Suite à un mandat d’arrêt émis par la Hongrie qui l’accuse d’avoir participé à des violences contre des militants néo-nazis à Budapest en février 2023, Zaid a passé deux ans dans la clandestinité puis s’est rendu aux autorités allemandes et a été emprisonné de janvier à mai 2025. Après s’être réfugié en France en octobre de la même année (voir notre article), il est sous la menace d’une extradition. Si l’État français décide de le remettre aux autorités hongroises, Zaid encourt jusqu’à 24 ans de prison. Le mercredi 12 novembre à 14h30, le militant antifasciste comparaîtra devant la Cour d’Appel de Paris qui décidera ou non de son extradition. Au même moment, ses soutiens appellent à se rassembler place Louis Lépine (métro Cité, Paris) afin de le soutenir.

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La solidarité continue lors du procès de l’antifa emprisonnée Maja en Hongrie alors que plusieurs antifascistes sont également sous le coup de procédures judiciaires dans le cadre de l’affaire de Budapest, comme le cas de Zaid en France (voir notre article) ou celui des 7 antifascistes de Dresde (voir notre article). Durant les cinq derniers jours du procès, fin septembre et début octobre, des manifestations de soutien ont eu lieu devant le tribunal de Budapest. Elles ont été entravées sur décision du juge qui a interdit l’utilisation de haut-parleur. Son comité de soutien a d’ors et déjà annoncé que d’autres manifestations auront lieu aux dates d’audience des 14, 16, 19 et 22 janvier, cette fois-ci avec des haut-parleurs. En particulier, des bus sont organisés depuis plusieurs villes allemandes afin de participer à un rassemblement de soutien le 22 janvier, jour du verdict du procès (voir ici).

Environ sept millions d’états-uniens auraient manifesté samedi dernier, dans le cadre du mouvement « No Kings », contre le caractère toujours plus autoritaire de la présidence Trump. Lors du rassemblement dans le centre-ville de Dallas, les milliers de manifestants ont été confrontés à un groupe de contre-manifestants trumpistes, dont certains prenaient des images des manifestants, et notamment de ceux portant des mentions « Antifa » (alors que Trump a inscrit la mouvance antifa comme organisation terroriste). À la fin du rassemblement, un groupe a encerclé les partisans de Trump, des coups ont été échangés et des projectiles lancés. La police de Dallas est intervenue au secours des trumpistes et a dispersé la foule. Il n’y a pas eu d’arrestation immédiate.

Paula et Nele sont deux antifascistes emprisonnées en Allemagne et en attente de leurs procès . Elles sont accusées d’avoir participé à des affrontements avec des nazis à Budapest en février 2023 (voir notre article). Afin de les soutenir, une manifestation était organisée devant la prison de Chemnitz, déployant notamment une grande banderole « amour et force » flottant dans les airs grâce à des ballons gonflés à l’hélium. Plusieurs détenues ont fait des gestes de soutien afin de saluer la mobilisation.

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À partir du 4 novembre, sept militants comparaîtront devant le tribunal régional supérieur de Dresde dans le cadre de deux affaires. Tout d’abord, cela concerne l’affaire de Budapest suite à des mobilisations antifascistes en février 2023 contre une journée néonazi qui se déroule chaque année à Budapest. Depuis lors, les autorités hongroises et allemandes ont mené une offensive conjointe de persécution contre les antifascistes, aboutissant à de nombreuses arrestations, procès et condamnations, aboutissant à de lourdes peines de prison (voir notre article). D’autre part, cela concerne le procès de l’affaire Antifa-Est suite à des affrontements dans plusieurs villes de Saxe et de Thuringe. Là aussi, plusieurs antifascistes ont été condamnés à plusieurs années de prison ces dernières années, dont Lina, condamnée à cinq ans et trois mois (voir notre article).

