La Direction Générale de l’Armement situé à Bruz en Bretagne emploie actuellement 1200 personnes. La DGA est le principal centre d’expertise français consacré à la maîtrise de l’information, à la guerre électronique et aux systèmes de missiles. Hier, le ministre de la Défense a annoncé la création de 200 emplois supplémentaires dans le secteur de la ‘cyber-défense’ destinée à parer les attaques informatiques. Par ailleurs, un accord a été signé pour le développement des activités de recherche et d’industrie ‘duales’, c’est-à-dire dont les applications peuvent servir à la fois dans les domaines militaire et civil.

Après les attentats du 11 septembre 2001, John Pointdexter proposa de créer un système de surveillance généralisé des télécommunications, appels téléphoniques, mails, mais également des transactions financières, données sur les passagers aériens, etc. Suite au tollé, son projet de “Total Information Awareness” (TIA) fut finalement abandonné. Le New York Times révèle aujourd’hui que la National Security Agency (NSA) en a depuis repris l’idée. Après avoir dupliqué les bases de données d’AT&T, le plus important des “telcos” américain, la NSA a en effet créé une sorte de graphe social afin de voir qui se connecte avec qui, sorte de Facebook alimenté par tout ce que la NSA peut intercepter.

Et c’est pour ce programme que la NSA a entamé la construction d’un gigantesque complexe d’espionnage en Utah dont l’objectif est de capter, décoder et analyser des données issues de communications classiques (courriels, conversations téléphoniques, recherches sur Google), de tous types de données personnelles (factures de parking, itinéraires de voyages, achats en librairies…) et de données issues du “Web profond”, non directement accessible (informations financières, transactions boursières, accords commerciaux, communications militaires et diplomatiques étrangères, documents légaux, informations personnelles confidentielles…). Le NYT vient également de mettre en ligne un extrait d’un documentaire consacré à ce programme basé sur le témoignage de William Binney qui, après 32 ans passés à la NSA, a décidé de témoigner pour dénoncer les atteintes aux libertés constitués par ce système de surveillance et d’espionnage généralisé.

En utilisant les photos des utilisateurs de Facebook, une agence de pub de Nashville a conçu une caméra qui, postée à l’entrée d’un bar, reconnaît les clients et calcule, en fonction de leurs « J’aime » et de leurs habitudes sur le réseau, des offres spéciales. Pour ce test, les utilisateurs ont du donner leur accord, et pour le moment, cette initiative – surnommée « Facedeals » – est limitée à quelques commerces de la ville, mais l’agence dit vouloir l’étendre « à de grandes villes, dans le monde entier ».

Cette initiative n’a rien à voir avec Facebook, même si elle en utilise la technologie (il se pourrait même que Facebook attaque l’agence de pub en justice, tant cette dernière reprend les codes visuels du réseau social). Facebook propose déjà un service de reconnaissance des visages : peut-être vous a-t-on déjà suggéré « d’identifier » un de vos amis sur une photo que vous veniez de déposer sur le réseau social. Tout s’est accéléré en juin dernier, lorsque Facebook a acquis Face.com, une start-up spécialisée dans la reconnaissance faciale sur mobile.

Facebook vient justement de finaliser un accord avec la Fédération du commerce américaine qui va la soumettre à un contrôle plus strict pendant vingt ans sur le front de la vie privée. Cependant, l’Allemagne a annoncé ce mercredi rouvrir une investigation concernant l’utilisation de la reconnaissance faciale par Facebook, le soupçonnant de construire une gigantesque base de donnée des utilisateurs sans leur assentiment.

Une société privée en charge de la sécurité sur Internet s’est récemment penchée sur les sites internet des pouvoirs publics et plus spécialement sur celui de la Défense. Et son rapport est impressionant. Le site mil.be comporte une soixantaine de points faibles dont certains sont tellement flagrants qu’ils sont exploitables par des internautes qui ne disposeraient que des connaissances de base en informatique. Pour leur part, les pouvoirs publics ont fait savoir qu’ils disposeraient d’un nouveau site dès 2013 et qu’en attendant, ils se contentaient de ‘colmater les brèches les plus importantes’.

Les États-Unis ont confirmé qu’ils s’opposeront aux tentatives de remettre le contrôle d’Internet à l’ONU. Certains pays, notamment la Russie et la Chine, se prononcent pour le faire. Actuellement, plusieurs organismes sans but lucratif aux États-Unis effectuent le contrôle sur la sphère des spécifications techniques et le système de nom de domaine. Ils ne sont pas directement contrôlés par le gouvernement des États-Unis, mais leur activité est réglementée par le ministère du Commerce.
« Les États-Unis estiment que les organisations existantes avec la participation des parties intéressées de l’industrie et de la société civile ont toujours agi de manière efficace et pourront garantir à l’avenir le bon fonctionnement et la croissance de l’Internet avec tous ses avantages » a déclaré un communiqué publié par le Département d’État américain.

