Les deux jeunes incarcérés après les violences en marge de la manifestation anti-carcérale de Poitiers le 10 octobre ont été remis en liberté ce vendredi. Ils avaient été condamnés en comparution immédiate malgré les preuves fournies au procès, notamment une photo où on les voyait regarder les affrontements de loin. Le troisième homme jugé le même jour et condamné à huit mois de prison dont quatre fermes a vu sa demande de liberté refusée, la cour ayant jugé insatisfaisantes les garanties de non-réitération. Hier pourtant, l’avocat général s’était prononcé pour leur maintien en détention. Il estime également que les peines prononcées sont trop clémentes, et a fait appel de ces décisions. Les procès sont prévus le 19 novembre et le 10 décembre.

Il y a une quinzaine de jours, la ministre de l’Intérieur Annemie Turtelboom annonçait son intention d’ouvrir un bâtiment dans lequel seraient rassemblés les émeutiers en cas d’incidents à Bruxelles. Un accord a été trouvé avec la régie du bâtiment, qui mettra la caserne Géruzet à Etterbeek (photo) à la disposition du gouvernement. L’intention avouée de la ministre est de permettre les interpellations massives sans faire ‘déborder’ les commissariats. En outre, depuis lundi, un renfort de 50 policiers bruxellois est arrivé et est à la disposition du directeur coordinateur de la police bruxelloise.

Caserne Géruzet

Caserne Géruzet

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Mardi 20 octobre à l’aube, la police française a perquisitionné les domiciles du Président de la Fédération des associations Kurdes et du président du Centre culturel Ahmet Kahya pendant plusieurs heures. Ils ont été placés en garde à vue, avec les deux trésoriers des associations concernées. Une dizaine de policiers en civil a ensuite perquisitionné le Centre culturel, rue d’Enghien, où ils ont retourné les bureaux, emporté les disques durs des ordinateurs. Devant les protestations des jeunes Kurdes présents sur les lieux, la police a abondamment gazé à l’intérieur et à l’extérieur du centre culturel. Une manifestation de soutien aura lieu samedi 24 octobre à 14h de la place de la République à la place de la Bastille.

Au début du mois, plusieurs collectifs français avaient adressé un courrier conjoint au préfet de la région Nord – Pas de Calais dans lequel ils revendiquaient un titre de séjour à Shova Gajurel. Se retranchant derrière les différents refus de l’OFPRA (Office Français de Protection des Réfugiés et Apatrides), de la commission de recours aux réfugiés et du tribunal administratif de Lille de lui octroyer le droit d’asile, le préfet a refusé d’examiner la demande de titre de séjour de Shova Gajurel.

Les prisonniers de l’Armée Nationale de Libération de l’Irlande (INLA), branche armée du mouvement républicain socialiste, ont rendu publique la déclaration suivante:

Nous, les membres de la Commune des Prisonniers Républicains Socialistes ‘Tony McClelland’, dans la galerie E4 de la prison de Portlaoise:

Nous avons décidé, à unanimité, d’appuyer la direction du Mouvement Socialiste Républicain et, après l’avoir fait, nous sommes totalement d’accord avec l’actuelle évolution des événements. Nous appuyons pleinement la position de l’Armée de Libération Nationale de l’Irlande (I.N.L.A). et la décision que la lutte armée a terminé un cycle. Nous espérons avec toute confiance que notre mouvement continuera de travailler vers la réussite de notre objectif final d’établir en Irlande une République Socialiste de 32 Comtés. Saoirse go deo.

Signature du Communiqué par TOUS les détenus politiques républicains socialistes emprisonnés en date du 13 octobre 2009:

Prisonnier Républicain Socialiste. Originaire de, Condamné à:

Owen Clail, Dublin, 8 ans
Gerard Mackin, Belfast, perpétuité
Denis Dywer, Dublin, 5 ans
Eugene Kelly Dundalk, sans jugement
Paul Kelly, Dundalk, 4 ans
Paddy Wall, Armagh Sur, 8 ans
Thomas Kelly, Dublin, 5 ans
Gerard Kelleher, Dublin, 4 ans
Neil Myles, Cork, 4 ans 1/2
John McCrossan, Strabane, 4 ans 1/2
Jonathan Keogh, Dublin, 8 ans
David O’Connor, Dublin, 3 ans
Noel Mooney, Derry, sans jugement*
Paddy Parede, Derry, sans jugement*
Barry Petticrew, Belfast, sans jugement*

Affiche INLA

Affiche INLA

Selon un communiqué des Restos du Coeur, mercredi 14 octobre 2009 à 20h45, place des Emmurés à Rouen, alors que les bénévoles de l’association commençaient à distribuer repas et autres produits d’hygiène et de protection contre le froid, les forces de police ont débarqué. Elles ont procédé au contrôle et à l’arrestation d’une dizaine de bénéficiaires sans-papiers, malgré les promesses des autorités de ‘sanctuariser’ les lieux dans lesquels est apportée l’aide humanitaire afin de bien marquer le caractère inconditionnel de cette aide..

