Au moins 100.000 personnes (le comptage n’est pas terminé) manifestent aujourd’hui de la Gare du Nord à la Gare du Midi en passant par le Boulevard Pacheco. De très nombreux policiers anti-émeute sont déployés au long de la manifestation pour empêcher les manifestants de s’éloigner du parcours officiel. La police ne veut pas voir se répéter les affrontements qui s’étaient produits le 6 novembre 2014 (voir ici et ici) où la manifestation avait tourné à l’émeute entre la Gare du Midi et la Porte de Hal, sur le trajet du siège du MR.
De petits incidents ont éclaté au niveau de la Tour des Finances (Botanique). Un manifestant aurait voulu en empêcher d’autres (150-200 dockers selon les témoins) de poursuivre sur la petite ceinture vers Arts-Loi alors que le trajet officiel s’engageait dans la Rue Royale. Il s’est fait casser la figure. Des centaines de policiers bloquaient toutefois cet axe et ont repoussé les manifestants.
Une autre bagarre aurait éclaté au niveau de la Gare Centrale. Et le siège du PS (Boulevard de l’Empereur) a été aspergé de peinture par des manifestants.
Incidents à la Tour des Finances.
13:19 Les vitrines de l’hotel Hilton de la Gare Centrale volent en éclat.
13:30 La tension monte à la Gare du Midi, à l’endroit même où s’étaient massés les émeutiers le 6 novembre dernier.
13:40 Les affrontements commencent entre plusieurs centaines de manifestants et la police.
15:00 Les affrontements sont terminés, les détails et photos arrivent plus tard.
La société gestionnaire d’infrastructure, Infrabel, avait introduit une action judiciaire pour empêcher une occupation de la voie ferrée par les cheminots lors de la grève à la SNCB Logistics du 24 septembre dernier. Le président du tribunal de première instance d’Anvers l’a débouté de sa requête unilatérale. L’entreprise a demandé au tribunal d’interdire aux grévistes d’occuper la voie et de se trouver dans un rayon de 10 km d’un noeud ferroviaire et ce, sous peine d’une astreinte de 2.000 euros par personne et par infraction. Les mesures étaient réclamées pour un délai de 10 jours.
Le juge a déclaré la requête d’Infrabel recevable, mais non fondée et a condamné l’entreprise à payer les frais de la procédure. Les syndicats entendent bien utiliser cette ordonnance pour contrer toutes les initiatives des entreprises visant à casser les grèves ou à limiter au maximum leur impact en se servant de la justice.
Quatre personnes ont été arrêtées à l’inauguration d’Europalia-Turquie, alors que la famille royale belge avait invité le président turc Erdogan à participer à l’ouverture de l’événement. Trois personnes ont d’abord été arrêtées en tentant de perturber l’évenement, puis une quatrième qui tentait de s’interposer entre policiers et manifestants a également été emmenée. La femme de Bahar Kimyonhur (opposant belgo-turc qui a été régulièrement arrêté en Belgique et en Europe ces dernières années), Deniz, figure parmi les personnes arrêtées.
EDIT (7/10): Les manifestants ont été libérés cette nuit.
Le président turc est en visite à Bruxelles depuis dimanche soir, officiellement pour discuter de la crise des migrants, officieusement pour défendre la zone tampon qu’il aimerait installer dans le nord de la Syrie et faire sa campagne éléctorale parmi la communauté turque de Belgique. Il est venu accompagné de son propre service de sécurité. Les agents en question en sont venus au main, un agent a mis un coup de coude à un policier bruxellois avant d’être plaqué au sol, le motif de la bagarre serait que les agents d’Erdogan veulent vérifier les pièces dans lesquelles Erdogan se rend avant que la police n’en fasse autant.
Quatre manifestants anti-erdogan arrêtés à Bruxelles.
Les forces de sécurité ont retrouvé deux IED à deux endroits distincts dans le district de Kanker (Chhattisgarh) ce lundi. Un des explosifs pesait près de dix kilos et a été découvert dans la région du commissariat de Bande, tandis que le second pesait cinq kilos et a été retrouvé à proximité du commissariat de Siksod. Des membres de la Border Security Force et de la police locale avaient déclenché une opération de déminage dans une zone occupée par la guérilla lorsqu’ils ont découvert un fil conduisant à un IED contenu dans une boîte en acier placé sous un pont. Une autre équipe conjointe semblable a découvert un IED placé derrière un arbre. Selon les autorités, les deux explosifs se situaient à des endroits stratégiques de passage des forces de sécurité lors de leurs patrouilles régulières dans la zone. Les deux bombes ont été désamorcées par une équipe de démineurs.
