Le 18 décembre 2025, en Inde, trois combattants maoïstes auraient été tués lors d’un affrontement avec les forces de sécurité du District Reserve Guard (DRG) dans la forêt de Gollapalli, dans le district de Sukma (Chhattisgarh), après des renseignements signalant la présence d’un groupe naxalite. Les insurgés auraient ouvert le feu les premiers, déclenchant un échange de tirs dans une zone forestière dense. Les autorités estiment que les morts pourraient appartenir au cadre des responsables locaux maoïstes, déjà recherchés, dans un contexte de récentes opérations meurtrières contre la guérilla dans la région.

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Dimanche 23 novembre, des affrontements ont opposé les troupes gouvernementales à des membres de la Nouvelle Armée populaire (NPA) dans l’arrière-pays de Gandara et de San Jorge. Une maoïste, membre du comité sous-régional de la NPA pour la région de Visayas orientales, a été tuéepar les soldats du 46e bataillon d’infanterie (8e division). Sur le lieu de la fusillade, les militaires ont récupéré deux fusils M16, un fusil M14, du matériel de guerre et des effets personnels.

Le 3 décembre, des combattants de la NPA du Samar occidental ont tué deux soldats du Service de renseignement des Forces armées philippines (ISAFP) et du Bataillon de renseignement militaire (MIB). La fusillade s’est produite vers 1 h 32 du matin dans le barangay de Babaclayon, à San Jose de Buan. Deux maoïstes se trouvaient dans la communauté pour consulter la population, victime de la militarisation de la population par les soldats. À l’aube, des agents de l’ISAFP/MIB ont encerclé la maison où ils se trouvaient et les ont sommé de se rendre. Les maoïstes ont pu se dégager en tuant deux militaires à coups pistolets. L’un des deux maoïstes a été légèrement blessé par balle. Enfin, un combattant de la NPA a été tué le 10 décembre lors d’un affrontement avec des soldats à Barangay Gusaran, à Silvino Lobos. Les militaires de la même 8e division ont récupéré un fusil M16, deux chargeurs, des effets personnels et des documents politiques.

Combattants de la NPA

Combattants de la NPA

Un sergent-chef, membre du 3e peloton de manœuvre de la 1re compagnie mobile provinciale de la police du Negros Occidental (NOPMFC), a été tué lors d’un affrontement avec des membres de la Nouvelle Armée Populaire (NPA) à Barangay Menchaca le 7 décembre. La guérilla maoïste  a également revendiqué l’exécution d’un informateur de police, Mando Ugdiman, 58 ans, à Barangay Dolis, plus tôt ce matin-là.

Les militaires colombiens ont tué « Maikol », un commandant du 57e Front, groupe dissident des FARC, lors de combats dans une zone rurale de Tuluá, dans la Valle del Cauca. L’opération s’est déroulée dans le village de La Arenosa, dans le cadre de l’opération « Ayacucho Plus », où les troupes ont affronté pendant deux jours des membres de ce groupe de guérilla. Un deuxième membre du 57e Front des FARC a été tué dans cette opération. ​​Maikol était accusé d’avoir coordonné des homicides, levé l’impôt révolutionnaire et géré les ressources illicites du groupe. Il faisait également l’objet de mandats d’arrêt pour association de malfaiteurs, homicide aggravé et port d’armes illégal, entre autres infractions. Ces décès s’ajoutent à l’arrestation par la police de Valle del Cauca dit « Juan José », 23 ans, membre présumé des réseaux de soutien urbains du 57e Front, actif à Sevilla et à Caicedonia, dans le nord de la Valle del Cauca.

L’Agence nationale d’enquête ( National Investigation Agency , NIA) a déposé jeudi un acte d’accusation contre 11 membres et sympathisants supposés du Parti communiste d’Inde (maoïste), pour la réquisition à main armée d’environ 4 000 kg d’explosifs de haute qualité dans la région de Rourkela, dans l’État d’Odisha, en début d’année. Les 11 accusés sont poursuivis en vertu des articles de la loi sur la prévention des activités illégales, de la loi sur les armes et de la loi sur les substances explosives. 200 paquets, contenant chacun 20 kg d’explosifs, initialement destinés à une carrière de pierre privée, avaient été saisis le 27 mai 2025, lorsque 10 à 15 guérilleros maoïstes avaient détourné un camion chargé d’explosifs près de la carrière de Banko. Des opérations de ratissage conjointes menées par le Groupe d’opérations spéciales (SOG) de la police d’Odisha, la Force centrale de réserve de la police (CRPF), les Jaguars du Jharkhand et la Force volontaire du district dans la chaîne de collines de Gandhamardan (à la frontière entre Balangir et Bargarh) avaient permis de récupérer la majeure partie de ces explosifs (voir notre article et la photo).

