Les nouvelles conditions d’utilisation de Facebook s’appliquent maintenant. – à tout moment et sans demander votre permissionSi vous en tant qu’utilisateur acceptez les nouvelles conditions d’utilisation, vous autorisez Facebook à utiliser votre GPS, Bluetooth et wifi pour déterminer votre emplacement. Le site social pourra non seulement demander votre emplacement, mais en profiter aussi à des fins commerciales. Il n’y aura pas d’option pour garder votre emplacement secret.

Facebook pourra non seulement suivre ce que vous postez, ce que vous aimez, partagez, envoyez dans vos messages privés et ce que vous pensez des autres (tant sur le site que dans les applis Facebook et Messenger). Votre comportement de navigation, qui pourra être ‘suivi’ par Facebook. En outre, le réseau social saura quels appareils vous utiliserez: type, numéro de téléphone, fournisseur,… Et puis, il y a encore WhatsApp, Instagram, Oculus, l’appli de ‘fitness-tracking’ Moves, le service publicitaire vidéo LiveRail,…: toutes des entreprises que Facebook a englouties et dont il collecte par conséquent aussi les données des utilisateurs. C’est ainsi que WhatsApp transmettrait par exemple à qui et quand vous envoyez des messages.

Jeremy Hammond (a.k.a Anarchaos), hacker anarchiste qui avait piraté la base de données Stratfor et démontré la surveillance des groupes de gauche par cette compagnie de renseignements privée, faisait l’objet d’une inscription sur la liste TSC (Terrorist Screening Center). Cette liste émise par le FBI avertissait tout agent de police qui scannait la carte d’identité de Hammond de ne pas ‘prolonger la rencontre’ et de ne pas procéder à une arrestation s’il n’y avait pas d’infraction fédérale. Cette inscription soulève deux choses : que la définition de ‘terrorisme’ n’est pas clarifiée dans les textes de loi américains. Selon l’agence qui emploie le terme terrorisme, celui-ci peut être considéré comme ‘dangereux pour des vies humaines’, ‘dangereux pour la propriété ou les infrastructures’, ‘ayant pour but d’intimider la population civile’. Dans le cas de ce hacker qui dérobait des informations électroniques, ces définitions s’appliquent difficilement. En second lieu : il s’avérait en fait que Hammond allait être piégé par le FBI puisque c’est un informateur de l’agence fédérale, Sabu, qui a permis d’arrêter ce pirate informatique. Cette liste aurait donc permit de ne pas arrêter ‘Anarchaos’ avant qu’il ne procède à l’attaque informatique contre Stratfor.

Extrait de l’avis TSC

Extrait de l'avis TSC

Le Centre de la sécurité des télécommunications du Canada (CST) scrute des millions de documents, notamment vidéo, partagés en ligne chaque jour, a appris Radio-Canada grâce à des documents qui remontent à 2012 et font ainsi état de la situation à ce moment. On y apprend que le CST a espionné les partages de millions d’individus à travers le monde dans le cadre d’un programme de sécurité intitulé « Lévitation ». Des fichiers partagés par des Canadiens se sont retrouvés « par erreur » dans les lots de documents analysés. La loi interdisant à l’agence d’espionner des Canadiens, le CST soutient avoir mis en place des mécanismes pour protéger la vie privée de ses concitoyens contre ces intrusions.

Les analystes de l’agence peuvent scruter quotidiennement de 10 à 15 millions de fichiers partagés à partir de 102 sites Internet gratuits. L’agence de sécurité a notamment ciblé les sites de partage Rapidshare, Sendspace et Megaupload. Des 30 à 45 millions documents ainsi analysés chaque mois, seulement 350 d’entre eux sont dignes d’intérêt. Chaque geste posé (downloader ou uploader des fichiers de ces sites) est archivé, colligé et analysé.

Pour lire le document: http://fr.scribd.com/doc/253980511/Projet-Levitation

Canada: Information sur le programme d’espionnage du net

Nous vous avons déjà parlé de l’EFF (Electronic Frontier Foundation), une association anti-surveillance états-unienne qui publie régulièrement quantités de matériels utiles contre la surveillance en ligne. Dernièrement publiés, un detecteur de spywares gouvernementaux et un comparatif des niveaux de sécurité de toutes les grandes messageries en ligne. Voici une page depuis longtemps en ligne mais qui n’avait jamais été publiée ici : le ‘guide d’auto-défense à la surveillance’. Ecrit en anglais (en espagnol et en arabe pour certaines pages) et pour un contexte américain, mais largement utilisable ailleurs. Le guide contient tout ce qui est utile : analyse de risques, effacement sécurisé, chiffrement, communication sécurisée…

Pour consulter ce guide : cliquez-ici

Logo du guide de l’EFF

Logo du guide de l'EFF

Le site du ministère français de la défense a été inaccessible plusieurs heures mardi matin, puis de nouveau perturbé par intermittence en début d’après-midi. La technique utilisée serait “celle du déni de service distribué (DDoS)”, consistant à submerger les serveurs de requêtes pour les rendre inaccessibles ou les perturber. Le groupe Anonymous OpGPII a revendiqué sur Twitter cette attaque. Cette action aurait pour objectif de rendre hommage à Rémi Fraisse, le jeune écologiste tué par une grenade des gendarmes lors d’une manifestation contre la construction du barrage de Sivens.

