Suit à la décision de l’Audiencia Nacional espagnole de commuer le reste de la peine de Mónica Caballero et Francisco Solar en expulsion (voir notre article), les deux anarchistes chiliens ont été remis par la police espagnole à la police chilienne. Ils sont arrivés ce dimanche matin à l’aéroport international de Santiago d’où ils sont sortis libres.

La libération de Mónica Caballero et Francisco Solar

La libération de Mónica Caballero et Francisco Solar

Deux jours d’activités contre l’enfermement à Liège, 2 rue de Droixhe. Au programme, lectures, projections, concerts, atelier écriture, sérigraphie, en soutien à la Brèche, caisse de solidarité libertaire liégeoise. Pour voir le programme en grand c’est ici.

Difficile d’en sortir

Difficile d'en sortir

Voilà plusieurs mois que Marco Camenisch était dans un processus de libération progressive (voir notre article), avec sorties, congés pénitentiaires, transfert dans une prison semi-ouverte etc. Ce processus est arrivé aujourd’hui à son terme: Marco est libre.

Voir notre dossier sur Marco Camenisch

Marco Camenisch

Marco Camenisch

Le siège de la Direction régionale berlinoise de la police judiciaire a fait l’objet d’une attaque incendiaire. Dans le communiqué, des anarchistes expriment leur solidarité avec les prisonniers de Aachen, de Lutte Révolutionnaire et autres, et dénoncent la tenue du Congrès européen de la police à Berlin les 21 et 22 février. Y participaient le ministre allemand de l’intérieur, du président du bureau fédéral pour la protection de la constitution, des représentants d’Europol, de Frontex, du BKA, du LKA et tant d’autres institutions. Mais aussi des membres de lobbys, des chefs d’entreprise comme les géants de l’armement Heckler & Koch, Taser, Rheinmetall, ainsi que des concepteurs de logiciels de surveillance et de technologies de communication tels que SAP, IBM et Vodafone.

L’entrée du siège de la police judiciaire

L'entrée du siège de la police judiciaire

Au procès des anarchistes accusés du hold-up de la Pax Bank à Aix-la-Chapelle, les audiences des 9, 13 et 14 février ont dédiées aux interrogatoires de témoins de l’accusation. Deux femmes de ménages de la banque et une passante qui, voyant des personnes au comportement « suspect » près de la banque, avait averti la police, ont donné des version des faits est assez différente, parfois contradictoire. L’audience suivante s’est centrée sur le témoignage de l’expert en ADN qui a décrit les méthodes utilisées pour déterminer la coïncidence. La quatrième audience était consacrée à deux autres témoins: des employés de la banque.

Le procureur et le juge ont demandé aux témoins si elles reconnaissaient de possibles participants au braquage, parmi les personnes présentes dans la salle, ce à quoi tous ont répondu par la négative. Un policier en charge de l’enquête se trouvait dans le public, prenant des notes et observant tout le monde, dans et hors de la salle.

A Louvain, le 17 janvier, 50 parcmètres ont été badigeonnés et les serrures de plusieurs banques engluées. Sur l’une des agences et à plusieurs endroits de la ville, la phrase Solidarité avec les accusés à Aachen ! (A) a été taguée. La solidarité avec les inculpés ne faiblit pas à Barcelone, où les arrestations avaient été opérées. Dans la nuit du 28 janvier dernier, deux véhicules de Prosegur, près de leur siège dans le quartier de Bellvitge, ont été incendiées. La nuit du 24 [14 ?] février, une agence de la Deutsche Bank située sur la rambla del Poblenou a vu son distributeur de billets extérieur et ses vitrines défoncées.