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Au Chhattisgarh le 3 décembre 2025, une opération importante des forces de sécurité dans les forêts de Bijapur aurait abouti à la mort de 18 maoïstes, dont plusieurs cadres importants de l’Armée guérilla de libération du peuple (PLGA), tandis que trois membres des forces spéciales ont été tués. Parmi les combattants naxalites figurent le commandant Vella Modiyam, recherché dans plus de 44 affaires, ainsi que deux autres dirigeants maoïstes. L’affrontement, déclenché après un renseignement ciblé, a duré près de 24 heures et permis la saisie d’armes lourdes et d’explosifs. C’est l’une des opérations les plus importantes dans la région de Bastar.

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Le commandant maoïste Madivi Hidma, tué par les forces de l’ordre en Andhra Pradesh en début de semaine avec son épouse Raje (voir notre article), a été inhumé dans son village natal de Puvarthi, dans le district de Sukma, au Chhattisgarh. Malgré les restrictions policières, des milliers d’Adivasis (peuple autochtone) ont assisté aux obsèques. Hidma et son épouse Raje ont été tués mardi  dans les forêts de Maredumilli. Leurs corps ont été remis à la famille de Hidma mercredi soir après l’autopsie à l’hôpital de Rampachodavaram. Compte tenu de la position d’Hidma au sein de la structure maoïste et de sa popularité auprès des Adivasis, sa dépouille a été transférée au Chhattisgarh sous haute sécurité. Un important dispositif policier a été déployé au village jeudi afin de prévenir tout incident. Les funérailles ont été célébrées selon les traditions adivasi. Madivi Hidma, alias Santosh, est né en 1981 dans le village de Puvarthi. Il a rejoint le PCI (maoïste) à la fin des années 1990 et a rapidement démontrés ses compétences opérationnelles. Il est finalement devenu commandant du bataillon n° 1 de la PLGA, l’unité d’élite de la guérilla maoïste dans la région de Dandakaranya, qui s’étend sur le Chhattisgarh, l’Andhra Pradesh, l’Odisha, le Telangana et le Maharashtra. Hidma était le plus jeune membre et le seul représentant tribal de Bastar au sein du comité central maoïste.

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Trois membres présumés de la Nouvelle Armée populaire (NPA) ont été tués par les forces gouvernementales dans les montagnes du village de Pange, à Jaro (Leyte), ce lundi matin. La fusillade a éclaté peu après 6 heures du matin lorsque des soldats du 93e bataillon d’infanterie de l’armée philippine ont ouvert le feu sur un groupe de six guérilleros qui appartiendraient à l’escouade 2 du Comité insulaire Levox de la NPA, dépendant du Comité régional du Parti communiste des Philippines pour les Visayas orientales.

Combattants de la NPA

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« Nous sommes habitués à combattre qui que ce soit. Nous avons toujours été de farouches opposants à l’empire américain », a déclaré l’état-major central des FARC, la principale dissidence des FARC, dans un texte transmis aux journalistes. « Nous n’accepterons aucune intervention militaire ni violation de la souveraineté colombienne. » Parallèlement à un renforcement militaire d’envergure, les États-Unis ont mené au moins dix frappes aériennes contre des navires dans les Caraïbes et le Pacifique Est, tuant au moins 43 personnes qu’ils accusent, sans preuve, d’être impliquées dans le trafic de drogue. Ces attaques sont largement considérées comme des exécutions extrajudiciaires et sont manifestement illégales. Le commandant de l’état-major central des FARC, Ivan Mordisco, est la personne la plus recherchée du pays, à la tête duquel se trouve le président Gustavo Petro, lui-même qualifié par Trump de « chef du trafic de drogue ». Jeudi, Petro a déclaré que toute agression terrestre constituerait « une invasion et une violation de la souveraineté nationale ». Le président vénézuélien Nicolás Maduro, lui aussi confronté à des menaces similaires de la part de Trump, a accusé la Maison Blanche de « fabriquer une nouvelle guerre sans fin ».

Une unité de la NPA a mené le 27 octobre une opération de harcèlement contre les soldats du 94e bataillon d’infanterie à Sitio Cantupa, Barangay Buenavista, dans la province de Negros Occidental. Deux soldats ont été blessés. Les soldats ont réagi en panique, ouvrant le feu dans toutes les directions avec leurs mitrailleuses et leur M203 sans toucher un guérillero. Le 94e bataillon d’infanterie a été ciblé parce que ces militaires sèment la terreur dans la région depuis le 16 octobre. Elle a imposé un régime militaire à la communauté paysanne et lui a interdit de se déplacer et de cultiver librement.