Le 29 septembre, 13 prisonnières et prisonniers politiques indigènes du Chiapas s’étaient mis en grève de la faim. Elles et ils ont toutes et
tous été condamnés à des peines allant de 14 à 60 ans de prison pour des
délits fabriqués par les autorités. Elles et ils n’ont pas eu accès à un
avocat ni à un traducteur. Elles et ils ont toutes et tous été torturés
pour leur faire signer des aveux.

Le 6 novembre, les prisonnier-e-s arrêtent leur grève de la faim
après 39 jours, car leur état de santé ne leur permet plus de continuer,
d’autant plus qu’on leur refuse depuis plusieurs jours l’accès aux prisons à
l’équipe médicale. Le 15 novembre, deux des grévistes, Núñez Hernández et José Díaz López, ont été libérés sous caution après 9 ans et 8 mois d’emprisonnement et la sentence légalement suspendue.

Ce mercredi 23, nous vous invitons à notre troisième ciné-club, au cours duquel nous vous proposerons de découvrir ‘In Prison my Whole Life’, un documentaire consacré à Mumia Abu Jamal, détenu depuis près de 28 ans dans le couloir de la mort aux Etats-Unis. La projection sera suivie d’une discussion et d’un échange autour de l’histoire du prisonnier. Rendez-vous au Dolle Mol le mercredi 23 novembre à 20h30.

Consultez notre page spéciale consacrée à Mumia Abu Jamal

Cinéclub Mumia

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Cinéclub Mumia

Le 11 novembre, deux des prisonniers de l’organisation anarchiste ‘La Conspiration des Cellules de Feu’ ont été brutalement transféré. Ces transferts interviennent résultent de la tension croissante dans les différents pénitencier en raison des réductions des articles de premières nécessité pour les prisonniers. Le premier a été emmené à la prison de Halkida. A son arrivée, il s’est opposé à la fouille corporelle que les gardiens voulaient lui faire subir et a été immédiatement placé en isolement (pour la quatrième fois en sept mois d’incarcération). Le second a été emmené à la prison de Trikala, où est emprisonné un autre membre de l’organisation. Les deux hommes ont demandé à être placé dans la même cellule. La direction n’ayant pas accepté sa demande, il a refusé d’être incarcéré dans une aile différente de la prison, et a également été immédiatement placé en isolement.

Par ailleurs, le début du procès pour les actions contre des organes gouvernementaux revendiqués par l’organisation a été fixé au 5 décembre prochain.

Suite à la manifestation du 15 octobre dernier, treize personnes avaient été incarcérées. Le 27 octobre, cinq mineurs ont été placés en résidence surveillée. Ils avaient été identifiés et mis en examen le jour de la manifestation et sont accusés de rébellion avec circonstances aggravantes et de dégradations suivies d’un incendie. Hier, un jeune de 19 ans a également été placé en résidence surveillée, accusé de dévastation, pillage et rébellion avec circonstances aggravantes. Il y a trois jours, neuf des treize personnes qui se trouvaient en prison ont été transférées en résidence surveillée alors que deux autres se sont uniquement vu imposé l’obligation d’aller pointer. L’un d’entre eux reste incarcéré tandis que le cas des derniers doit être examiner par le tribunal dans les jours à venir.

Des milliers de Sahraouis s’étaient installés en octobre 2010 dans un camp à Gdeim Izik, près d’El Aaiun occupée pour protester contre les dures conditions de vie dans les territoires occupés du Sahara occidental et revendiquer le droit de leur peuple à l’autodétermination. Les forces d’occupation marocaines ont procédé au démantèlement de ce camps le 8 novembre 2010, causant la mort de quatre sahraouis par balle, l’arrestation de 160 dont 10 femmes et plusieurs personnes portées disparues.

Depuis ce jour, plus de 20 prisonniers politiques sahraouis attendent un jugement. Ils sont accusés d’ »atteinte à la sécurité de l’Etat marocain ». Trois autres prisonniers incarcérés dans la même prison à la suite des événements de la ville occupée de Dakhla ont également rejoint la grève de la faim. Les 23 prisonniers poursuivent leur grève de la faim entamée depuis le 31 octobre, pour réclamer leur libération ou un procès équitable.

