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Liban: Affrontements entre manifestants et policiers à Beyrouth

Des heurts ont éclaté jeudi à 19h, place des Martyrs, entre les forces de l’ordre et des manifestants qui ont répondu à l’appel des collectifs « Vous Puez ! » et « Nous réclamons des comptes » afin de protester contre la corruption au Liban. Lorsque plusieurs manifestants ont réussi à enlever les barrières métalliques qui bloquent l’accès à la rue Weygand, au niveau de l’immeuble d’an-Nahar, les forces anti-émeutes ont aspergé ces personnes à l’aide de canons d’eau. D’autres policiers ont matraqué les manifestants qui avaient franchi la barrière sécuritaire.

Une précédente manifestation de

Colombie: Arrestation d’un commandant de l’ELN

Jésus Waldo Fernández Muñoz, alias « Cucho Lucas, » a été arrêté dans une opération de police sur la route reliant Popayan à Cali. Il est poursuivit pour « rébellion » par le tribunal pénal municipal de Cali et serait le principal officier politique de l’ELN pour la région du sud-ouest. Par ailleurs, deux membres présumés du réseau de soutien logistique de l’ELN ont été capturés par les militaires de la Task Force Pegaso dans la zone rurale de la municipalité de Ricaurte. Alberto Lopez, alias « Chirchi » et Anaida Rodriguez, alias « Aida », 34 ans, seraient depuis plusieurs années actifs de la logistique appuyant la compagnie « José Luis Cabrera Ruales » de l’ELN, active dans le département de Nariño.

Arrestation d’Alberto López et d’Anaida Rodríguez

France: 180 millions d’euros pour « Sentinelle »

En janvier, trois jours après les attentats de janvier, l’armée à la demande du gouvernement avait déployé dans l’urgence 10.000 hommes de troupes. Les surcoûts de l’opération Sentinelle s’élèveraient à 180 millions d’euros en 2015. Qui va les payer ces surcoûts liés aux opérations intérieures (OPINT) ? Vont-ils relever de la solidarité interministérielle ? La question n’est pas réglée. Aujourd’hui encore 7.000 militaires sont mobilisés pour assurer la sécurité de 5.000 sites identifiés comme sensibles en France, – des lieux touristiques, des gares et des aéroports, des bâtiments publics et bien sûr les sites religieux, notamment – en complément de l’opération Vigipirate conduite par les forces de sécurité du ministère de l’Intérieur.

Déploiement militaire de l’opération

Bruxelles : La Sûreté de l’Etat tente de recruter des mouchards

Quelques semaines après qu’une autre personne ait été approchée dans la rue par des policiers qui tentaient de l’intimider, un texte paru sur Indymedia témoigne qu’une autre personne a été approchée par la Sûreté de l’Etat qui recherchait un mouchard dans la lutte contre la maxi-prison. Après avoir tenté de se présenter comme neutre -en séparant les gentils et les méchants opposants- le policier a rapidement sortis les cartes de l’intimidation et du chantage en menaçant le travail et la famille de la personne approchée.

Si ce genre de cas n’est que rarement rapporté, c’est que malheureusement, les personnes qui sont approchées par les services de renseignements n’osent pas toujours en parler. Vous pouvez lire l’entièreté du témoignage sur Indymedia Bruxelles.
D’autres témoignages avaient déjà été publiés sur Indymedia,

en juin 2011 (cliquez pour lire).

en janvier 2013 (cliquez pour lire).

un autre témoignage d’une militante italienne, en janvier 2013.

Sûreté de l’Etat

France : La direction d’une école collaborait avec la police pour surveiller une bibliothèque anarchiste

EDIT : C’est bien entendu de la direction de l’école dont nous parlons quand nous désignons la ‘collaboration de l’école’ et non pas des gens qui y travaillent.

