Au Mexique, la mobilisation nationale des enseignants regroupés au sein de la Coordination nationale des travailleurs de l’éducation (CNTE) s’intensifie depuis le début du mois de juin 2026 contre l’austérité et la réforme des retraites. Dans ce contexte, les autorités ont déployé des forces de police et des unités anti-émeutes pour empêcher l’arrivée de cortèges venus de plusieurs régions vers la capitale, où un sit-in est prévu.
Le 9 juin 2026, des enseignants et étudiants arrivant notamment de l’État de Guerrero ont été stoppés à l’entrée de Mexico par des barrages policiers et des dispositifs de contrôle visant à limiter leur accès aux points de rassemblement. Cette opération s’inscrit dans une stratégie d’intimidation à l’approche de la Coupe du monde 2026. Les autorités locales, dont la maire Clara Brugada et la présidente Claudia Sheinbaum, sont accusées par les organisateurs du mouvement de répondre aux revendications sociales par la répression, dans un contexte de contestation élargie impliquant non seulement les étudiants, mais aussi les familles des 43 étudiants disparus d’Ayotzinapa, qui poursuivent leurs mobilisations pour la vérité et la justice depuis 2014.
Violeta Tamayo, correspondante du média trotskyste La Izquierda Diario Bolivia, a été blessée le 10 juin 2026 lors de la répression policière d’une manifestation organisée à La Paz par la Fédération paysanne Tupac Katari et la Centrale ouvrière bolivienne (COB). Selon le média, la journaliste couvrait le rassemblement et réalisait des interviews lorsqu’elle a été touchée au cours de l’intervention des forces de l’ordre. Des arrestations et plusieurs autres blessés ont également été signalés.
En cliquant, vous acceptez le chargement de contenu depuis un service externe.
La ministre belge de la Justice, Annelies Verlinden, effectue le 11 juin 2026 une visite officielle au Maroc afin de renforcer la coopération judiciaire et sécuritaire entre les deux pays. Parmi les principaux sujets à l’ordre du jour figure le renvoi au Maroc de détenus marocains condamnés en Belgique afin qu’ils y purgent leur peine. Selon la ministre, environ un détenu sur dix dans les prisons belges est de nationalité marocaine.
La ministre a indiqué que de nouveaux accords conclus avec les autorités marocaines avaient permis des avancées concrètes, avec déjà 33 dossiers préparés par la justice belge ces derniers mois. Lors de son déplacement, elle doit également évoquer le cas de Marc Moerman, un ressortissant belge condamné au Maroc, pour lequel elle souhaite obtenir un retour en Belgique afin qu’il y exécute sa peine.
Les municipalités de Toulouse et de Clermont-Ferrand ont annoncé leur intention de limiter les déplacements nocturnes des mineurs non accompagnés pendant la Coupe du monde de football 2026, qui se déroule du 11 juin au 20 juillet. Cette décision fait suite à la polémique sécuritaire et raciste suite à des célébrations sportives, notamment après la victoire du PSG en finale de la Ligue des champions.
À Clermont-Ferrand, le maire a déjà instauré un couvre-feu interdisant aux mineurs de moins de 16 ans non accompagnés de circuler entre 23 heures et 7 heures dans un périmètre élargi du centre-ville pendant toute la compétition. À Toulouse, le principe d’une mesure similaire a été validé par la municipalité, même si ses modalités précises et sa période d’application doivent encore être définies. Ces restrictions s’accompagnent d’autres mesures de prévention, comme l’absence de fan-zone à Clermont-Ferrand et l’interdiction d’installer des écrans extérieurs devant les bars.
La préfecture de Haute-Garonne a annoncé, par un arrêté signé le 10 juin 2026, l’interdiction de tout rassemblement festif à caractère musical non autorisé entre le 11 juin et le 11 septembre 2026. La mesure vise notamment les teknivals, free parties et rave parties, dont plusieurs ont été organisés récemment dans le département. Les autorités justifient cette décision par la rhétorique sécuritaire habituelle, invoquant des risques de troubles à l’ordre public, de dégradations et d’occupations illégales de terrains.
L’arrêté interdit également la circulation des véhicules transportant du matériel susceptible d’être utilisé pour ce type d’événements sur l’ensemble du réseau routier du département. La préfecture fait notamment référence à une free party organisée à Vieille-Toulouse les 16 et 17 mai ainsi qu’à la « Last Spiral », tenue le 23 mai dans la forêt domaniale de Saleich. Cette dernière avait rassemblé une cinquantaine de participants et mobilisé une trentaine de gendarmes.
