Au Royaume-Uni, les poursuites engagées contre trois militants poursuivis pour une action de protestation visant le cabinet de relations publiques APCO ont été abandonnées par la justice faute de preuves présentées par l’accusation. Les militants avaient mené une action directe contre les bureaux londoniens de l’entreprise pour dénoncer ses activités de lobbying au profit d’Elbit Systems, principal fabricant d’armes israélien. À la suite d’actions répétées du mouvement Palestine Action, APCO avait par ailleurs mis fin à sa collaboration avec l’entreprise israélienne.
Les autorités jordaniennes ont arrêté le 8 mars 2026 deux membres du bureau politique du Parti communiste jordanien, Omar Awad et Osama Zeineldin, ainsi que l’étudiant Bahaa Hisham, interpellé quelques jours plus tôt. Selon le parti, ces arrestations s’inscriraient dans une intensification de la politique de restriction de l’activité politique et partisane par le régime jordanien.
La Défense belge a présenté ses nouveaux blindés Griffon lors d’un exercice de formation au camp militaire de Lagland à Arlon, réunissant une centaine de militaires issus des écoles d’infanterie d’Arlon et de logistique de Tournai. Destinés à remplacer progressivement les Piranha, ces véhicules très connectés (décrits comme de véritables « ordinateurs sur roues ») permettent l’échange immédiat de données tout en transportant les soldats au plus près des opérations. Au total, 473 blindés ont été commandés, avec des livraisons prévues jusqu’en 2030. Dix sont déjà en service mais ne seront pleinement opérationnels qu’à partir de 2027, le temps d’achever la formation des troupes. Polyvalents, ils peuvent également servir de poste de commandement, de plateforme d’observation d’artillerie ou d’ambulance blindée, transporter jusqu’à dix personnes et faciliter la coopération avec l’armée française, qui utilise le même matériel, tout en renforçant les capacités technologiques de l’armée belge.
Plusieurs membres du personnel de la Défense belge, dont du Service général du Renseignement et de la Sécurité (SGRS), ont été visés par une campagne d’hameçonnage destinée à prendre le contrôle de leurs comptes Signal ou WhatsApp. Les auteurs ont obtenu des codes de vérification et des codes PIN en se faisant passer pour des assistants automatisés des plateformes ou en utilisant des codes QR permettant de lier un compte à un autre appareil. Bien que ces applications soient prisées par les militaires et responsables politiques en raison de leur chiffrement de bout en bout, la Défense assure que ces tentatives n’ont eu aucune conséquence et rappelle au personnel de privilégier les moyens de communication officiels. Des indices laissent penser à une possible implication de pirates russes, sans confirmation officielle pour l’instant, tandis qu’aux Pays-Bas les services de renseignement ont déjà attribué des attaques similaires à des acteurs russes ayant ciblé fonctionnaires, militaires et journalistes.
À l’occasion du 8 mars, plusieurs organisations palestiniennes indiquent que 72 femmes palestiniennes sont actuellement détenues dans les prisons israéliennes, principalement à la prison de Damon. Parmi elles figurent trois mineures et au moins 17 détenues en détention administrative (sans charge ni procès), tandis que plusieurs souffrent de maladies graves, dont certaines de cancer. Les organisations dénoncent une hausse importante des arrestations de femmes depuis le début du génocide à Gaza, évoquant plus de 700 arrestations et des pratiques comprenant détention prolongée, mauvais traitements, fouilles humiliantes et restrictions de visites.
Face à cette situation, la campagne internationale Dismantle Damon a multiplié les actions à l’occasion du 8 mars. Dans plusieurs villes d’Europe et d’Amérique du Nord, des pancartes, banderoles et affiches ont été déployées afin d’exiger la libération des prisonnières palestiniennes, à l’image de Layan Nasir ou encore Raghad Al-Fani.
À Munich, des militantes antifascistes ont organisé un feu d’artifice de solidarité devant la prison JVA Stadelheim à l’occasion du 8 mars afin de soutenir leur camarade Hanna, condamnée à cinq ans de prison dans l’affaire dite de Budapest (voir notre article). Cette action a suivi une manifestation rassemblant plusieurs milliers de personnes pour la libération des femmes et des minorités de genre, marquée par des messages de solidarité internationale.
À l’occasion du 8 mars, journée internationale de lutte féministe, Maja a envoyé par courrier un poème qui a été publié pour marquer cette date (voir ici). Iel met en avant une vision queer-féministe et anticapitaliste, encourageant la mobilisation collective et la participation aux manifestations du 8 mars pour poursuivre la lutte contre les violences, les inégalités et les structures de domination.
« Ni Dieu, ni État, ni patriarcat », pouvait-on lire jadis sur un mur ; regardez l’endroit où l’on volait son repas. Maintenant, il y a un garde, et la peinture est délavée ; le quartier est condamné à l’obéissance – enfin, c’est ce qu’il semble, c’est ainsi que la loi, la raison et l’administration du district l’ont décrété, mais nous refusons de l’accepter… […]
Alors, nous rejoignons les rangs, nous demandant à qui faire confiance ? À Dieu ou à l’État ? Nous avons nos corps et nos sœurs avec nous ! Sachant que c’est le patriarcat qui divise, nous, joyeuses et impertinentes, remplissons les rues de basses, façonnons la ville à notre image, déviantes, queer, et avec des camarades solidaires contre le capital, la culture du viol et le patriarcat. Nous avons notre propre jardin d’Éden avec nous, il appelle les Migrantifa queer-féministes à s’unir !
Avec toute notre solidarité pour la manifestation du 8 mars, que l’avenir reste empreint de tendresse, de courage et de combativité. À bientôt !
Plusieurs organisations ont organisé un rassemblement de soutien à l’occasion de la Journée internationale de lutte pour les droits des femmes du 8 mars devant la prison pour femmes de Bakırköy, à Istanbul. L’initiative visait à marquer cette journée de lutte et de solidarité avec les femmes détenues, en rappelant les revendications liées aux droits des femmes et des travailleuses, en particulier en détention.
Le Parlement européen doit examiner ce lundi 9 mars le règlement « Retour », un texte visant à renforcer les politiques d’expulsion et de contrôle des migrants dans l’Union européenne. La proposition prévoit notamment l’extension des pouvoirs policiers pour rechercher les personnes en situation irrégulière, un partage accru de données et de systèmes de surveillance, ainsi que le développement de centres de détention et de « hubs de retour », c’est-à-dire des installations situées parfois hors de l’UE, conçues pour enfermer temporairement des personnes avant leur expulsion. Elle prévoit également l’allongement possible de la durée de rétention jusqu’à 24 mois et un rôle renforcé pour l’agence européenne de garde-frontières Frontex, dans un contexte de durcissement général des politiques migratoires à l’échelle européenne.