Salvatore « Ghespe » Verspertino, un militant anarchiste de 38 ans, vient d’être extradé d’Espagne vers l’Italie où il avait été condamné à une peine de 8 ans de prison, car accusé de fabrication et transport d’un engin explosif, pour l’attaque de la librairie fasciste Il Bargell en 2017 à Florence. Ghespe avait été arrêté le 15 février, en Espagne, après une cavale d’environ deux ans (voir notre article). Un appel a été lancé pour un rassemblement devant la prison de Sollicciano (Florence).

À Bruxelles, le 7 mars, à l’occasion du tour en bus et en vélo des actions et piquets de la Grève féministe contre l’Arizona et l’extrême-droite, un rendez-vous est donné à 16H00, place Poelart (devant la grande roue), sur le thème « Résistance féministe internationale : liberté pour les prisonnier·es politiques, dénonçons les crimes et viol de guerre et génocides « . Plusieurs organisations et collectifs, dont le Secours Rouge, seront présents et y prendront la parole. Voir ici le programme complet de la grève et de ses activités.

À Toulouse, plusieurs manifestations sont organisées à l’occasion de la Journée internationale de lutte pour l’émancipation des femmes et minorités de genre. La manifestation radicale féministe du 7 mars (non déclarée) vient d’être interdite par la préfecture. Le lendemain, samedi 8 mars, une autre marche est organisée au départ du métro Capitole à 15H. Le Secours Rouge sera présent pour mettre en avant le combat des prisonnières révolutionnaires (voir notre article).

Le 7 mars, une marche « nocturne féministe radicale », prévue à Paris, a été interdite par le préfet de police. Programmée pour rallier la gare de l’Est à la place de l’Hôtel de Ville à partir de 18 h 30, la marche veut dénoncer « les droits et libertés menacés par un Etat fasciste et la montée de l’extrême droite », selon les organisatrices. Les collectifs pro-palestiniens Samidoun et Urgence Palestine ont lancé un appel à rejoindre la manifestation « pour la libération de la Palestine de la mer au Jourdain », c’est donc contre les soutiens au peuple palestinien que les autorités ont pris la décision  d’interdire la marche avançant le prétexte que  celle-ci « est de nature à troubler l’ordre public ».

Malgré l’interdiction de la marche nocturne, l’association « Assemblée féministe Paris-banlieue » prévoit de maintenir le rassemblement, elle publie pour les marcheuses des noms d’avocates à contacter en cas d’arrestation ( voir lien ci-dessous).

https://www.instagram.com/p/DG0hQFWC8um/?igsh=MWo0OTlocDFhNHJnag==

Manuel Pérez Martinez, connu sous le nom de « Camarade Arenas », est le secrétaire général du Parti communiste d’Espagne (reconstitué) – PCE(r). Après 32 ans de prison tout au long de sa vie, dont les 25 dernières années en France puis en Espagne, il vient d’être libéré de la prison d’Aranjuez ce mercredi 5 mars 2025 à l’âge de 80 ans. D’autres prisonniers du PCE(r) ou des GRAPO sont toujours emprisonnés (voir notre dossier).

Arenas à sa sortie de prison le 5 mars 2025.

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Les Belges et les européens n’avaient pas besoin d’un visa pour se rendre au Royaume-Uni pour des séjours de courte durée (6 mois maximum), ils auront besoin d’une autorisation de voyage électronique (ETA) à partir du 2 avril. La demande du document sera possible dès le 5 mars. Dans la majorité des cas, l’autorisation sera validée en quelques minutes via l’application UK ETA mais il est conseillé de s’y prendre trois jours (ouvrables) avant le départ. Elle sera délivrée contre 10 livres sterling (un peu plus de 12 euros) et sera valable pour plusieurs séjours de maximum 6 mois et pendant une période de deux ans ou jusqu’à l’expiration du passeport. Les détenteurs de la double nationalité britannique ou irlandaise sont dispensés de celle-ci. Elle ne sera pas nécessaire pour transiter par le Royaume-Uni, sauf en cas de passage par le contrôle aux frontières. Ce système est mis en place pour centraliser numériquement les données relatives à l’immigration, ce n’est ni plus ni moins qu’un nouveau fichage et une nouvelle atteinte à la liberté de circulation des personnes.

Le quotidien The Guardian et le diffuseur ITV révèlent, dans une enquête, les agissements d’au moins 25 infiltrés dans les groupes politiques depuis la fin des années 1970 jusqu’aux années 2010. Ces hommes, dont la plupart des identités ont été révélées auraient noué des relations intimes et sexuelles avec plusieurs dizaines de femmes pour obtenir des informations. On estime à 50 le nombre de victimes, mais ce chiffre est sans doute plus élevé. Quatre individus auraient eu un, voire plusieurs enfants, avec des femmes qu’ils ont séduit sous leurs fausses identités. Certaines femmes ont réussi à découvrir la vérité. Au total, environ 139 agents infiltrés ont espionné plus de 1 000 groupes politiques, des dizaines de milliers de militants, principalement de gauche et progressistes, ont été placés sous surveillance.

Le groupe belge a déposé lundi une “offre ferme de prise de contrôle majoritaire” de l’entreprise Verney-Carron détenue par le groupe français Cybergun au terme de plusieurs mois de négociations. La reprise prévue de 70% du capital de Verney-Carron Développement par FN Browning s’accompagnera de plusieurs millions d’euros d’investissement dans l’usine de Saint-Etienne. Créé en 1820, Verney-Carron est le dernier fabricant français d’armes de petit calibre. Longtemps spécialisée dans les armes de chasse, la manufacture a conçu, produit et commercialisé le flash-ball. Elle a aussi produit 10 000 fusils d’assaut pour l’Ukraine.

 

Il y a 49 ans, le 3 mars 1976, la police franquiste ouvrait le feu sur des grévistes à Vitoria-Gasteiz, tuant cinq ouvriers et en blessant plus d’une centaine. Leur crime ? Ils avaient occupé une église pour exiger de meilleures conditions de travail. Orchestré par un régime aux abois, le massacre reste une plaie ouverte dans la mémoire ouvrière basque. Ce dimanche 2 mars, un millier de personnes sont descendues dans les rues sous la bannière « s’organiser contre le fascisme et défendre les droits sociaux » pour rendre hommage aux victimes et dénoncer l’impunité des assassins en uniforme. Les forces de l’ordre ont dispersé la manifestation dans la violence, charges, matraques, gaz lacrymogènes ont été utilisés, les manifestants ont riposté par des jets de bouteilles et des jets de pierres. Aucune arrestation ou identification n’a été enregistrée.

Un amendement caché dans la loi « Narcotrafic » pourrait signer la fin du chiffrement en France. Sous le prétexte de lutte contre le crime organisé, le Sénat veut obliger WhatsApp, Signal et Telegram à installer une porte dérobée dans leurs messageries permettant aux forces de l’ordre d’avoir un accès illimité aux messages privés. Cette proposition, discrètement glissée par le sénateur Cédric Perrin, prévoit que toutes les plateformes de messagerie chiffrée livrent les conversations aux autorités sous 72 heures, sous peine de lourdes amendes. Une attaque frontale contre la vie privée, dénoncée par les défenseurs des libertés numériques, par Google et Apple. Officiellement, il s’agit de traquer les narcotrafiquants, en réalité, c’est une surveillance de masse qui se met en place, avec zéro transparence et aucun débat public. Le gouvernement avance l’excuse de la sécurité, un outil qui sert contre les criminels aujourd’hui servira demain contre les opposants politiques, les journalistes, les militants.