Contre la répression visant ces événements, une manifestive est organisée le samedi 13 juin dès 14H au départ d’Arnaud Bernard à Toulouse afin de défendre une culture autogérée, inclusive, non marchande et défendre ces espaces festifs alternatifs.
Des journalistes, représentants d’organisations professionnelles et responsables politiques se sont rassemblés le 10 juin 2026 à Taksim, à Istanbul, pour réclamer la libération de Pınar Gayıp, Nadiye Gürbüz, Elif Bayburt et Müslüm Koyun, journalistes de l’agence de presse ETHA détenus depuis leur arrestation lors de l’opération menée contre des militants du Parti Socialiste des Opprimés (ESP) et divers organisations le 3 février. Les manifestants ont dénoncé le maintien en détention des quatre journalistes alors qu’aucun acte d’accusation n’aurait encore été finalisé pour la plupart d’entre eux, près de cinq mois après leur arrestation.
Dans un message transmis depuis la prison, les journalistes emprisonnés ont affirmé être poursuivis en raison de leur travail d’information et ont réaffirmé leur engagement en faveur de la liberté de la presse. Leurs reportages portaient notamment sur les mouvements sociaux, les droits des femmes, les minorités et les violations des droits humains. Les intervenants ont estimé que leur détention s’inscrivait dans un contexte plus large de pressions contre les médias indépendant et de gauche en Turquie.
Une étude publiée en mai 2026 par des chercheurs de l’Université du Texas affirme avoir identifié une constellation de satellites russes capable de perturber intentionnellement les signaux GPS depuis l’orbite terrestre. Les chercheurs ont recensé 75 épisodes d’interférences entre 2019 et 2026 en Europe du Nord, au Groenland et au Canada. Selon eux, ces perturbations, brèves mais puissantes, ciblent spécifiquement la fréquence GPS la plus utilisée et présentent des caractéristiques incompatibles avec un simple dysfonctionnement technique.
Les auteurs estiment que cette capacité pourrait permettre à la Russie de brouiller les systèmes de navigation sur de vastes zones géographiques, avec des conséquences potentielles pour l’aviation civile, les infrastructures de transport et les opérations militaires. Plusieurs incidents de brouillage signalés ces dernières années dans les pays baltes, y compris sur des vols transportant des responsables européens, avaient déjà suscité des soupçons à l’égard de Moscou. La Russie n’a pas réagi à ces nouvelles accusations.
Les militantes socialistes Tanya Kara, porte-parole générale des Conseils socialistes des femmes (SKM), et Şükran Yaren Tuncer ont été remises en liberté le 10 juin 2026, à l’issue de la première audience de leur procès devant la 27e Cour pénale lourde d’Istanbul. Arrêtées le 3 février dans le cadre d’une vaste opération visant le Parti Socialiste des Opprimés et différentes organisations, elles étaient jugées aux côtés de la militante Azze Deniz Akşar, poursuivie dans la même affaire mais laissée en liberté pendant la procédure.
Lors de l’audience, les deux femmes ont rejeté les accusations, affirmant être visées pour leurs activités politiques et associatives légales. Tanya Kara a notamment déclaré que les éléments retenus contre elle concernaient sa participation à des mobilisations contre les féminicidess, ainsi qu’à des manifestations organisées par des organisations démocratiques. Les prévenues ont dénoncé un dossier fondé principalement sur des témoignages anonymes et ont dénoncé la procédure comme une atteinte à la liberté d’organisation et d’expression politique.
Les informations que nous communiquons ici sont probablement partielles. Nous les complèterons au fur et à mesure. Divers services de police (dont l’anti-terrorisme) ont procédés à cinq (chiffre à confirmer) perquisitions à Saint-Josse (Bruxelles), Liège et Gand dès 5h ce matin. Au moins sept personnes ont été arrêtées et des ordinateurs ont été saisis. L’opération est diligentée par le parquet de Gand qui enquête sur l’action Code Rouge contre Cargill Inc au port de Gand le 1er mars 2025 (voir notre article). L’action contre Cargill à Gand avait été mentionnée dans un rapport de l’OCAM (voir ici l’analyse de ce rapport), et elle avait été doublée d’une action contre ArcelorMittal, à Marchienne, il est possible que cette dernière action ait aussi motivé l’opération policière et judiciaire.
MàJ 22H40: Toutes les personnes arrêtées ont été libérées sauf deux.
MàJ 00H45: Les deux personnes maintenues en détention sont inculpées d’association de malfaiteurs. Ce sont au moins neuf personnes qui ont été arrêtées en matinée. L’enquête porte sur le Code Rouge 2025 mais aussi sur le Code Rouge à venir fin juin.
MàJ le 11 juin: Code rouge a publié un communiqué qui est un appel à la solidarité