Au cœur des accusations portées contre Johann, Paul, Henry, Tobias, Thomas, Melissa et Julian devant la justice allemande se trouve la construction par l’État d’une « organisation criminelle » au sens de l’article 129 du Code pénal allemand. Cette clause fourre-tout est souvent utilisée par l’État pour surveiller et criminaliser les structures de gauche, en faisant des militants des suspects simplement grâce à leurs réseaux politiques et leurs contacts personnels. À cela s’ajoutent d’autres chefs d’accusation tels que coups et blessures graves, dommages matériels, vol, etc.

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Suite à un article du média indépendant L’Empaillé sur la stratégie sécuritaire que la mairie RN met en œuvre à Perpignan, le chef de la police municipale a poursuivi en diffamation le titre de presse. Ils passent en procès le jeudi 16 octobre 2025 à 14H au tribunal correctionnel de Perpignan et appellent à un rassemblement de soutien à cette occasion dès 13H.

Rassemblement reporté pour cause de renvoi.

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Accusée dans l’affaire des « antifas de Budapest » par la justice hongroise (voir notre article), Ilaria Salis a été détenue dans des conditions très dégradantes. En octobre 2024, la Hongrie avait demandé la levée de son immunité parlementaire, les eurodéputés avaient rejeté cette demande. Ce mardi  7 octobre 2025, les députés européens ont décidé de maintenir l’immunité parlementaire d’Ilaria Salis, ce maintien a été obtenu par 306 voix pour, 305 contre. L’eurodéputée a réitéré sa demande d’être jugée en Italie.

Arrêtée en février 2023, elle avait été amenée devant la justice hongroise, enchaînée et pieds liés, où le parquet avait requis onze ans de prison à son encontre. Après plus d’un an de détention provisoire, elle avait été assignée à résidence. Ilaria Salis a finalement été libérée à la suite de son élection, en juin 2024, au Parlement européen (voir notre article).

Réfugié syrien en Allemagne, l’antifasciste Zaid A est poursuivi suite à la mobilisation contre des néonazis lors de la « Journée de l’honneur » à Budapest en 2023. La Hongrie a émis des mandats d’arrêt européens contre lui et une vingtaine d’antifascistes. Après deux ans de clandestinité, il s’est rendu aux autorités allemandes en janvier 2025. Il a passé trois mois en détention provisoire à Cologne-Ossendorf puis a été libéré le 2 mai sous certaines conditions. Alors que les autorités allemandes coopèrent étroitement avec la justice hongroise, les tribunaux de Milan et de Paris ont rejeté les demandes d’extradition, comme dans le cas de Gino (voir notre article). Face à un risque imminent d’extradition vers la Hongrie, Zaid A a décidé de se réfugier en France et s’est rendu aux autorités françaises le 1er octobre. Le jeune homme de 22 ans a ensuite été remis en liberté conditionnelle après un examen de son dossier. Il doit désormais se présenter régulièrement à la police avant que la justice française ne statue sur son extradition.

Vendredi 19 septembre, l’antifa non-binaire Maja a été à nouveau transférée, de l’hôpital pénitentiaire, où elle se trouvait à cause de son état de santé pendant et après sa grève de la faim, à la prison de Budapest. Le procès de Maja s’est poursuivi dans cette ville, le lundi 22 septembre 2025. Cependant, Maja doit toujours faire face aux conséquences de sa grève de la faim et a été jusqu’ici sous traitement à l’hôpital de la prison. On ne sait pas si son traitement médical se poursuit dans la prison de Budapest. En tout cas, Maja se trouve dans la même cellule que l’année dernière et, jusqu’à présent, aucune amélioration de ses conditions de détention n’a été constatée. Par ailleurs, Maja a refusé de se soumettre à l’habituelle fouille à nu après une visite familiale ce mardi 23 septembre. En conséquence, elle a été menottée et mise à nu de force par le personnel pénitentiaire. Cela a duré environ trois heures. Suite à son refus de se déshabiller complètement, la prison a également engagé une procédure disciplinaire à son encontre.