Quatre militants de Palestine Action, reconnus coupables de dégradations après une action contre une usine du principal fabricant d’ares israélien Elbit Systems près de Bristol en 2024, risquent une aggravation de peine pour « lien avec le terrorisme », une information tenue secrète durant le procès en raison de restrictions judiciaires. Cela pourrait entraîner des peines aggravées pour les accusés, alors qu’ils ont déjà été 18 mois de détention provisoire pour la plupart d’entre eux. Le tribunal estime que leur action visait indirectement à influencer le gouvernement israélien ou une « organisation gouvernementale internationale », en vertu de l’article 1(1)(b) de la loi sur le terrorisme. Par ailleurs, les accusés n’ont pas pu expliquer au jury leurs motivations liées au génocide en cours à Gaza ni invoquer la prévention de crimes plus graves, plusieurs termes et références ayant été interdits pendant les débats.
La détenue Özgül Emre a entamé une grève de la faim le 7 mai 2026 après le rejet définitif de son appel dans une affaire judiciaire la concernant, ainsi que İhsan Cibelik. Détenue depuis 2022 à Cologne-Ossendorf, elle est accusée d’être membre du Parti-Front révolutionnaire de libération du peuple (DHKP-C) de Turquie. La militante révolutionnaire et journaliste dénonce notamment la confiscation de ses effets personnels et l’absence de transfert promis vers un autre établissement. Ses soutiens affirment également que des soins médicaux essentiels lui sont refusés, mettant en danger sa santé. Ils réclament la restitution de ses vêtements, un accès complet aux soins, et le respect des engagements des autorités pénitentiaires, dénonçant des conditions de détention attentatoires à la dignité humaine.
L’activiste Ghassan Boughdiri, lié à la coordination de la Flottille Soumoud, a été condamné à sept mois de prison dans une affaire liée à une manifestation de mars 2025 devant la société Maersk, armateur mondial qui participe au génocide en cours à Gaza. Détenu à la prison de Mornaguia, il dénonce une procédure inéquitable et une atteinte à ses droits, tandis que ses soutiens appellent à se mobiliser. Le 8 mai 2026, plusieurs de ses soutiens ont organisé une nouvelle marche devant la même entreprise pour dénoncer la condamnation et réaffirmer leur opposition aux entreprises complices de l’Etat sioniste, réclamant la libération de Boughdiri et des autres militants arrêtés.
Lundi 11 mai, à Nairobi, plusieurs militants ont été arrêtés par les autorités kenyanes alors qu’ils participaient à une mobilisation contre le “Africa Forward Summit”. Parmi les personnes interpellées figurent des membres de la Revolutionary Student Commission (RSC), notamment Samuel Jobunga, Beres Omondi, Tracy Auma, Patience Nyambura et Kenneth Obiero. Cette organisation est engagée dans les luttes étudiantes et anti-impérialistes au Kenya en particulier
Ces organisations font partie des forces qui résistent, sur le continent africain, à l’impérialisme et au néocolonialisme, les mêmes forces qui s’organisent à Nairobi dans le cadre de PASAI, le Sommet panafricain contre l’impérialisme, contre-sommet au sommet France-Afrique co-organisé par Macron et Ruto. Cette arrestation s’inscrit dans une longue série de répressions contre les militants progressistes et révolutionnaires au Kenya : militants disparus, poursuivis sous des lois antiterroristes, emprisonnés sans raison légale, etc.
Des heurts ont opposé la police à des manifestants pro-palestiniens devant la Biennale de Venise après une tentative de franchissement d’un cordon de sécurité près du pavillon israélien. La police antiémeute est intervenue pour disperser la foule. Parallèlement, une vingtaine de pavillons nationaux ont fermé en signe de protestation contre la présence d’Israël à l’événement et la guerre à Gaza.
