C’est aujourd’hui à 1h30 du matin que les commandos anti-terroristes du Raid ont débarqué au domicile de Pierre Stambul, co-Président de l’Union Juive Française pour la Paix. Les policiers ont défoncés la porte, attaché Pierre Stambul à une chaise et retourné l’appartement à la recherche d’une cache d’arme. Il a été placé en garde à vue au commissariat du 8e, à Marseille et relâché en fin d’après-midi. Pierre devait assurer ce soir même une intervention prévue ce soir à Toulouse par l’UJFP et le comité BDS (Boycott, Désinvestissement Sanctions) sur le thème « Antisionisme/antisémitisme : À qui profite l’amalgame ? » (20h30, salle Barcelone, allée de Barcelone, Toulouse, Métro Compans Caffarelli). il sera en mesure de la faire.

Pierre Stambul

Pierre Stambul

Dossier(s): Archives France

Federico Annibale ’Fede’, qui avait manifesté à Francfort le 18 mars dernier contre le nouveau siège de la BCE, était accusé de ’violation grave de la paix’ et ’tentatives de lésions corporelles graves’. De nombreux affrontements avaient éclatés entre les milliers de manifestants et les policiers anti-émeute lors de l’inauguration du nouveau siège de la banque centrale européenne. Federico est italien et étudie à Londres, les autorités allemandes justifiait son maintien en détention provisoire par le risque de fuite à Londres (voire notre article). Après plus de deux mois de détention, un tribunal a décidé le 3 juin de sa libération avec une condamnation de 14 mois en cas de nouveau délit en Allemagne.

Rassemblement solidaire pour Frederico

Rassemblement solidaire pour Frederico

Dossier(s): Allemagne Archives Tags:

Hier, après avoir quitté la manifestation antifasciste, un groupe de manifestants qui s’éloignait du lieu du rassemblement a été surpris par l’arrivée de deux combis de policiers qui les ont empêchés de repartir. Sans fournir de motifs, la police a d’abord demandé les cartes d’identité des manifestants. Ces derniers refusant de fournir les pièces sans motifs, la police a finalement prétendu « Il y avait des gens masqués à la manifestation ». Les manifestants ont finalement été contrôlés et photographiés en dehors de toute arrestation administrative ou judiciaire. C’est la deuxième fois en une une semaine que des manifestants sont inquiétés à plusieurs kilomètres d’un lieu de rassemblement après l’avoir quitté. La dernière fois, plusieurs manifestants avaient été arrêtés près de la station de métro Botanique, bien après la fin de la manifestation -qui se déroulait Place du Luxembourg-, c’était également une manifestation antifasciste.

Les manifestants contrôlés et fichés à Arts-Loi.

Les manifestants contrôlés et fichés à Arts-Loi.

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C’était déjà un peu le cas aux USA, maintenant, c’est au tour de Londres de s’y mettre. Le maire de Londres a annoncé que la police londonienne sera équipée de pas moins de 20 000 caméras corporelles. Ces caméras sont encore à l’état de bêta test, mais cela ne les empêche pas d’être utilisées au quotidien. Plus de 6000 vidéos sont enregistrées grâce à elles tous les mois. Le maire semble tellement emballé par le projet qu’il souhaiterait accélérer plus le processus. Il désire que la police soit totalement équipée pour le mois d’avril 2016 (alors que le projet doit aboutir sur le papier d’ici 10 ans). Avec 20 000 caméras corporelles, Londres deviendra la ville où la police sera le plus équipée de cette technologie.

Caméra corporelle pour policier londonien

Caméra corporelle pour policier londonien

Après la grande manifestation de jeudi à Munich (34.000 personnes), c’était la petite ville de Garmisch-Partenkirchen qui recevait les opposants au sommet G7 qui se tenait dans un chateau à 15 kilomètres de là. 4000 personnes étaient présentes à Garmisch, quelques incidents ont opposés manifestants et policiers. Plus de 22.000 policiers ont été déployés en Bavière pour veiller sur le G7 mais c’est à Leipzig qu’un black bloc d’une centaine de personnes est intervenu par surprise dans le centre ville. Une barricade de pneus enflammés a barré une des rues du centre; des pierres, des cocktails Molotov ainsi que des engins pyrotechniques ont été lancés sur des édifices publics et sur le consulat américain qui ont subis des dégradations. Lors d’un face-à-face avec les manifestants, plusieurs policiers ont été blessés. Trois véhicules de police ont par ailleurs subi d’importants dégâts et ont été rendus inutilisables. Un homme a été arrêté.

Incidents à Leipzig

Incidents à Leipzig

À 14h, le ‘Dégage Day’ commence à Lemonnier. De 14h à 16h, manifestation de solidarité avec le HDP (parti kurde de gauche) à la place du Luxembourg. À 17h, rassemblement antifasciste à la place du Luxembourg également.

14:04: 5 combis et beaucoup de civils à la Place Lemonnier. 2 combis à Louise (les policiers sont en train de mettre leurs costumes anti-émeute. 3 combis devant le siège du MR, déjà costumés.

14.40: la manifestation kurde se termine à la place du Luxembourg. Plusieurs centaines de manifestants se dispersent. Pas de policiers visibles sur place.

15.10: il n’y a plus de manifestants place du Luxembourg.
Que
15.20: Manifestation apparement ‘terminée’ sans avoir commencée au ‘Dégage Day’.

15.49: les policiers en civil s’installent sur la place du Luxembourg. Des patrouilleuses observent les terrasses. Probablement en prévision de la manifestation de 17h.

