L’opération menée mercredi par la police fédérale dans le cadre de l’enquête contre Code Rouge 2025 était plus importante qu’annoncée (voir notre premier article) puisque ce sont au total 19 adresses qui ont été perquisitionnées à Saint-Gilles, Anvers, Hainaut, Saint-Josse, Bruges, Gand, Lochristi, Diest, Liège, Yvoir, Bruxelles et Anderlecht. La police a défoncé leurs portes à 5 heures du matin, fouillé leurs maisons, saisi leurs téléphones, leurs ordinateurs portables et leurs carnets de notes, ainsi que ceux de leurs partenaires et colocataires. Quinze personnes ont été arrêtées et interrogées par la police judiciaire fédérale de Flandre-Orientale. Jeudi, six d’entre eux ont comparu devant le tribunal de Gand, qui a décidé de placer deux personnes en détention provisoire. Ces dernières comparaîtront de nouveau devant le tribunal de Gand mardi, qui statuera sur leur maintien en détention et les modalités de celle-ci. Deux activistes ont été équipés de bracelets électroniques.
Il se confirme que cette opération s’inscrit dans le cadre d’une enquête sur plusieurs manifestations récentes du groupe écologiste, notamment celles qui ont eu lieu devant l’usine ArcelorMittal à Charleroi et l’usine Cargill à Gand en 2025. Le parquet l’a confirmé aujourd’hui, précisant avoir ouvert l’enquête suite à deux plaintes déposées au civil.
Le 12 juin 2026, des opérations policières ont conduit à l’arrestation de trois militant·e·s en Turquie. À Amed (Diyarbakır), les socialistes Fethiye Ok et Soner Çiçek, membres de l’ESP (Parti Socialiste des Opprimés), ont été interpellés et placés en garde à vue dans le cadre d’une enquête ouverte par le parquet de Diyarbakır. À Eskişehir, les trois militants de la SGDF (Fédération des Associations de Jeunesse Socialiste) Bensu Özkan, Poyraz Aksu et Rümeysa Batırana ont également été arrêtés lors d’une perquisition à son domicile. Aucune information officielle détaillée n’a été communiquée à ce stade sur les motifs de ces arrestations.
Le Niger a officiellement intégré la criminalisation de l’homosexualité dans son nouveau code pénal. Le texte, désormais en vigueur, prévoit des peines de cinq à dix ans de prison ainsi que de lourdes amendes pour les relations entre personnes de même sexe, qualifiées d’« actes impudiques ou contre-nature ». Les mariages entre personnes de même sexe, ainsi que l’organisation ou la participation à des structures liées à l’homosexualité, sont également visés par des peines pouvant aller jusqu’à 20 ans d’emprisonnement.
Cette réforme s’inscrit dans un durcissement régional des législations concernant les personnes LGBTQIA+. Le Niger devient ainsi le quatrième pays de la sous-région à renforcer de telles mesures depuis l’an dernier, après le Burkina Faso, le Ghana et le Sénégal. Le texte avait été préparé sous la présidence de Mohamed Bazoum, renversé en 2023, mais n’avait pas encore été appliqué. Des campagnes de répression et des arrestations ont également été évoquées dans les médias locaux ces derniers jours.
Aygül Kapçak, emprisonnée depuis 1995 après son arrestation à Dersim, a été libérée le 11 juin de la prison fermée pour femmes de Şakran, après 32 années passées dans plusieurs établissements pénitentiaires du pays. Sa sortie avait été retardée d’une semaine en raison d’une sanction disciplinaire prononcée après qu’elle eut échangé avec les visiteurs d’autres détenues lors d’un parloir. À sa libération, elle a été accueillie par sa famille ainsi que par des représentants du parti DEM et de l’association EGE-TUHAYDER.
Dans sa première déclaration, Aygül Kapçak s’est dite heureuse de retrouver la liberté en affirmant : : « Je suis heureuse d’être libérée, mais notre Leader [Abdullah Öcalan] et nos amis sont toujours emprisonnés. De ce fait, je ne peux être pleinement heureuse. Nous sommes certains qu’ils recouvreront eux aussi leur liberté. Être libérée dans cette atmosphère me remplit de fierté. Nos rêves se sont réalisés. C’est merveilleux de ressentir cet honneur au nom du combat mené, et il est de notre devoir de poursuivre ce combat. »
La Cour suprême des États-Unis a empêché, le 11 juin, l’exécution de Jeffery Lee, un détenu de 49 ans condamné pour un double meurtre commis en 1998 en Alabama. L’homme devait être exécuté par inhalation d’azote, une méthode consistant à administrer de l’azote gazeux à travers un masque jusqu’à provoquer l’asphyxie. La décision intervient après qu’une juridiction fédérale a estimé que cette procédure pourrait être contraire à la Constitution états-unienne. Saisie en urgence par l’État de l’Alabama, la Cour suprême a refusé de lever le sursis, sans motiver sa décision.
