Le squat « Elba » était depuis plusieurs années un lieu important dans la vie culturelle de Varsovie. Il y avait des concerts, expositions, spectacles, débats, projections de films, des festivals et des ateliers. Chaque semaine, des repas étaient préparés pour les sans-abri. Le 16 mars il a été attaqué par des agents de société.
 Plusieurs personnes ont été attaquées et forcées à sortir des bâtiments. La sécurité a détruit l’intérieur de la maison, détruisant les biens des habitants et a jeté le reste dehors.

Cette évacuation était illégale (sans ordre d’expulsion) et pourtant elle était soutenue par la police qui a empêché les gens de se défendre. Un groupe de plusieurs dizaines de personnes est venu soutenir en manifestant pacifiquement contre cette expulsion illégale.
Ils manifestants ont été expulsés, frappés avec des matraques et à coups de poing et gazés. Un manifestant a été “tazé”, un autre a dû être hospitalisé. Face à l’émeute, la police a ensuite utilisé des canons à eau. Trois personnes ont été arrêtées et détenues. Elles sont accusées d’avoir frappé et envoyé à terre une policière et ont été libérées sous contrôle judiciaire.

Le 18 mars est pour les Kurdes la fête de Newroz, le jour de la renaissance et de la résistance. Les autorités turques avaient interdit deux jours plus tôt toutes les célébrations organisées par le principal parti kurde BDP, afin d’affaiblir la participation géante. Quelques 130 rassemblements ont été organisés à travers le pays, entre le 18 et 25 mars, pour accueillir la plus grande célébration du Newroz de tous les temps. Défiant les menaces et les interdictions des autorités, des centaines de milliers de personnes ont réussi vers midi à arriver sur la place de Newroz, à Diyarbakir, chef-lieu du Kurdistan de Turquie, franchissant toutes les barricades dressées par la police, suite à de violents affrontements.

Des centaines de milliers de personnes sont également descendues dans les rues de Diyarbakir et d’Istanbul où des affrontements ont été éclatés dans plusieurs quartiers entre les manifestants et les policiers qui sont intervenus violemment, faisant usage à de gaz lacrymogènes et de canons à eau. Les tentatives des dizaines de milliers pour rejoindre la place de Kazlicesme où devait avoir lieu la célébration ont été violemment attaquées par des policiers. Un responsable du parti kurde est décédé après avoir été touché par une grenade lacrymogène lancée par la police à Kazlicesme. Plusieurs autres personnes ont été blessées dont deux grièvement et une députée BDP suite à la violence de la police, procédant également à des arrestations massives.

La foule des manifestants kurdes à Dyarbakir

La foule des manifestants kurdes à Dyarbakir

Une manifestation dans le centre du Caire a dénoncé ce vendredi la pratique des autorités militaires qui avaient fait pratiquer des tests de virginité sur des manifestantes arrêtées. Au moins sept femmes arrêtées ont été forcées de subir des tests de virginité après la manifestation du 9 mars 2011 au Caire, qui avait été réprimée violemment d’abord par des des hommes en tenue civile, puis par l’armée. Les manifestants ont brandi des portraits de Samira Ibrahim, une jeune militante qui a publiquement dénoncé ces tests de virginité. Sa décision de dénoncer cette pratique au grand jour a ébranlé les tabous de la société égyptienne, où les femmes victimes d’abus sexuels sont plus souvent critiquées que leurs agresseurs. Samira Ibrahim a porté plainte contre un médecin militaire, l’accusant de l’avoir soumise à un test de virginité l’an dernier après son arrestation par l’armée durant une manifestation. « Tu es plus honorable que ceux qui t’ont humiliée », a scandé les quelques centaines de manifestants.

Un tribunal militaire a innocenté le médecin militaire dimanche, citant des contradictions entre les témoignages des témoins. Samira Ibrahim a cependant remporté une autre poursuite, en décembre, quand un tribunal civil a ordonné aux dirigeants militaires du pays de cesser de mener des tests de virginité sur les femmes détenues. Il s’agissait d’une rare condamnation d’une pratique militaire par un tribunal civil en Égypte.

