La direction de Brittany Ferries poursuit en justice seize marins grévistes et les délégués syndicaux équipages CGT et CFDT de la compagnie. Ceux-ci sont convoqués au tribunal de Caen le 9 avril. Cette procédure fait suite aux arrêts de travail à répétition qui perturbent depuis le début du mois de mars la ligne Ouistreham – Portsmouth. Dans le cadre d’une procédure de référé, la direction de Brittany Ferries demande l’arrêt du mouvement aux personnes assignées sous peine d’une astreinte de 1.000 euros par jour de grève. Elle leur réclame aussi 3.000 euros de dommages intérêts. Elle invoque des « troubles manifestes et illicites » pour justifier sa demande.

Au départ de leur mouvement, les marins du service pont du « Mont-St-Michel » et de l’autre navire desservant la ligne, le « Normandie », réclamaient une prime de pénibilité et un renfort pour le chargement et le déchargement des véhicules. Ils faisaient valoir l’augmentation du trafic fret et le rythme intensif des rotations. Brittany Ferries a accepté d’affecter un marin supplémentaire pour guider les véhicules et assurer leur arrimage mais un accord n’a pas pu être trouvé sur la prime de pénibilité.

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Il y a trois mois, la police espagnole avait procédé à de nombreuses perquisitions en Espagne, visant spécifiquement le mouvement anarchiste sans vraiment spécifier les actions reprochées. Ce 30 mars, la police espagnole a recommencé en perquisitionnant de nombreux lieux du mouvement libertaire espagnol, dont 6 squats. Comme lors de la première perquisition, c’est un squat important qui était la cible principale, le Centre Occupé Autogéré de La Chimère. 28 personnes ont été arrêtées : 14 pour « Appartenance à organisation criminelle a visée terrorise » et 14 pour rébellion. Parmi les 14 arrêtés via la loi antiterroriste : 9 l’ont été à Madrid, 3 à Barcelone et 2 à Palencia. Ils sont accusés d’appartenir aux « Groupes Anarchistes Coordonnés » et d’avoir fait des attaques incendiaires et des sabotages.

Les personnes qui avaient été arrêtées lors de la première rafle de l’Opération Pandora ont depuis été libérées, devant payer une caution de 3.000€ par personne.

Comme la dernière fois : de nombreuses manifestations et rassemblements sont organisés à travers l’Espagne pour protester contre cette nouvelle attaque contre le mouvement anarchiste. Des milliers de personnes y participent actuellement.

Manifestation à Barcelone.

Manifestation à Barcelone.

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Trois jours d’initiatives solidaires ont eu lieu à Athènes, les 26, 27 et 28 mars, à l’appel de l’Assemblée de soutien aux combattants prisonniers. Jeudi 26 a eu lieu, à la célèbre Ecole polytechnique, un grand meeting de solidarité avec les prisonniers en grève de la faim. Vendredi 27, une conférence internationale a eu pour sujet les expériences de lutte contre l’isolement carcéral en Europe et dans le monde. Plusieurs anciens prisonniers, dont Stephan Wisbievski de la RAF, étaient venu à Athènes pour témoigner. Samedi 28 a eu lieu une manifestation dans les rue d’Athènes.

Une forte délégation du Secours Rouge International était présentes à Athènes pour soutenir ces initiatives (dont dix membres ou sympathisants du SR de Belgique, mais aussi des camarades d’Italie, d’Allemagne et de Suisse). La manifestation a été émaillée de quelques incidents: vitres des banques brisées, jets de bouteilles de peintures sur l’hôtel où se réunit la nouvelle Troïka, etc. Quelques barricades ont été érigées dans le quartier d’Exarchia, au moins deux personnes ont été brièvement arrêtées.

Délégation du SRI à Athènes à la manifestation du 28 mars.

Délégation du SRI à Athènes à la manifestation du 28 mars.


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Avant d’examiner le 1er avril prochain le projet de loi sur le renseignement, la commission des lois de l’Assemblée nationale va recevoir, à huis clos, tout un tas d’acteurs directement concernés par le texte. Et au milieu des magistrats, de Google, de Facebook, de la préfecture de police ou bien encore des associations en faveur des libertés sur Internet, figure Blue Coat. Blue Coat est une société californienne spécialisée dans les technologies de l’information, surtout connue pour avoir fourni des outils de filtrage et de censure à des pays parmi lesquels la Syrie, l’Egypte, le Koweit, le Qatar, l’Arabie Saoudie, les Emirats Arabes Unis ou la Birmanie.