Un dépôt de matériel de guerre et d’explosifs de l’ELN a été découvert par les militaires colombiens dans la ville de Imués (département de Nariño). Les militaires ont découvert de quoi faire dix voitures piégées, 100 cylindres pour la fabrication de bombes, 8000 mines terrestres et plus d’une tonne d’explosif. Cela porte à un total de 5.560 kilos d’explosifs saisis au cours de 2015 dans le seul département de Nariño…
Militaires et policiers posant devant les explosifs découverts
Les policiers brésiliens ont tué au moins 3.022 personnes l’an dernier dans le pays, huit par jour en moyenne. Ces morts causées par des policiers civils et militaires en 2014 – année de la Coupe du monde de football au Brésil – ont grimpé de 37% par rapport à 2013. Elles ont tout particulièrement augmenté à Sao Paulo (+57,2%) et à Rio de Janeiro (+40,4%). Mais l’an dernier, de nombreux policiers ont été tués également dans le pays : 398 dont 98 à Rio et 91 à Sao Paulo. L’ONG Forum souligne que le chiffre de 3.022 personnes tuées par la police l’an dernier est « sous-estimé » car la plupart des Etats résistent à fournir toutes les informations. Cette toute récente vidéo donne une idée de la brutalité de cette police (la balle tirée à bout portant est un balle en caoutchouc anti-émeute, la personne n’a été que blessée).
Alain Bauer, criminologue et conseiller en sécurité de Sarkozy et Valls (dont il est parrain du fils…), a été entarté ce 3 octobre en sortant d’un colloque où il s’exprimait sur sa spécialité, l’anti-terrorisme. Le double entartage a été revendiqué sur Indymedia Nantes par le ‘Commando Amour & Chantilly’, qui lui reprochait entre-autres d’être l’un des initiateurs de la répression ce qu’il a lui-même contribué à nommer la ‘mouvance anarcho-autonome’, lors du mouvement répressif contre les inculpés de Tarnac.
Après trois semaines de grève de la faim, Evi Statiri a annoncé ce lundi qu’elle cessait son action puisqu’il a été condamné qu’elle serait prochainement relâchée sous conditions. Les conditions en questions ne sont pas encore connues. Evi est emprisonnée depuis 7 mois car elle est la compagne d’un prisonnier de la Conspiration des Cellules de Feu. Elle avait été arrêtée après que les prisonniers de la CCF aient -selon les autorités- planifié leur évasion.
Le parquet fédéral veut poursuivre 36 personnes et sociétés soupçonnées d’avoir participé à des activités du PKK. Elles devraient répondre non seulement d’appartenance à un groupe terroriste mais aussi d’enlèvement de mineurs et de menaces de mort, dans un contexte terroriste. Cette décision fait suite à une enquête judiciaire lancée en 2006. En 2010, 18 perquisitions avaient été menées dans ce cadre à Bruxelles, Termonde, Anvers, Verviers, Charleroi, Namur, Louvain et Liège. Les bureaux de la télévision ROJ-TV à Denderleeuw et du congrès national kurde avaient également été perquisitionnés. Selon la justice, le PKK aurait fabriqué, en Belgique, de faux documents et récolté des fonds auprès de particuliers et de commerçants.
Parmi les accusés figurent Remzi Kartal et Zubeydir Aydar, qui étaient, en 2010, président et vice-président du congrès national kurde. Des collaborateurs de ROJ-TV sont également dans le collimateur de la justice. La chambre du conseil de Bruxelles doit se pencher demain mardi sur le dossier mais les conseils de plusieurs personnes ont déjà annoncé qu’elles demanderont des devoirs d’enquête complémentaires. Il est dès lors fort probable que l’affaire soit reportée.
Les prisonniers politiques sahraouis du groupe Gdeim Izik ont été surpris lundi soir, par l’agression d’un groupe de dizaines de gardiens de la prison de Salé. Ceux-ci ont fait irruption dans les cellules brutalisé les prisonniers et dévasté tous leurs effets personnels. Sur ordre de l’ex directeur de la prison de Salé, le tortionnaire Abdallah Trif, les gardien se sont acharnés sur trois prisonniers qui sont blessés. Il s’agit d’El Arabi Bekay, Mohamed Tahlil et Deich Daf qui purgent des peines de 20 et 25 ans.