Hier, les autorités turques ont arrêté 21 personnes qu’elles suspectent d’avoir effectué des attaques au cocktail Molotov à Istanbul le 29 octobre dernier. La semaine dernière, un des bureaux du parti au pouvoir – Justice and Democracy Party – ainsi qu’un véhicule appartenant au Republican Peoples’ Party (parti principal de l’opposition) ont été la cible de jets d’explosifs. La police a mené une vaste opération dans le district de Zeytinburnu de la ville d’Istanbul dans la journée d’hier. Toutes les personnes arrêtées sont accusées d’entretenir des liens avec le PKK. Les autorités ont annoncé être à la recherche de quatre personnes supplémentaires dans le cadre de cette affaire.

Plus tard dans la journée, dans la province de Batman (sud-est), une voiture de police a été prise en embuscade. Des membres présumés du PKK ont ouvert le feu sur un véhicule de patrouille transportant des officiers des forces spéciales. Ceux-ci ont répliqué entraînant une fusillade longue d’une dizaine de minutes. Deux policiers ont été blessés et les assaillants ont disparu dans les montagnes avoisinantes. Une opération de ratissage a immédiatement été déclenchée pour les retrouver.

Embuscade du PKK

Embuscade du PKK

Arrêté en France en 2001, l’ancien chef militaire de l’ETA Javier Garcia Gazetlu, alias ‘Txapote’ avait été remis à la justice espagnole en 2007. Le dirigeant du mouvement avait, à ce moment-là, déjà été condamné à de multiples peines de prison pour diverses actions revendiquées par l’ETA. Aujourd’hui, il a à nouveau été condamné par l’Audience Nationale, qui l’a jugé coupable de l’assassinat en février 2000 d’un dirigeant socialiste et de son garde du corps. La plus haute instance judiciaire espagnole a prononcé une peine de 105 ans de prison à son encontre.

Javier Garcia Gaztelu

Javier Garcia Gaztelu

Vendredi après-midi, des commandos de la marine israélienne ont intercepté deux bateaux qui transportaient des médicaments en direction de la bande de Gaza. Partis de Turquie, ils ont été escortés au port israélien d’Ashod et tous les membres d’équipage interpellés. Six d’entre eux ont été relâchés vendredi. Les 21 autres ont engagé une procédure contre leur détention auprès d’un juge israélien. Parmi eux, 14 Irlandais ainsi que des ressortissants du Royaume Uni, du Canada, d’Australie et des Etats-Unis. A l’issue de la procédure qui doit durer minimum 72 heures, ils seront tous expulsés.

Mardi matin, les autorités françaises avaient interpellé trois espagnols et les avaient placé en garde à vue. La police, en fouillant leur véhicule (ce qu’elle était autorisée à faire durant toute la semaine), avait découvert un piolet, des masques de ski, des paires de gants,… Inculpé pour ‘participation à un groupement en vue de commettre des dégradations’, ils ont été jugés en comparution immédiate jeudi après-midi par le tribunal correctionnel de Nice. Le parquet avait requis entre cinq et dix mois de prison ferme. Les trois hommes, âgés de 24 à 30 ans, ont chacun été condamné à quatre mois de prison, dont un ferme. Ils ont en outre été condamnés à une interdiction de séjour de trois ans dans les Alpes Maritimes. Ils ont été écroués dès la fin de l’audience.

En fin de semaine dernière, près de 70 personnes avaient été interpellées dans le cadre d’une vaste opération visant la Kurdish Communities Union (KCK) à Istanbul. Les autorités accusent la KCK d’être la branche urbaine du PKK. Hier, la 15ème cour d’assise d’Istanbul a décidé d’en incarcérer 44 d’entre elles. La justice leur reproche d’appartenir à l’organisation et les accusent ‘d’appartenance à un groupe terroriste armé’. Parmi les personnes placées en détention se trouvent plusieurs membres du parti pro-kurde BDP, une professeure d’université, un éditeur, un écrivain et une constitutionnaliste. Actuellement, plus de 1600 personnes se trouvent en prison accusées d’entretenir des liens avec le PKK ou des organisations qui lui seraient lié.