A la fin du mois de septembre, des participants à la bibliothèque anarchiste ‘La Discordia’ à Paris sont rentré dans l’école Montessori car ils se doutaient qu’un dispositif y était placé pour espionner la bibliothèque. Après avoir du exiger un rendez-vous avec la directrice de l’établissement qui finit par reconnaître la présence de l’engin. Après la sortie des classes, ils parviennent à négocier l’accès au cagibi où se trouvait le dispositif, avant de devoir s’en emparer par la force, se rendant compte que ‘tout le monde’ dans le personnel est au courant de son existence et qu’il était placé là depuis -au moins- la seconde semaine du mois de juillet.

Une fois le boitier récupéré, il est démonté et photographié pour pouvoir récolter plus d’informations à son sujet et partager cette découverte. Les photos peuvent être récupérées dans deux fichiers zip disponibles ici et ici. Le boitier renfermait un grand nombre de matériaux sophistiqués : une caméra dont le zoom était contrôlable à distance, des antennes, du matériel réseau destiné à pouvoir regarder et interagir avec le matériel à distance et en direct.

Les participants de la Bibliothèque Discordia rappelle qu’il est important de partager ce genre d’informations lorsqu’elles se révèlent plutôt que de les cacher.

La caméra contenue dans le boitier.

Palestine : Des infiltrés parmi les lanceurs de pierre ouvrent le feu dans la foule

Alors que plusieurs organisations politiques palestiniennes appellent à une Troisième Intifada qui pourrait bien avoir déjà commencée, des images vidéos prisent à Ramallah, en Cisjordanie occupée montrent plusieurs infiltrés parmi un groupe de jeunes palestiniens qui caillassent des véhicules militaires israéliens. Soudainement, quatre des infiltrés sortent des petits pistolets de leurs poches et ouvrent le feu sans distinctions vers les manifestants pendant que leurs collègues arrêtent violemment un Palestinien.

Au moins trois Palestiniens ont été blessés par balle lors de cette opération, dont un très grievemment.

Des infiltrés parmi les lanceurs de pierre ouvrent le feu dans la foule.

Allemagne : Un drone bombarde un complexe de la NSA avec des flyers

Ce 2 octobre l’association « Intel Exit » a bombardé de flyers le ‘Dagger Complex’, une installation de la NSA au sud de Francfort qui héberge notamment le Centre Européen de Cryptologie. Les flyers encourageaient les 1.100 employés qui travaillent dans cette base militaire à quitter leur travail. La base participe à l’espionnage de masse, en utilisant entre autres le programe XKeyScore qui avait été révélé par Edward Snowden.

Intel Exit s’était déjà fait remarqué la semaine d’avant en installant des panneaux publicitaires devant des centres d’espionnages aux USA, les panneaux affichaient des phrases comme « Vous vous sentez complice de la surveillance de masse et de la guerre des drones ? » et « Ecoutez votre coeur, pas des appels téléphoniques », en affichant ensuite une solution « Exit Intelligence » (Sortez de l’espionnage). Les activistes d’Intel Exit avaient également prit en photos des installations de la NSA au Royaume-Uni et aux Etats-Unis, dans le premier cas la police les attendait et les a ensuite harcelé, dans le second des agents de sécurité les ont forcé à effacer les photos.

Si le message d’Intel Exit peut sembler ironique, il est pourtant accompagné d’un défecteur de la NSA devenu whistleblower, Thomas Drake, et de divers psychologues. Sur le site internet officiel, les espions peuvent utiliser un générateur de lettres de démissions. Intel Exit appelle également ses spectateurs a leur présenter de nouvelles façons d’atteindre les espions.

Un drone bombarde un complexe de la NSA avec des flyers.

