Un appel est lancé à se rassembler mercredi 28 janvier à 16h au palais de justice de Paris pour soutenir Gino, convoqué devant la Cour d’appel dans le cadre de l’affaire de Budapest (voir notre article). Après l’échec de la demande hongroise, c’est désormais l’Allemagne qui réclame son extradition, dans un contexte de coopération judiciaire européenne visant les militants antifascistes. Ses soutiens dénoncent une nouvelle tentative de criminalisation politique et appellent à une présence massive pour empêcher l’extradition et contester l’acharnement judiciaire contre Gino.

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À Londres, des dizaines de militants ont été arrêtés après une action de solidarité menée dans l’enceinte de la prison de Wormwood Scrubs en soutien à Umer Khalid en grève de la faim (voir notre article). La police a procédé à l’arrestation de 86 personnes, invoquant une intrusion et des troubles au fonctionnement de l’établissement, tandis que le ministère de la Justice a dénoncé l’action comme « préoccupante ». Cet épisode s’inscrit dans un contexte de durcissement répressif marqué par l’interdiction de Palestine Action au titre de la législation antiterroriste, la criminalisation des actions de soutien à la Palestine et l’emprisonnement prolongé de militants avant jugement.

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Un rassemblement est appelé à Marseille le mercredi 28 janvier 2026 à 17h30, place de la Joliette, devant les consulats d’Allemagne et d’Angleterre, contre la criminalisation de l’antifascisme et du soutien au peuple palestinien. L’initiative met en avant la solidarité avec les camarades emprisonné·es et poursuivi·es dans plusieurs pays européens, notamment dans les affaires liées aux mobilisations antifascistes et aux actions contre la guerre, avec les mots d’ordre « Free All Antifas » et « Free the Filton24 ». L’appel vise à dénoncer la répression transnationale et à affirmer un soutien politique aux personnes poursuivies, en faisant du rassemblement un point de convergence local contre le durcissement autoritaire en cours.

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Dimanche 25 janvier à Toulouse, une manifestation déclarée et autorisée en soutien au peuple kurde du Rojava a été réprimée par les forces de l’ordre, qui sont intervenues après les prises de parole alors que les participant·es se dispersaient calmement. Selon des témoignages, la police a frappé et gazé des manifestant·es alors que la situation était en cours de régulation par les organisateurs, provoquant des tensions qui trouvent leur origine dans l’intervention policière elle-même. Cela s’inscrit dans le cadre d’une série d’interdictions, d’arrestations et de provocations policières dans plusieurs villes de France à l’occasion des mobilisations en faveur du peuple kurde.

Présent au sein d’un cortège internationaliste, le Secours Rouge Toulouse a également pris la parole au début de la manifestation. À cette occasion, nous avons souligné que : « De par ses alliances militaires, diplomatiques et économiques, par son soutien à l’État fasciste turc et par sa normalisation avec le régime syrien, la France, comme l’ensemble des puissances occidentales, porte une responsabilité politique directe dans l’écrasement des projets progressistes et révolutionnaires au Moyen-Orient. Il faut être clair : la France n’a pas d’alliés dans la région. Elle n’a que des intérêts à défendre, quoi qu’il en coûte aux peuples, qui sont toujours les premiers sacrifiés de ses calculs iniques. »

Samedi 24 janvier, plus de 1 000 personnes ont manifesté dans les rues de Genève en solidarité avec le Rojava, dont un bloc internationaliste rassemblant différents activistes, notamment des membres du Secours Rouge Genève. La mobilisation a été marquée par une forte pression policière, avec des contrôles d’identité autour de la manifestation, une présence massive et ostensible des forces de l’ordre tout au long de l’action, puis un nassage en fin de rassemblement de plusieurs dizaines de personnes, y compris des familles avec enfants, restées autour des organisateurs. Même si aucune interpellation ne semble avoir eu lieu, ce dispositif illustre la criminalisation croissante de la solidarité avec le Rojava en Europe.

