Dans la nuit de mercredi à jeudi, à Valence, plusieurs centaines de personnes s’étaient rassemblées devant le parlement. Celui-ci devait, dans la matinée, désigner son président, et les manifestants s’étaient rassemblés pour dénoncer la classe politique accusée de ne pas représenter les citoyens. Mais jeudi matin, la police anti-émeute est entrée en action afin de disperser la foule avant l’arrivée des parlementaires, affirmant avoir été provoquée par un manifestant qui aurait tenté de franchir le cordon de sécurité. Au total, 18 personnes ont été légèrement blessées, dont huit policiers. Plusieurs personnes ont néanmoins du être hospitalisées. Cinq personnes ont également été interpellées. Cette opération policière n’a pas empêcher la foule de rester en ville, où se tient toujours un camp ‘d’indignés’. D’ailleurs, environ mille personnes se sont retrouvées quelques heures plus tard devant le quartier général de la police de Valence pour exiger la libération des cinq personnes interpellées plus tôt dans la journée.

Dispersion d'une manifestation à Valence

Le campement des jeunes ‘indignés’ qui occupait depuis dix jours la Place de Catalogne a été violemment délogé ce matin. A 6h50, la police est arrivée sur place pour ‘dégager et nettoyer la place en vue des festivités de la Ligue des Champions’ qui aura lieu demain soir. Casqués et armés de matraques, les policiers ont commencé par confisquer tous les objets ‘dangereux’: casseroles, ustensiles de cuisine,… Très vite, les quelques 450 personnes présentes sur place organise un sit-in de protestation, empêchant l’entrée des camions de nettoyage sur la place. Les policiers ont alors fait usage de matraques et de balles en caoutchouc à l’encontre des manifestants, blessant 43 d’entres eux. En quelques minutes, tous les jeunes étaient dispersés et le campement totalement délogé.

Les autorités espagnoles ont annoncé avoir arrêté ce mercredi Inaki de Renteria (de son vrai nom Ignacio Garcia Arregui), ancien dirigeant de l’ETA. Il a été arrêté à la demande du juge de l’Audience nationale de Madrid sur foi d’un nouveau rapport de la garde civil qui le relie à l’enlèvement d’un fonctionnaire de prison en 1996, la plus longue prise d’otage de l’histoire de l’ETA. Inaki de Renteria avait été arrêté en 2008 en France et remis à l’Espagne pour un délit d’appartenance à une organisation armée. Il avait été libéré en avril 2010. Interpellé hier à proximité de Saint-Sébastien, il devrait rapidement être transféré à Madrid.

Inaki de Renteria

Une opération conjointe de la police espagnole, de la police péruvienne et d’INTERPOL a débouché sur l’arrestation en Espagne, de Marie Hilda Pérez Zamora. La police péruvienne affirme que sous le pseudonyme de camarade « Noemí », « Miriam » ou « Marilyn », Marie Hilda Pérez Zamora (qui serait entré en Espagne avec de faux papiers) est une des dirigeante du PCP-SL pour la région de Cajabamba.

Ce 8 mai 2011, le prisonnier politique des GRAPO: Miguel Angel Bergado a été libéré après 30 années d’incarcération, toujours en “premier degré” du Régime Pénitentiaire espagnol (le plus sévère), dispersé et soumis à tout type de violences et de tentatives d’humiliations.

Miguel est en 1958 dans la petite localité de Quintanilla (Province de Burgos), il vient d’une famille paysanne très pauvre. Malgré tout, il a réalisé des études pour être enseignant. En 1979, il entre en contact avec les GRAPO. Il participe à l’infrastructure de l’opération qui a permis,le 17 décembre 1979, de faire évader 5 militants antifascistes de la prison de Zamora. Peu après, il passe à la clandestinité et prend notamment part à l’action armée qui a coûté la vie à un général de l’Armée espagnole, le 5 Mai 1981 à Madrid. Le 8 mai 1981, Miguel est arrêté à Madrid, à l’âge de 23 ans. Il est sévèrement torturé lors de son passage au commissariat. En 1990: il est condamné à 55 ans de prison. Lors de la grève de la faim des prisonniers antifasciste, Miguel a une bagarre avec un gardien de prison particulièrement brutal avec les gréviste. Depuis lors, Miguel a été particulièrement soumis à un contrôle absolu, à l’isolement et aux mauvais traitements. Miguel aurait dû être libéré en novembre 2006. Après avoir accompli 25 ans et demie en prison (y compris avec sa condamnation légale déjà largement dépassée), mais il a continue d’être détenu au moyen de la dernière loi d’application des peines qui lui a été appliquée de façon rétroactive.

Espagne: Miguel Angel Bergado libéré après 30 ans de prison

L’Audience Nationale a condamné à 11 ans et huit mois de prison les militants du PCE (r) Manuel Raymond Arango Riego, Isabelle Aparicio Sanchez et Francisco Cela Seoane pour délit de « intégration dans une organisation terroriste et de falsification de documents officiels ». De plus, elle impose à chacun d’eux une amende de 4.320 euros.

La plus lourde peine est pour le militant du PCE (r) Lucio García Blanco jugé coupable de « un délit d’intégration dans une organisation terroriste, falsification de documents, détention d’arme et d’explosifs à des fins terroristes »: 20 ans et onze mois dans une prison. Jorge García Vidal est condamné à 10 ans de prison par « falsification de documents officiels et détention d’explosifs à des fins terroristes ». 12 ans de prison Israel Clemente pour « falsification de documents, détention d’arme et d’explosifs ».

L’armée colombienne a tué hier sept membres présumés de la guérilla des FARC lors de combats dans le sud du pays. Les affrontements sont intervenus alors que des soldats inspectaient le lieu-dit de San Antonio de Getucha (département de Caqueta, sud) en pleine jungle. Les militaires ont saisi des fusils, des munitions, et des moyens de communications.
Par ailleurs, l’armée colombienne a interpellé un membre présumé des FARC, Victor Ramon Vargas Salazar (photo), recherché en Espagne pour ses liens présumés avec l’ETA. Il faisait l’objet d’un avis de recherche d’Interpol, et a été arrêté dans la ville de Caucasia (département d’Antioquia, nord-ouest) jeudi soir. Victor Vargas, alias «Chato» et «Juancho», aurait selon la police participé à la coordination d’actions en Espagne visant le président colombien Juan Manuel Santos et les ex-présidents Alvaro Uribe (2002-2010) et Andrés Pastrana (1998-2002).

Victor Ramon Vargas Salazar

La place d’Espagne, à Bruxelles, a été taguée pour Manuel Perez Martinez (« camarade Arenas »), secrétaire général du PCE(r) depuis 40 ans, actuellement enfermé dans un module de sécurité maximale à Madrid, après avoir été accusé par l’Etat espagnol d’être impliqué dans les actions des GRAPO. Il est détenu dans des conditions extrêmes, mis à l’isolement (une visite de sa famille lui a été refusée à la dernière minute, alors que ses proches avaient déjà fait les 1.000 kilomètres de route pour venir le visiter), il a été menacé de mort et est soumis à des vexations de tout ordre (on lui a même confisqué… son dentier). Les prisonniers antifascistes espagnols ont entamés une grève de la faim pour revendiquer la libération d’Arenas.

bombage pour Arenas à Bruxelles