Philippines: La guérilla maoïste capture deux militaires

Les guérilleros de la NPA ont capturés à un barrage routier la semaine passée deux soldats du 25 e Bataillon d’infanterie de l’armée gouvernementale dans la localité de Barangay Casoon (province de Compostela Valley). Les guérilleros ont récupéré les armes des soldats qui feront l’objet d’une enquête pour vérifier s’ils n’ont pas maltraité les populations de la région.

combattants de la NPA

Inde: Une brigade de guérilleros échappe aux forces de sécurité

Modem Balkrishnan, alias Manoj, secrétarie du Odisha State Committee du CPI(Maoist) étaient parmi ceux qui sont parvenus à échapper indemnes durant une opération de contre-insurrection menée hier dans la région de la Jugsaipatna Reserve Forest du district de Kalahandi (Odisha). Selon les autorités, il y a eu un échange de coups de feu entre des soldats du Special Operation Group et des guérilleros pendant une opération de ratissage organisée dans cette zone. La fusillade aurait duré une trentaine de minutes, à l’issue de laquelle les soldats ont chargé et les guérilleros battu en retraite dans les denses jungles inconnues des soldats qui ne s’y sont pas aventurés. Sur les lieux du combat, ils ont découvert une grande quantité de matériel, des stocks de médicaments, 24 détonateurs, une bombe et de la littérature maoïste.

Soldats du Special Operation Group

Bruxelles : Résumé de la manifestation du 7 octobre et des affrontements à la Gare du Midi

Au moins 100.000 personnes ont manifesté contre le gouvernement fédéral en reliant la Gare du Nord à la Gare du Midi. La promenade habituelle (sur le boulevard Anspach) n’a pas pu avoir lieu vu la présence du piétonnier. Le trajet a donc relié la Gare du Nord jusqu’au Jardin Botanique avant de prendre le Boulevard Pachéco en direction de la Gare du Midi. Quelques incidents ont émaillés le trajet au niveau de la Tour des Finances -ou 200 manifestants ont tenté de forcer le barrage de police avant d’être repoussés- et au niveau de la Gare Centrale où les vitrines de l’Hotel Hilton ont volé en éclat.

Arrivés au niveau de la Gare du Midi, les chefs syndicalistes ont prit la parole sur un écran géant sur l’Esplanade de l’Europe, avant de laisser la place à un groupe de musique. La police était organisée très différemment que lors de la manifestation du 6 novembre : des dizaines de fourgons et des centaines de policiers anti-émeute barraient les artères reliant l’Avenue Fonsny au Boulevard du Midi (Petite Centure). Un plus gros cordon barrait l’entrée du Boulevard du Midi au croisement avec l’Avenue Fonsny.

Dés l’arrivée de la manifestation à l’Esplanade de l’Europe, plusieurs centaines de manifestants (pour ne pas dire un petit millier…) ont tenté de forcer le passage, sans succès. Au fur et à mesure que les cadres syndicaux et que l’animation musicale s’en allaient, les cordons anti-émeute repoussaient les manifestants vers la Gare du Midi, en recevant bouteilles et pavés en représailles, ils y ont répondu par des tirs de grenades lacrymogènes.

Une fois les manifestants massés à l’entrée de la Gare du Midi, la police a poursuivit son offensive en lançant des gaz dans le tunnel bondés où de nombreuses personnes attendaient leur tram… Plusieurs non-manifestants ont ainsi été gazés. Enfin, plusieurs arrestations musclées ont eu lieu au bout du tunnel où se trouvent les trams, devant le Quick.

Il y a eu un véritable changement de pratique de la part de la police : présence en très grands nombres, blocages de toutes les artères. Pour finir, la police avançait par petits groupes de 6-7 agents pour se fondre à l’intérieur de la manifestation, rappelant la pratique des policiers allemands qui s’infiltrent à l’intérieur des manifestations en costumes anti-émeute pour déstabiliser les manifestants.

Au final, malgré les affrontements, il y a eu beaucoup moins de dégats et d’affrontements que lors de la manifestation du 6 novembre.

Edit 18h Au moins 14 personnes ont été arrêtées.
Edit 19h45 Le second bilan provisoire est de 25 manifestants arrêtés judiciairement et 8 hospitalisés. Le Parquet annoncera ce jeudi un nombre précis ainsi que les « suites qui y seront données ».

Affrontements à la Gare du Midi.
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