Depuis mercredi, le site de partage de vidéos propose une nouvelle fonction, celle du ‘floutage des visages’. D’un simple clic, il est dorénavant possible de dissimuler les visages des personnes apparaissant sur une vidéo. Les utilisateurs peuvent visionner, avant de la poster, leur vidéo avec les visages masqués et ainsi décider de le publier ‘en clair’ ou pas. La porte-parole du site a néanmoins souligné ‘C’est une technologie émergente, ce qui signifie qu’elle peut rencontrer quelques fois des difficultés à repérer des visages suivant l’angle, la luminosité ou la qualité de la vidéo. Il est donc possible que certains visages ou cadres ne soient pas floutés’.

Facebook scanne les conversations privées pour signaler à la police des comportements éveillant sa suspicion, a révèlé l’agence Reuters qui raconte le cas d’un homme arrêté par la police et mis en examen le lendemain d’une conversation qu’il avait eue avec une mineure sur le réseau social. Sa conversation avait été scannée par un outil automatique, puis signalée aux équipes de Facebook, qui ont appelé la police. En avril, Facebook avait communiqué à la police de Boston les identifiants et les publications d’un homme suspecté de meurtre.

Sur sa page consacrée à ses relations avec les autorités, Facebook explique pouvoir “être amené à partager des informations quand nous estimons qu’elles sont nécessaires pour empêcher la fraude ou toute autre activité illicite, pour prévenir tout préjudice corporel imminent ou protéger nos intérêts et vos intérêts contre les personnes qui ne respectent pas notre Déclaration des droits et des responsabilités”.

Facebook scanne les conversations pour la police

Depuis plus de quatre ans, le virus informatique Flame est régulièrement détecté dans différentes régions du monde. A la fin du mois de mai dernier, il a été identifié par Kaspersky Lab, un fabricant russe qui avait laissé entendre que vu sa sophistication, il supposait le concours d’un état. Utilisé à des fins de cyber-espionnage, l’Iran avait été la première cible des attaques de Flame. Ce mardi, le quotidien américain ‘The Washington Post’ a révélé, citant des ‘responsables occidentaux proches du dossier’ que ‘la NSA américaine, chargée de l’espionnage informatique, et la CIA ont travaillé avec l’armée israélienne pour mettre au point ce programme informatique destiné à se répandre dans les réseaux informatiques iraniens, copier des fichiers, faire des captures d’écran et renvoyer ces informations discrètement. Suite à ces révélations, les autorités américaines ont refusé tout commentaire, se bornant à affirmer qu’Internet fait partie des domaines d’intérêts de la défense et du renseignement.

Ce dimanche a été rendu public le dernier rapport de transparence du moteur de recherche. Celui-ci est révélateur de la poussée des gouvernements et des autorités vers une tentative de censure de plus en plus systématique de certains contenus et messages politiques. Le nombre de demandes de suppression a doublé au deuxième semestre de 2011. Entre juillet et décembre 2011, Google a reçu 461 demandes judiciaires comprenant plus de 6989 articles et a déclaré avoir accédé à 68% d’entre elles. Par ailleurs, la société a reçu 546 demandes informelles englobant un total de 4925 articles et a obtempéré pour 43% d’entre elles. La plupart des contenus visé par ces demandes étaient liés à des positionnements politiques. Google signale également que ces demandes de suppression ne sont pas l’apanage de certains pays particuliers, mais proviennent de partout. Par exemple: la demande des autorités espagnoles de retirer 270 résultats de recherche renvoyant à des articles mentionnant certaines personnalités publiques, celle de plusieurs agences américaines de fermer quatre comptes YouTube responsable de la diffusion de vidéos au contenu ‘menaçant’ pour les autorités,…

L’an dernier, le système espion de géolocalisation GPS utilisé par la police et la douane allemande avait été piraté, les hackers dénonçant la multiplication et la banalisation des mesures de surveillance visant les internautes, les passagers aériens,… Aujourd’hui, les autorités ont découvert comment cela s’était passé. Un officier supérieur de la police allemande, pour surveiller sa fille, avait installé un logiciel espion sur son ordinateur. Par ailleurs, il faisait également suivre sur son ordinateur personnel (malgré que cela soit interdit et extrêmement risqué au point de vue sécuritaire) ses mails professionnels. Un ami de la jeune fille est parvenu à trouver ce logiciel espion ainsi qu’à remonter jusqu’à l’ordinateur du papa, avant de faire suivre toutes ces informations à un groupe de pirate. Celui-ci, grâce à ces données, a réussi à pirater PATRAS, le système de géolocalisation espion utilisé par la police allemande, qui lui aussi était mal sécurisé. Les hackers ont ensuite rendu public les identifiants, mots de passe, numéros de téléphone ou de plaques d’immatriculation, coordonnées GPS et toute la documentation associée au logiciel de géolocalisation. Suite à cette découverte, les autorités allemandes ont déjà procédé à trois arrestations. Par contre, il semblerait que l’officier soit lui toujours en fonction.