et les dégâts sont mineurs. L’action voulait riposter au passage à tabac d’un prisonnier anarchiste, Alberto Olivares (membre du collectif 22 janvier), détenu à Santiago.

Chili: Action antirépression

Près de six ans après l’ouverture du premier procès organisé en Europe sur les « vols secrets de la CIA », l’ancien chef de l’agence de renseignement américaine en Italie, Jeff Castelli, a été condamné en appel et par contumace, vendredi 1er février, à sept ans de prison pour l’enlèvement d’un imam égyptien à Milan en 2003. L’imam, qui bénéficiait de l’asile politique en Italie avait été enlevé au cours d’une opération coordonnée entre le Sismi (renseignement militaire italien) et la CIA, puis transféré via l’Allemagne en Egypte où il avait été torturé. Deux autres agents de la CIA ont été condamnés à six ans de réclusion, également par contumace.

En première instance, les trois agents de la CIA avaient été acquittés, mais le parquet avait fait appel du verdict. En septembre 2012, la Cour de cassation italienne avait par ailleurs confirmé la condamnation à des peines allant de sept à neuf ans de prison contre vingt-trois espions de la CIA, dont son ancien chef à Milan, Bob Seldon Lady. Ils sont tous en fuite. Elle avait ordonné un nouveau procès contre cinq ex-agents d’espionnage italiens accusés d’avoir participé à l’enlèvement. Limogé en novembre 2006, le général Pollari s’était réfugié derrière le secret d’Etat pour éluder toutes les questions des enquêteurs.

Les juges d’instruction français sont fatigués de se heurter constamment au secret-défense, et six d’entre eux, parmi les plus emblématiques, ont saisi la ministre de la justice pour assouplir une procédure qui paralyse de fait les perquisitions dans les affaires sensibles. La loi du 29 juillet 2009 relative à la programmation militaire a étendu considérablement le domaine du secret-défense et a eu pour effet d’entraver les investigations menées par les juges d’instruction dans des affaires aux enjeux importants. Parmi les signataires, les juges chargés de l’attentat de Karachi, qui a révélé une une affaire de corruption dans la vente de sous-marins de la France au Pakistan.

Dans deux domiciles et une voiture d’anarchistes de Naples, 6 micros et un GPS ont été retrouvés.

[EDIT] Dans le premier domicile, 3 micros de type GSM ont été trouvés, ils étaient directement reliés au courant dans les boîtiers des prises près du bureau où il y a un ordinateur (depuis quelque temps, les hauts-parleurs reliés à cet ordinateur étaient perturbés par une interférence identique à celle d’un téléphone qui reçoit un appel), un autre dans la prise près de la table de la cuisine, le dernier dans la chambre, dans la prise la plus proche du lit. De plus, le cache de la prise avait été percé pour diriger le micro vers la tête du lit. Au second domicile par contre, le micro de type GSM a été retrouvé dans la chambre, dans la prise la plus proche de la porte, qui donne sur la cuisine, afin de couvrir plusieurs lieux. Les deux derniers micros, toujours de type GSM mais avec un GPS en plus, ont été retrouvés dans une voiture, dans le sous-toit qui héberge la petite lampe de l’habitacle. Les micros avaient été dirigés vers les sièges de devant.

Les micros trouvés au premier domicile et dans la voiture sont des téléphones portables de marque Vodafone, avec un transformateur et des antennes avec un circuit préimprimé, pour donner une idée, ce sont les même utilisées dans les modems des ordinateurs. Le micro retrouvé au second domicile était un modèle plus ancien, avec deux transformateurs et une antenne à vis. Dans ce cas, la marque est Tim.

Italie: Micros et de GPS-espions découverts

La proposition de loi du Parti communiste français sur l’amnistie des syndicalistes poursuivis en justice n’a pas franchi le stade de la commission des lois du Sénat où elle était examinée mercredi 13 février. Le texte devrait tout de même être discuté en séance le 27 février mais le signal envoyé est pour le moins négatif. Les sénateurs communistes avaient souhaité profiter de leur niche parlementaire, le 27 février, pour y inscrire cette proposition de loi, une revendication de longue date portée pendant la campagne présidentielle par Jean-Luc Mélenchon. Elle vise à amnistier « des faits commis à l’occasion de mouvements sociaux et d’activités syndicales et revendicatives ». Pourtant, les sénateurs PCF avaient proposés un texte très timide, excluant de l’amnistie les violences à l’encontre de la police, des personnes vulnérables ou de moins de 15 ans ainsi que les destructions de biens d’utilité publique.

Plusieurs centaines d’ouvriers ont manifesté mardi matin dans une ambiance tendue devant le siège de Goodyear France à Rueil-Malmaison, dans les Hauts-de-Seine, où se tenait une réunion durant laquelle l’avenir des ouvriers était discuté. De nombreuses forces de l’ordre avaient été mobilisées aux abords du bâtiment. Certains manifestants ont lancé des fumigènes, des bouteilles et des oeufs aux forces de police qui ont déployé des véhicules avec grille permettant de faire barrage, et ont fait usage de gaz lacrymogènes. Des membres des forces de l’ordre ont été éclaboussés de peinture.

Le tribunal militaire permanent de Rabat a terminé mardi soir l’audition des 24 prisonniers politiques sahraouis dans le cadre du procès du « groupe Gdeim Izik », ouvert le 1er février. A l’issue de ces auditions, les avocats de la défense ont demandé une expertise médicale suite aux affirmations de prisonniers faisant état de traitements « inhumains » subis lors de leur détention.

Le procès reprendra mercredi avec l’audition des témoins des évènements qui se sont déroulés à l’automne 2010, à Gdeim Izik, proche d’El-Aaiun occupé, au Sahara occidental où environ 40.000 Sahraouis avaient dressé quelque 8.000 tentes et élu domicile pour défendre leurs droits politiques, économiques et sociaux avant d’en être délogés par les forces marocaines, le 8 novembre 2010. En détention depuis plus de 27 mois, les 24 prisonniers saharaouis sont notamment accusés d’ »atteinte à la sécurité intérieure et extérieure de l’Etat, formation d’une bande criminelle et atteinte aux fonctionnaires publics dans le cadre de l’exercice de leur fonction ». Ils risquent la réclusion à perpétuité.