L’inhalation d’azote est largement décriée comme une méthode particulièrement cruelle et inhumaine. Cinq exécutions ont été réalisées de cette manière aux États-Unis l’an dernier, sur un total de 47 mises à mort. Si la peine de mort demeure en vigueur dans une partie du pays, elle a été abolie dans 23 États et suspendue par moratoire dans trois autres. Cette décision relance le débat sur les méthodes d’exécution et l’avenir de la peine capitale aux États-Unis.
Les proches de Mauricio Hernández Norambuena, prisonnier communiste connu sous le nom de « Commandant Ramiro », se sont rassemblés le 11 juin devant le siège régional de la gendarmerie à Valparaíso pour dénoncer son transfert, le 3 juin, de la prison de Rancagua vers le centre pénitentiaire de haute sécurité REPAS, dans la région métropolitaine de Santiago. La famille affirme n’avoir reçu aucune justification à cette décision, alors que plusieurs rapports officiels publiés en 2025 avaient conclu que le détenu, âgé de 68 ans, ne correspondait pas au profil requis pour ce type d’établissement. Selon ses proches, il purgeait sa peine dans des conditions stables à Rancagua, où il bénéficiait d’un suivi médical et psychologique régulier. Ils soutiennent que son déplacement à Santiago devait initialement être limité à des examens médicaux avant un retour à son établissement d’origine.
Dans une lettre adressée à la Direction nationale de la gendarmerie, la famille demande la communication des motifs administratifs et techniques ayant conduit à ce transfert, qu’elle considère comme arbitraire et susceptible d’aggraver l’état de santé du détenu. Son frère, Patricio Hernández, dénonce ce qu’il qualifie de « recul » et de mesure de représailles. Afin de le soutenir, ils appellent à multiplier les actions exigeant sa libération.
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Le 24 mai, plusieurs dizaines de militant·e·s ont participé à une manifestation à moto à Athènes en soutien aux huit personnes poursuivies pour l’expropriation d’une banque à Kato Tithorea. Le cortège a traversé plusieurs axes de la capitale, marquant des arrêts devant les sièges de médias nationaux et les bureaux du parti au pouvoir, où des tracts ont été distribués et des slogans scandés. L’action s’est achevée lors de la 4e Foire du livre anti-autoritaire organisée dans le quartier d’Ano Petralona.
Les organisateurs dénoncent le traitement médiatique réservé aux personnes inculpées, accusant les médias de chercher à les présenter comme de simples délinquants afin de discréditer la portée politique de leur action. Ils affirment au contraire que les prévenu·s assument publiquement leurs choix et leur responsabilité politique, tout en appelant à poursuivre la mobilisation face à la répression. Une assemblée ouverte de solidarité continue d’organiser des initiatives pour soutenir les huit inculpés dans l’attente de leur procès.
Des rassemblements ont été organisés les 11 et 12 juin à Berlin, Hambourg, Stuttgart, Londres, Vienne ou encore Paris pour exiger la libération des journalistes Eva Maria Michelmann et Ahmet Polad, détenus depuis le 18 janvier par les autorités syriennes. À travers des stands d’information, distributions de tracts, affichages et prises de parole, les organisateurs ont dénoncé leur détention et appelé les gouvernements européens, notamment l’Allemagne, à intervenir pour obtenir leur libération.
À Paris, une action s’est tenue devant le consulat syrien, tandis qu’à Londres, un rassemblement a eu lieu devant la bibliothèque de Wood Green. Leurs soutiens soulignent que les deux journalistes ont été arrêtés alors qu’ils documentaient la situation dans le nord de la Syrie et dénoncent les conditions de leur détention ainsi que les exactions des nouvelles autorités syriennes. Ils réclament leur libération immédiate et inconditionnelle, ainsi que celle de l’ensemble des prisonniers politiques, et annoncent la poursuite de la campagne internationale jusqu’à leur remise en liberté. Afin de promouvoir cette campagne, ils ont également mis en place un site internet.
Des actions militantes ont eu lieu le 11 juin dans les gares londoniennes de Waterloo et Liverpool Street, où des banderoles ont été déployées pour attirer l’attention sur le procès de quatre membres de l’affaire des « Filton 25 » : Lottie, Sam, Ellie et Fatema Zainab. Ces militants risquent d’être condamnés au titre de la législation antiterroriste britannique pour leur participation à des actions de sabotage visant des drones produits au Royaume-Uni par Elbit Systems, entreprise israélienne.
Cette décision qui pourrait constituer une première au Royaume-Uni : l’application de lois antiterroristes à des militants engagés dans des actions directes de désobéissance politique. À l’approche du jugement, plusieurs actions appellent à la mobilisation et réclament la libération et la relaxe des « Filton 25 ». A Bruxelles ou encore Genève, des sections du Secours Rouge ont fait une campagne d’affichage affirmant : « Liberté pour les prisonnier·es pour la Palestine ! »
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