Francesco Puglisi, alias Jimmy, avait été condamné à quatorze ans de prison pour ‘dévastation et pillage’ suite aux manifestations qui s’étaient déroulées en marge du G8 de Gênes en 2001. Entré dans la clandestinité, il faisait l’objet d’une enquête coordonnée par le parquet général de Gênes et conduite par la Direction centrale de la police de la Digos de Catania (Sicile) en collaboration avec les services français et espagnols. Ce 5 juin, Jimmy a été arrêté dans une maison à Barcelone. Il s’y trouvait avec sa compagne et disposait d’un faux papier d’identité. Il aurait été retrouvé grâce à des ‘traces’ informatiques et bancaires de sa compagne. Il a été incarcéré à la prison Soto del Real à Madrid en attendant son extradition.

Comme nous l’avions annoncé, la ministre de l’Intérieur travaille à une modification de la la législation permettant l’usage de « bodycams », des caméras qui seraient le plus souvent placées sur le casque des policiers en intervention. L’opportunité de placer de telles caméras, controversée sur le plan syndical, est revenue à l’avant-plan lors d’un fait divers survenu il y a quelques jours à Bruxelles, lorsqu’un policier a abattu un agresseur violent. Un projet de loi, visant à modifier la loi caméra de 2007, serait examiné la semaine prochaine en groupes de travail. Il s’agirait de légaliser les « caméras mobiles » et de permettre l’utilisation de « bodycams » dans des cas spécifiques de maintien de l’ordre où l’usage de la force s’avère nécessaire. La ministre de l’Intérieur a indiqué qu’une telle caméra pourrait être « allumée » au moment le plus opportun… et donc « éteinte » au moment le plus « opportun »…

bodycam

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Le Sénat a adopté jeudi une proposition de loi MR (dont nous avions parlé le 30 avril) visant à autoriser les policiers à remplacer, dans certains cas, leur plaquette nominative par un numéro d’intervention. Jusqu’à présent, le cadre légal en vigueur oblige les policiers à porter une plaquette « nominative » sur leur uniforme. Cependant, on constate dans la pratique qu’un certain nombre d’entre eux n’apposent pas cette plaquette ou la dissimulent avec leur appareil de communication par crainte de « représailles ».

Le texte habilite le chef de corps, le commissaire-général ou le directeur-général à décider de ce remplacement pour certaines interventions. Il prévoit que les agents opérant en civil doivent porter un brassard laissant apparaître leur numéro d’intervention constitué de maximum cinq chiffres précédés d’un code pour la zone de police dont il est issu ou le service de la police fédérale dont il dépend. La proposition de loi va à présent poursuivre son parcours parlementaire à la Chambre.

Le 6 mai 2012, des milliers de personnes s’étaient réunies pour dénoncer le retour au pouvoir de Vladimir Poutine. De violents heurts les avaient opposé aux forces de l’ordre et de nombreux manifestants avaient été interpellés. Le procès de douze d’entre eux, en détention provisoire depuis lors, a commencé ce jeudi. Dans les faits, ils sont poursuivis pour avoir jeté des bouteilles en plastique et résisté aux forces de l’ordre. Néanmoins, ils sont inculpés de ‘troubles massifs’, une délit qui en Russie signifie ‘atteinte à l’ordre public par une foule, incendie volontaire, destruction de biens, utilisation d’armes à feu et d’explosifs’. Ils encourent une peine de huit ans de camp.

En 2010, un convoi nucléaire de la firme Areva avait été la cible de multiples actions de blocage par des militants anti-nucléaires. Certains d’entre eux s’étaient attachés aux voies à Caen, forçant les forces de l’ordre à les désincarcérer. En première instance, sept d’entre eux avaient été condamnés à un mois de prison avec sursis, à des amendes de 1000 à 1500 euros ainsi qu’à 20500 euros d’amende à payer solidairement à la SNCF en raison des retards de train causés par leur action. Aujourd’hui, leur peine a été alourdie par la cour qui statuait en appel. Les sept, six Français et un Allemand ont été condamnés à trois mois de prison avec sursis et à 29000 euros d’amende à la SNCF. Les amendes ont quant à elles été abandonnées. Par contre, la société Areva a été déboutée de sa demande en dédommagement symbolique. Les militants ont quant à eux porté plainte pour violences policières subies lors de leur désincarcération, l’un ayant eu un tendon sectionné et deux autres ayant été brûlés au troisième degré. Cette plainte est en cour d’instruction après avoir été classée sans suite en 2011.

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Kostas Sakkas est en grève de la faim depuis le 4 juin 2013, contestant le rallongement de sa détention préventive, et demandant sa sortie immédiate de prison. Kostas est un prisonnier anarchiste qui est jugé dans deux procès en cours contre la CCF, même si dès son arrestation en décembre 2010 il a toujours nié sa participation dans ce groupe de guérrilla anarchiste. Récemment l’État a prolongé sa détention préventive de 6 mois supplémentaires ( et a appliqué les même mesures à l’anarchistes Gerasimos Tskakalos, qui reconnait appartenir à la CCF).

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Diverses pratiques frauduleuses mises en place et exercées par les policiers bruxellois ont été récemment dévoilées. Outre les arrangements de certains pour travailler aux heures les plus rémunératrices (dimanche, jours fériés,…), il apparait que dans de nombreux cas, ceux-ci ne se rendent même pas sur leur lieu de travail: certains restent chez eux, d’autres fréquentent les bars,… Il est même révélé l’exemple d’un couple de policiers dont le mari se rendant au travail pointait pour sa femme et réciproquement. Selon certaines sources, un commissaire ixellois a fait l’objet de neuf rappels à la norme, ceux-ci étant de simples avertissements. Les autorités ont en effet pris le pli de renoncer à sévir, pour éviter les vagues.

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La ministre française de la Justice a présenté aujourd’hui lundi aux organisations syndicales un plan de renforcement de la sécurité en prison, qui prévoit l’installation de portiques à ondes millimétriques dans 19 nouveaux établissements, alors qu’un seul bénéficie aujourd’hui de ce type d’équipement. Ces portiques permettent théoriquement de détecter visuellement, lors d’un contrôle, tout produit ou objet qu’un individu porte sur lui, y compris lorsqu’ils sont dissimulés entre les vêtements et la peau.

Outre ces équipements de dernière génération, vont être déployés 282 nouveaux portiques dits à masse métallique (145 en 2013 et 137 en 2014), qui permettent de détecter la présence d’un objet métallique sur la personne examinée. Il s’ajouteront aux 624 portiques métalliques déjà en place. En plus des portiques, 393 détecteurs manuels seront également acquis en 2013. Le plan va aussi renforcer les dispositifs de lutte contre les projections (essentiellement de l’extérieur de la prison vers l’intérieur). Quelque 35 établissements ont été identifiés par l’Administration pénitentiaire comme subissant quotidiennement ce phénomène. Pour tenter d’y remédier, est notamment prévue la mise en place de filets, vidéosurveillance ou de glacis. La ministre annonce aussi la création de deux nouvelles équipes cynothechniques (recherches menées par des chiens et maître-chien au sein des établissements pénitentiaires), qui s’ajouteront au deux déjà existantes.

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