16.40: déjà une cinquantaine de manifestants à la Place du Luxembourg.

16.50: Entre 60 et 100 personnes ont participé à une assemblée au Dégage Day’.

17.30: Entre 150 et 200 manifestants à la place du Luxembourg. La police est très discrète, il n’y a à priori pas de fascistes sur place.

17.50: après négociation entre certains groupes et la police, cette dernière autorise la manifestation jusqu’à Madou « tant que tout se passe dans le calme »… De nombreux manifestants sont sans-papiers.

18.00: la manifestation passe par la rue de l’industrie.

18.15: la manifestation est sur le dernier tronçon de la petite ceinture avant Madou.

18.20: Arrivée devant le siège du Vlaams Belang.

18.40: la manifestation se dissout. Tensions entre des photographes qui voulaient absolument prendre en photo des manifestants qui ne voulaient pas l’être, allant jusqu’à des menaces physiques de la part des photographes et de leurs soutiens, à quelques mètres de policiers en civil.

19.20: Plusieurs manifestants ont été brièvement arrêtés à Arts-Loi en quittant la manifestation. Contrôle d’identité et prise de photos.

Trois ans avant sa date de libération, l’état suisse lance une nouvelle attaque contre Marco en déployant un arsenal de psychiatrie légale. En utilisant le jargon psychiatrique, la répression se permet non seulement d’exiger de Marco qu’il cesse ses contacts avec ses nombreux camarades à travers le monde, mais aussi lui demande de dénoncer sa propre idéologie, à travers un discours condescendant (« accompagner le patient hors de son idéologie de la délinquance… »). Plus grave encore, c’est la tentative de l’état suisse de faire de l’identité anarchiste -et révolutionnaire en générale- une maladie mentale.

Face à cette nouvelle agression contre Marco, la section suisse du Secours Rouge International lance un appel à des actions internationales de solidarité avec ce prisonnier anarchiste indéfectible, enfermé depuis 1991 en Italie puis en Suisse.

Lire le texte au sujet de l’attaque médico-légale contre Marco.
Lire le texte de l’appel à l’action.

Affiche du SRI pour Marco Camenisch

Affiche du SRI pour Marco Camenisch

Les onze salariés grévistes et les quatre délégués syndicaux CGT de l’entrepôt de surgelés Stef, à Saint-Ouen-l’Aumône, ont été réintégrés ce mardi par la Cour d’appel de Versailles. Ils avaient été licenciés pour faute grave en mars 2014 suite à un mouvement portant sur la revalorisation des salaires et l’amélioration des conditions de travail. Le 1er juillet dernier, le tribunal de Pontoise avait déjà prononcé leur réintégration en première instance.

Les grévistes de la STEF

Les grévistes de la STEF

Dossier(s): Archives France Tags: ,

Lurgui Garitagoitia Salegui, 32 ans, et Asier Borrero Toribio, 31 ans, étaient tous les deux accusés de tentative de meurtre, lors d’une fusillade pendant une course poursuite avec un véhicule de gendarmerie, le 9 juin 2009, en Lozère. Le premier, le passager, est accusé d’avoir tiré par la fenêtre sur le véhicule qui les poursuivait, avec l’arme de poing du second, qui conduisait le véhicule qu’ils venaient de voler. Un des gendarmes avait été touché à l’avant-bras. La cour a retenu la tentative de meurtre et a condamné le premier à 15 ans, le second à 13 ans.

Itziar Plaza Fernandez, 32 ans, présentée comme « responsable des caches » et déjà condamnée à 12 ans de réclusion criminelle en mars 2013 dans une autre affaire, a été condamnée à 12 ans. La cour d’assises spéciale, composée uniquement de magistrats comme c’est possible en matière de terrorisme, a prononcé la confusion de ces deux peines. Tous trois ont été également condamnés à une interdiction définitive du territoire français. Ils avaient été arrêtés fortuitement le 4 juillet 2009 près de Pau, leur véhicule garé sur le parking d’un fast-food ayant été repéré par les forces de l’ordre comme pouvant servir à l’ETA. Des traces ADN et les empreintes des deux hommes avaient été retrouvées dans la voiture impliquée dans la fusillade et sur l’arme ayant tiré.

Itziar Plaza Fernandez

Itziar Plaza Fernandez

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L’Audiencia Nacional a remis en liberté trois membres supposés des Groupes Anarchistes Coordonnés (GAC) arrêtés en avril dernier au cours de l’opération Piñata, arguant que le juge n’avait pas suffisamment motivé l’envoi en prison pour délits d’appartenance à une organisation terroriste. Javier García Castro, Enrique Balaguer Pérez et Jorge Linares Izquierdo avaient fait appel de cette mesure. Leur remise en liberté se fonde sur le « manque de caractère concret des indices » (vu notamment l’aspect générique des degrés d’implication dont ils sont accusés) et sur le fait qu’il n’y a pas de risque sérieux de fuite vu leurs attaches familiales et salariales en Espagne.

Par ailleurs les juges affirment que les liens ne sont pas établis (prouvés) entre les GAC et la Fédération Anarchiste Informelle (FAI). Les trois anarchistes sont néanmoins placés sous contrôle judiciaire avec obligation de pointer tous les 15 jours, retrait du passeport et interdiction de sortir du pays. 15 personnes avaient été inculpées dans le cadre de l’opération Piñata, 5 avaient été mis en détention préventive.

Perquisition lors de l’opération

Perquisition lors de l’opération