Egypte: Manifestation contre les tests de virginité sur les manifestantes arrêtées

C’est finalement 226 personnes qui ont été arrêtés par la police de Montréal à la suite d’une manifestation contre la brutalité policière.
Selon la police, sept policiers, ainsi qu’au moins deux autres personnes, ont été blessés lors des incidents. Sur les 226 personnes interpellées, quatre étaient toujours détenues vendredi. La majorité des personnes arrêtées ont reçu des constats d’infraction pour « trouble à l’ordre public » et une minorité fait face à « des accusations criminelles ».

La police chilienne a utilisé des canons à eau et des gaz lacrymogènes pour disperser une manifestation de plusieurs milliers d’élèves jeudi à Santiago. Les policiers sont intervenus quand quelques centaines d’élèves ont franchi une barrière érigée par la police et ont tenté de marcher vers le ministère de l’Éducation. La police a arrêté 50 personnes.

Le mouvement étudiant, qui demande une réforme complète du système d’éducation, a organisé plusieurs manifestations l’an dernier qui ont paralysé la capitale. La manifestation de jeudi avait été organisée par un regroupement d’écoles secondaires pour demander l’accès gratuit à un enseignement de qualité et pour dénoncer l’expulsion d’une centaine d’élèves et d’étudiants qui ont participé aux manifestations de l’an dernier.

Chili: Affrontements lors de manifestations étudiantes

Succès pour la manifestation contre les violences policières à Montréal, le sujet étant particulièrement d’actualité avec la brutale répression de manifestations étudiantes ces derniers jours. Tôt hier soir, les quelques 4.000 manifestants se sont fragmentés au le centre-ville. Des centaines de policiers ont manœuvré pour contrôler les attroupements. Des charges repoussaient sans discrimination, à coups de gaz et de matraque, manifestants et simples passants. Des projectiles ont été lancés en nombre contre les policiers (l’un d’eux aurait été blessé au visage par un projectile) qui ont lancé des grenades assourdissantes. Des vitrines et une voiture de police ont été sérieusement endommagées. Un noyau de manifestant a été encerclé. Il y aurait eu au moins 125 arrestations..

Canada: La manifestation contre les violence policière s’achève en affrontements avec la police

Pour la Journée Internationale contre les brutalités policières, 500 personnes, dont une délégation de notre Secours Rouge, ont manifesté jeudi soir dans les rues de Bruxelles et de Molenbeek. Un important dispositif policier était déployés tout au long du trajet dans les rues voisines de la manifestation. La manifestation était organisée par les Jeunes Organisés Combattifs (ex-Jeunesse Ouvrière Chrétienne) dans le cadre de leur campagne « stop-répression ».

Bruxelles: Succès de la manifestation anti-répression

Depuis dix jours, les mineurs de la province de Madre de Dios, frontalière avec le Brésil, protestent contre les récents décrets du gouvernement réglementant le secteur minier, et la répression accompagnant leurs mise en application. Le gouvernement affirme, par ce biais, vouloir éviter l’extraction illégale et encourager les mineurs à obtenir des permis de travail, alors que ces derniers l’accusent simplement de s’attaquer aux mines artisanales pour céder les concessions à de grandes sociétés multinationales. L’état a notamment créé un délit spécifique d’extraction illégale, passible de dix ans de prison. Hier matin, des milliers de personnes ont tenté d’occuper l’aéroport et de bloquer les routes de Puerto Maldonado en érigeant des barricades enflammées pour protester contre ces mesures. Plus de 10.000 personnes sont descendues dans les rues, paralysant totalement la ville. De violents affrontements les ont opposées aux forces de l’ordre, gaz lacrymogènes contre pierres et autres projectiles. Au moins trois manifestants ont été tués et 55 autres personnes blessées dans les heurts. Les autorités ont précisé que 60 personnes avaient été arrêtées, accusées d’avoir utiliser des armes à feu et des explosifs.

Manifestation de mineurs au Pérou

Manifestation de mineurs au Pérou