Deux membres de Young Struggle Berlin ont été arrêtés lors d’une grève de la jeunesse organisée début mai à Berlin après avoir exprimé leur soutien à la Palestine face à des militants sionistes présents dans la manifestation. L’organisation dénonce une tentative d’intimidation politique et affirme maintenir sa solidarité avec les personnes interpellées ainsi qu’avec les mouvements opposés aux guerres et à l’impérialisme.
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Au Royaume-Uni, trois personnes membres de Young Struggle ont été arrêtées lors de la manifestation du 1er Mai organisée à Londres le 4 mai, à l’occasion de l’anniversaire de la grève générale du 4 mai 1926. L’organisation accuse la police de violences racistes et transphobes, dénonçant notamment des agressions visant deux jeunes réfugiés et une femme trans interpellée pendant le rassemblement.
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Deux personnes ont été placées en détention après leur arrestation lors de raids policiers visant des étudiants de l’ODTÜ à Ankara. Ces interpellations font suite à des incidents survenus pendant les festivités universitaires de printemps, lorsqu’un groupe fasciste a perturbé un concert en entrant avec des drapeaux, provoquant des tensions avec des étudiants. Après les gardes à vue, six personnes ont été présentées à la justice : deux ont été incarcérées et quatre placées sous contrôle judiciaire.
Une personne a été tuée dimanche 10 mai lors de la dispersion d’une manifestation antigouvernementale dans la capitale somalienne Mogadiscio. Des rassemblements avaient été organisés par l’opposition en soutien à des habitants expulsés de leurs logements ces derniers mois. Selon des témoins, les forces de sécurité ont tiré à balles réelles pour disperser les manifestants dans le district de Deyniile, après avoir restreint les déplacements dans la capitale.
Samedi 9 mai, la communauté sahraouie et ses soutiens ont défilé dans les rues de Toulouse pour réclamer la libération du Sahara occidental, de son peuple ainsi que des prisonniers et prisonnières sahraouis. Le cortège, parti de la gare Matabiau jusqu’à la station Jean-Jaurès, a été rythmé par des chants et des slogans exprimant la détermination des manifestants : « L’Algérie a vaincu, le Sahara vaincra », « Maroc, casse-toi, le Sahara n’est pas à toi » ou encore « Vive la lutte du peuple sahraoui ». A la fin de la manifestation, le Secours Rouge Toulouse a pris la parole :
D’abord, nous voulons saluer la victoire judiciaire que nous venons d’arracher face à Moudenc et à sa clique, contre un nouvel épisode de leur politique liberticide et réactionnaire. C’est un véritable camouflet pour la majorité municipale toulousaine, mais aussi pour le régime réactionnaire marocain. Cette victoire doit être un point d’appui pour renforcer la lutte contre la radicalisation autoritaire qui se développe à Toulouse comme partout en France. Si le Secours Rouge est présent aujourd’hui, c’est parce que nous sommes une organisation radicalement anticolonialiste et anti-impérialiste. Nous soutenons le peuple sahraoui dans son combat pour l’exercice de son droit à l’autodétermination sur l’ensemble de sa terre. Nous soutenons son droit inaliénable à la résistance. Nous exigeons la libération de tous les prisonniers politiques sahraouis détenus dans les geôles marocaines, à l’image de Naâma Asfari, récemment en grève de la faim pour dénoncer ses conditions de détention. Nous soutenons le peuple sahraoui comme nous soutenons le peuple palestinien, le peuple kurde, le peuple kanak, le peuple basque, et tous les peuples qui affrontent le colonialisme et l’impérialisme. Et pour nous, la solidarité la plus concrète et la plus utile que nous pouvons apporter à nos camarades sahraouis, c’est de combattre ici même l’impérialisme français, allié du régime marocain et ennemi des peuples de la région. Alors plus que jamais, construisons un vaste mouvement de solidarité internationale, un mouvement qui lie la lutte anti-impérialiste aux combats des peuples en résistance ! Vive la lutte du peuple sahraoui ! Vive la solidarité internationale ! Le Sahara occidental vivra ! Le Sahara occidental vaincra !