L’agence de la Pax Bank après l’attaque

L'agence de la Pax Bank après l'attaque

L’Audiencia Nacional de l’Espagne a décidé le 30 janvier de commuer le reste de la peine de Mónica Caballero et Francisco Solar en expulsion. Les avocats des deux anarchistes auraient ont demandé l’application de l’article 89 du Code pénal espagnol qui permet aux citoyens étrangers purgeant plus d’un an d’emprisonnement de faire remplacer leur peine par l’expulsion de l’État espagnol. Ils avaient vu leur peine initiale de 12 ans (voir notre article) réduite en appel à 4 ans et 6 mois en décembre dernier (voir notre article), ce qui signifie qu’ils ont maintenant purgé plus d’un tiers de leur peine. Ils devraient donc être prochainement remis par la la police espagnole à la police chilienne, puis libérés.

Francisco Solar et Mónica Caballero

Francisco Solar et Mónica Caballero

Le révolutionnaire anarchiste et écrivain dans le journal anarchiste Meydan, Umut Fırat Süvarioğulları, avait commencé une grève de la faim le 11 décembre suite aux conditions de détention dans la prison Yenişakran de Type T à Izmir (voir notre article). Il dénonçait, entre autre, l’entassement dans les dortoirs, l’obligation de dormir dans des lits tâchés de sang et abimés, les tortures et les pressions psychologiques continues, et la non reconnaissance de son identité de prisonnier politique révolutionnaire anarchiste. Umut Fırat a mis fin à sa grève de la faim au 55e jour de sa lutte après avoir obtenu une réponse positive à ses revendication.

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La Cellule Rémi Fraisse de la FAI a revendiqué l’incendie d’un véhicule diplomatique français à Berlin ce 6 février. Action revendiquée contre la poubelle radioactive à Bure, pour la ZAD, contre l’état d’urgence ainsi que comme une expression de solidarité envers Pola Roupa, Konstantina Athanasopoulos (toutes deux récemment arretées comme membre de l’organisation Lutte Révolutionnaire) et Damien Camelio (récemment condamné pour des actions contre la Loi Travail).

Un véhicule diplomatique français incendié à Berlin

Un véhicule diplomatique français incendié à Berlin

Dans la nuit du 30 janvier, un véhicule d’une entreprise de sécurité a été incendié à Bruxelles en solidarité avec Damien Camelio, condampné à 10 mois de prison (voir notre article) et avec « tous-tes les prisonnièr-es qui lâchent pas l’affaire ».

Damien Camelio lors de son précédent procès

Damien Camelio lors de son précédent procès

Mardi 24 janvier, à la périphérie de Vigo, une soixantaine de policiers armés (membres de la Garde civile et des services secrets) a envahi et dévasté la maison où vit Gabriel Pombo da Silva et sa compagne Elisa Bernardo. Ils ont été violemment éveillés, menottés et séparés. Les policiers affirmaient chercher des armes et des explosifs mais après huit heures de recherches (avec des chiens et des radars de haute technologie), ils ont fait choux blanc. Gabriel a cependant été détenu pendant 24 heures pour «possession illégale et trafic d’armes et d’explosifs et groupe armé». Il a été remis en liberté sous caution mais reste inculpé.

Il y a environ trois mois, le couple a rencontré une anarchiste autoproclamée qui leur avoué ses problèmes de drogue et une condamnation avec sursis pour une attaque au cocktail Molotov contre une institution à Vigo. Gabriel et Elisa ont accepté de l’aider en la logeant pendant une semaine (au début de l’année), pour l’accompagner dans la pire phase d’une voie de désintoxication. Après cette brève période, la jeune fille retourne chez elle … réapparaissant comme informatrice dans l’actuelle affaire. Cette personne avait bien déjà été condamnée: la police avait trouvé un arsenal chez elle. En 2013, alors qu’elle purgeait une peine de 11 ans de prison pour terrorisme, elle a vu sa peine spectaculairement réduite à 2 ans, puis convertie en libération conditionnelle. Elle n’était resté au total que quelques mois en prison.

Gabriel Pombo da Silva

Gabriel Pombo da Silva