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Vendredi 23, Bruxelles: rassemblement hebdomadaire pour la libération de Güler Zere, de 14h à 15h rond point Schuman.

Güler Zere

Güler Zere

Lire notre dossier sur Güler Zere.

Samedi 24, Paris: rassemblement pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah détenu depuis 25 ans. 14h30 métro Barbès-Rochechouard.

Notre Secours Rouge organise un co-voiturage: contactez-nous!

Georges Ibrahim Abdallah

Georges Ibrahim Abdallah

Lire notre dossier sur Georges Ibraghim Abdallah.

Un bâtiment de police à Lichtenberg (photo) a été attaqué avec des pierres et des bombes fumigènes la nuit de mercredi 14. D’importants dommages matériels ont été occasionnés. Des pointes de fer ont été mises sur la chaussées pour crever les pneus des véhicules d’intervention. L’action a été menée en solidarité avec des militants arrêtés pour des incendies de voitures de luxe, de voitures officielles ou des voitures de fonction, dans la région de Berlin.

Le syndicat de la police (GdP) s’est inquiété d’un ‘lent processus de perte d’autorité de l’Etat.‘ Un communiqué a revendiqué l’action en solidarité avec les militants anarchistes arrêtés en Grèce, avec les manifestants du Premier Mai arrêtés à Berlin, ainsi qu’avec les inculpés du procès contre le Militante Gruppe.

Attaque contre le commissariat de Lichtenberg

Attaque contre le commissariat de Lichtenberg

Le 14 octobre, la police espagnole arrêtait au siège du syndicat de la gauche indépendantiste LAB, à Donostia (Saint-Sébastien), dix militants indépendantistes très connus dans les milieux politiques, sous l’accusation d’essayer de constituer une nouvelle direction politique de Batasuna. Cette organisation populaire de la gauche indépendantiste avait été mise hors la loi par les tribunaux espagnols en 2003, mais elle continuait toujours son activité politique. Le siège du syndicat a été complètement entouré, bloqué et pris par les forces de répression pendant de longues heures.

Les syndicalistes qui se trouvaient au siège de LAB (parmi eux, l’ex dirigeant de LAB Rafa Diaz Usabiaga) ont été identifiés et retenus dans une salle pendant des heures

Dans une autre salle se trouvaient arrêtés Arnaldo Otegi, Rufi Etxebarria, Sonia Jacinto et Arkaitz Rodriguez et peu de temps après, Rafa Diaz Usabiaga les a rejoint. En même temps, dans d’autres localités, Mañel Ugarte, Amaia Esnal, Ainara Oiz, Txeluis Moreno et Miren Zabaleta étaient également arrêtés. Toutes les personnes arrêtées se trouvent en garde à vue au secret.

Ces faits d’une extrême gravité, menés sous la direction du juge de l’Audience Nationale espagnole Baltasar Garzón, ont néanmoins une origine politique indiscutable dans le gouvernement de Rodriguez Zapatero. Il y a quelques jours, le quotidien du gouvernement El País avait commencé une campagne d’intoxication disant que ces dirigeants qui viennent d’être arrêtés avaient été désavoués par l’ETA à cause de leur supposée opinion politique contraire à la lutte armée.

La politique des gouvernements espagnols de la dernière décennie de mettre hors la loi partis et associations politiques et sociales est complètement stérile dans son objectif: paralyser et anéantir ce mouvement, la gauche indépendantiste basque. Ni ETA a disparu, ni Batasuna, ni le mouvement contre la répression, ni les luttes sociales soutenues par la gauche indépendantiste, ni tout le travail de reconstruction linguistique et culturelle. Tout au contraire, la gauche indépendantiste basque a montré une grande vitalité dans les quelques mobilisations de masses qui ont été permises, et mêmes dans quelques unes interdites. La gauche indépendantiste, même dans l’illégalité, a su se présenter aux élections, renouveler sa participation dans des institutions, en démontrant de façon répétée sa force avec un 15-20% de l’électorat, dans toutes les élections de ces dernières années, alors qu’elle se trouve dans l’illégalité. C’est-à-dire qu’elle continue à maintenir avec force l’initiative politique.

Les septante personnes évacuées de l’Espace Morichar le 21 septembre dernier avaient trouvé refuge dans un ancien bâtiment des contributions rue Belliard, dans lequel ils avaient l’autorisation de rester jusqu’au 18 octobre, c’est à dire hier… Ils risquaient donc une nouvelle expulsion, qui a pu être évitée grâce au sursis de quelques jours accordé par le propriétaire du bâtiment. Dès aujourd’hui, les occupants (essentiellement des femmes et des enfants) vont déménager dans un autre immeuble vide et privé de 3000 mètres carré, situé rue Stassart à Ixelles. Ce bâtiment, anciennement occupé par la STIB, pourrait être habité, en accord avec le propriétaire, jusqu’au 1er janvier.

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