Les défenseurs des libertés redoutent particulièrement l’un des volets du projet de loi : la mise en place de « boîtes noires » sur le Net français, permettant de détecter des comportement terroristes suspects à l’aide d’algorithmes. Et dont rien ne garantit, techniquement, qu’elles n’iront pas lorgner ailleurs. Difficile de savoir en revanche qui fournira les équipements, qui plus est marqués du secret défense. L’algorithme serait certainement développé au sein de la DGSE, n’excluant pas formellement, néanmoins, le recours à un prestataire extérieur via un appel d’offre. Blue Coat sera la seule entreprise spécialisée dans ce domaine à être entendue par les élus.

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Neuf Kurdes ont été condamnés mardi à Paris à des peines allant de 30 mois de prison avec sursis à cinq ans de prison ferme pour la collecte de la « kampanya », l’impôt révolutionnaire de la diaspora kurde. Les deux prévenus qui projetaient une action violente contre un homme qui refusait de payer la kampanya ont été condamnés à cinq ans de prison ferme. Les autres à des peines allant de 30 mois avec sursis à deux ans ferme.

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A l’heure actuelle, les anarchistes emprisonnés membres de DAK (Réseau des combattants sociaux emprisonnés), A. Stamboulos, A. Theofilou, G. Karagianidis, D. Politis, F. Charisis, A. Dalios, D. Mpourzoukos, G. Sarafoudis, G. Michailidis, les membres de « Lutte révolutionnaire » N. Maziotis et K. Gournas, le membre du « 17 Novembre » D. Koufontinas, un certain nombre de prisonniers politiques turcs et les prisonniers G. Sofianidis et M;S. Eltsibach, sont en grève de la faim.

Ils luttent contre l’état d’exception juridique répressif qui a été établi par l’Etat grec depuis le début de 2000 en revendiquant l’abolition des prisons de haute sécurité de type C, l’abolition de la loi «anti-terroriste», l’abolition des lois « hoodlaw » et sur la prise des échantillons d’ADN, et la libération de Xiros Savvas, un prisonnier du « 17 novembre » gravement malade. Les prisonniers grévistes appellent à une journée de solidarité le 1er avril.

Affiche de solidarité avec les grévistes

Affiche de solidarité avec les grévistes

Dossier(s): Archives Grèce

Une manifestation spontanée contre la violence policière a eu lieu à Varsovie, le 19 mars. Les manifestants ont pu marcher près de 2 km, puis ont été pris dans un kessel par la police. Certains manifestants ont été arrêtés pour « participation à un rassemblement illégal ». À l’heure actuelle tous les détenus sont libérés.

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Le 23 avril dernier, Sabin Mendizabal Plazaola, accusé d’action menée dans le cadre de la lutte de rue (Kale Borroka) mais également à une structure de soutien du « commando Donosti » d’ETA, a été interpellé à Saint-Palais (Pyrénées-Atlantiques). Il est entré en clandestinité après avoir été condamné en 2009 à la prison par la justice espagnole, reconnu coupable d’avoir lancé un cocktail molotov sur le siège du Parti populaire à Ermua au Pays basque. Il était l’objet d’un MAE portant sur une affaire d’engins incendiaires qu’il est accusé d’avoir lancés en direction d’une équipe de la police de la communauté autonome basque espagnole.

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La grève de la faim des prisonniers révolutionnaires grecs, commencée le 2 mars, commence a avoir des effets sérieux sur la santé de certains grévistes. L’état de Panagiotis Argyrou, hospitalisé, est particulièrement critique. Ce mardi, Haris Hatzimihelakis, Giorgos Polydoros, Gerasimos Tsakalos, Olga Ekonomidou (membres des Cellules de feu) ont été transférés à l’hôpital. Hier lundi, c’est Kostas Gournas (membre de Lutte révolutionnaire) qui était hospitalisé. Hier encore, un local du parti au pouvoir, Syriza à Patisia a été incendié en solidarité avec les prisonniers grévistes.

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