À l’occasion de la réunion des 26 et 27 janvier de la sous-commission des droits de l’homme du Parlement européen, deux rassemblements sont organisés à Bruxelles par la Campagne internationale d’urgence contre l’opération Kagaar, avec le soutien de l’ATIK, du TSP, du Secours Rouge et d’autres organisations, pour dénoncer l’opération de contre-insurrection Kagaar lancée par le gouvernement fasciste de Modi en janvier 2024 dans le centre de l’Inde, dans les États du Chhattisgarh, du Telangana, de l’Odisha, de l’Andhra Pradesh et du Jharkhand, visant à éradiquer la guerre populaire prolongée menée par le PCI (maoïste). En réalité, cette offensive vise largement les populations adivasis et s’inscrit dans une politique de répression systématique marquée par des exécutions extrajudiciaires, des arrestations d’activistes et des attaques contre des médias progressistes et révolutionnaires. Le rassemblement exige l’arrêt immédiat de l’opération, dénonce le caractère fasciste du régime indien et affirme sa solidarité avec les luttes révolutionnaires en Inde.

Le mardi 27 janvier à Bruxelles, rassemblements dès 10H place du Luxemboug puis à 14H devant l’ambassade indienne (Chau. de Vleurgat 217, 1050 Bruxelles).

La police espagnole a investit la raffinerie Repsol et l’usine FERTIBERIA à Puertollano pour arrêter 16 travailleurs qui auraient participé à la dernière grève de la métallurgie, en novembre dernier. Les travailleurs qui effectuaient leur travail dans l’entreprise ont été menottés devant leurs collègues et emmenés au poste de police. Pendant la grève, des travailleurs avaient bloqué les accès au complexe pétrochimique de Repsol et de FERTIBERIA, et la police avait répondu avec des charges. Les 16 travailleurs sont accusés de délits environnementaux, pour avoir brûlé des pneus et du chaume aux portes de l’usine.  Selon les services de police, l’opération n’est pas clôturée et de nouvelles arrestations pourraient encore survenir.

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Umer Khalid, l’un des prisonniers de Palestine Action détenu à la prison de Wormwood Scrubs pour une action sur une base aérienne britannique, a entamé une grève de la soif après treize jours de grève de la faim pour protester contre la sévérité de son incarcération (voir notre article). Cette escalade critique, qui met sa vie en danger immédiat, a finalement contraint l’administration pénitentiaire à entamer des négociations formelles après des semaines de refus. Bien que la directrice de la prison ait promis une amélioration de ses conditions de détention et une surveillance médicale continue, la situation reste alarmante pour Khalid, qui fait face à une détention provisoire de 18 mois avant son procès prévu en 2027, dépassant largement les limites légales standards.

Par ailleurs, les initiatives se développent pour exiger sa libération et celle des 33 prisonniers pro-palestiniens détenus dans les prisons britanniques. A Bruxelles, un rassemblement d’urgence est organisé en soutien à Umer Khaled le dimanche 25 janvier dès 18H devant le Consulat Britannique à Bruxelles (Avenue d’Auderghem 10, 1040 Brussels).

Lors du procès à Budapest le 22 janvier 2026, l’avocat de l’antifa Maja, Maître Bajaky, a plaidé l’acquittement, dénonçant une procédure entachée d’irrégularités, une extradition illégale et des conditions de détention inhumaines (voir nos articles). La défense soutient que le dossier repose sur des preuves insuffisantes, soulignant que les vidéos ne permettent pas d’identifier Maja ni de prouver sa participation active aux faits, et que l’accusation d’appartenance à une organisation criminelle est une construction sans fondement propre. Face à ce que la famille qualifie de « parodie de procès » où le verdict semble déjà fixé, le jugement est attendu dès l’après-midi du 4 février, après les dernières déclarations de l’accusé·e.

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Le gouvernement britannique a annoncé la création d’un nouveau service national de police, le National Police Service (NPS), présenté comme un « FBI britannique », chargé des enquêtes antiterroristes, antifraude et de lutte contre la criminalité grave et complexe. Cette nouvelle force regroupera des missions aujourd’hui réparties entre plusieurs agences, dont l’Agence nationale contre la criminalité (NCA) et des unités régionales, et récupérera aussi les enquêtes antiterroristes jusque-là pilotées par la police de Londres. Selon la ministre de l’Intérieur Shabana Mahmood, cette réforme vise à adapter le maintien de l’ordre aux menaces modernes, à renforcer l’efficacité nationale et à permettre aux polices locales de se concentrer davantage sur la délinquance du quotidien.

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