Autour du 15 novembre 2014, l’ensemble du site qui hébergeait les archives du journal Cette Semaine (1992-2009) et les Brèves du désordre depuis 2003 a subi une attaque informatique massive. Le lien que nous avions établi à partir de notre page ‘contre-information’ était mort. Le site a été rétabli. On peut désormais retrouver l’ensemble ici :
– Site du journal Cette Semaine et ses annexes : cettesemaine.info
– Site des Brèves du désordre (2003-2013) : cettesemaine.info/spip
– Site des «nouvelles» Brèves du désordre (2013 à maintenant) : cettesemaine.info/breves

Lors d’une conférence du mythique Chaos Computer Club, des documents de la NSA ont été analysés par Jacob Appelbaum (l’un des architectes de TOR qui a déjà représenté Wikileaks dans le passé et a contribué à montrer les failles de Truecrypt et d’autres logiciels) et Laura Poitras (réalisatrice du film Citizenfour). (Voir la vidéo) On sait à peu près ce qui était indéchiffrable en 2012. La NSA pourrait avoir avancé en 2 ans, mais cela est peu probable.
Commençons par ce qui est déchiffrable : les connexions https et les connexions vpn. Pour le VPN, difficile de savoir si le piratage se fait au niveau du fournisseur ou bien du protocole. Difficile donc de savoir si des VPN comme celui de Riseup sont concernés. En 2012, la NSA craquait 20.000 connexions VPN par heure et 10 millions de connexions HTTPS par jour ! Tout ce qui concerne le chiffrement via les fournisseurs de services est également facilement attaquable pour la NSA : le projet d’implémentation de PGP à l’intérieur de Gmail par exemple sera un jeu d’enfants à déchiffrer.
Concernant TOR, ils ont du mal mais ils y arrivent : leur recette favorite étant de pirater directement l’ordinateur de la cible pour intercepter les données avant qu’elles ne transitent par TOR.
Du coté de l’indéchiffrable : c’est toujours PGP et OTR (Off the Record) qui sont les bêtes noires des services secrets. Truecrypt est également très solide, même si le projet a été abandonné (et reprit par d’autres équipes prometteuses comme Truecrypt.ch et Veracrypt).
On peut se sentir à l’abris de la NSA en Europe : mais l’enjeu est que si la NSA ne peut pas attaquer ces logiciels, il y a peu de chance qu’une autre agence y parvienne.

Pour bien choisir son outil de communication, voir l’infographie de l’EFF.

Si vous utilisez TAILS, cette distribution linux sur live-cd et live-usb très sécurisée et très efficace, et que vous avez l’habitude de la mettre à jour sur votre clé USB, vous devriez installer la dernière version (1.2.2) manuellement sur votre clé USB. La raison est que l’hébergeur de Tails, Boum.org changera de certificat le 3 janvier prochain et qu’il ne pourra donc plus prouver son identité aux anciennes versions de Tails qui recevront un message d’erreur si elles tentent de se mettre à jour.

Pour télécharger la dernière version de ce formidable outil, rendez vous sur le site de TAILS.

Sur son blog officiel, le projet TOR a annoncé avoir reçu des informations alarmantes sur une possible attaque majeure contre le réseau TOR. Si le réseau en lui-même est décentralisé, il y a en fait 9 serveurs qui fournissent eux-mêmes la liste des nœuds anonymes aux utilisateurs, ces serveurs sont appelés ‘directory authorities’ (en français ‘autorités des annuaires’). Ce serait contre ces serveurs dispersés aux Etats-Unis et en Europe, que les menaces pèsent. Si des rumeurs pointaient déjà du doigt l’enquête contre les ‘hackers nord-coréens’, le staff de TOR a répondu que ce n’était probablement pas le cas.

A propos des risques : le staff précise que si une telle attaque se produisait : la saisie de l’un ou de plusieurs ‘directory authorities’ ne permettrait pas à la police de trouver des informations sur les utilisateurs de TOR. En outre, si la police ne saisit pas les 9 serveurs d’un coup, le réseaut TOR cessera simplement de faire transiter le réseau par les serveurs saisis. Cette attaque ne pourra donc pas faire tomber le réseau TOR, elle pourra toutefois le faire ralentir et lui coûter cher.

La meilleure solution si vous devez utiliser TOR dans les prochains jour est de vérifier s’il n’y a pas eu d’attaques : sur le blog officiel de TOR, et sur leur compte Twitter. Si l’un ou l’autre est hors ligne, il vaut mieux ne pas utiliser TOR en attendant plus d’informations.

L’EFF (Electronic Frontier Foundation, ONG américaine contre la surveillance numérique) et Amnesty International viennent de dévoiler un logiciel nommé Detekt. Ce programme une fois installé permet de détecter les spywares gouvernementaux les plus connus. Pour le moment, Detekt n’est disponible que pour Windows puisque c’est l’OS le plus utilisé. Detekt fonctionne sous Windows XP, Vista, 7, 8 et 8.1. Notons qu’un bug empêche Detekt de fonctionner sous les versions 64bits de Windows 8.1, le bug devrait être résolu très bientôt.

Pour utiliser Detekt :

Telecharger l’éxécutable sur le site officiel.

Coupez votre connexion internet.

Coupez tous les programmes en cours d’exécution.

Clic-droit sur detekt.exe et ‘Executer en tant qu’administrateur’.

Detekt

Detekt