À Londres, un rassemblement s’est tenu le 25 avril à Trafalgar Square pour marquer la 1100e semaine de mobilisation des « Mères du samedi », réclamant la vérité sur les disparitions forcées et la poursuite des responsables. Initié en 1995 en Turquie, ce mouvement dénonce des milliers de disparitions, après le coup d’État de 1980 et dans les années 1990, visant opposants politiques et Kurdes. Malgré des décennies de répression, les familles poursuivent leur combat, désormais relayé par les nouvelles générations et soutenu à l’international, appelant à ne pas oublier les victimes et à obtenir justice.
Au Portugal, le Parlement a adopté le 17 avril une loi interdisant l’affichage de drapeaux « idéologiques, partisans ou associatifs » sur les bâtiments publics, visant notamment les symboles LGBTQIA+. Portée initialement par le parti d’extrême droite Chega puis reprise par le CDS avec le soutien de la droite et de l’extrême droite, la mesure limite désormais l’affichage aux seuls drapeaux officiels (national, européen, régionaux ou militaires). Elle s’applique à l’ensemble des espaces publics institutionnels et prévoit des amendes en cas d’infraction. Présentée comme une politique de « neutralité », cette décision est critiquée comme une restriction de la visibilité des personnes LGBTQIA+ dans l’espace public.
Aux États-Unis, les arrestations menées par l’Immigration and Customs Enforcement (ICE) ont diminué d’environ 12 % dans les semaines suivant une vague de critiques et de mobilisations liée à des opérations musclées, notamment à Minneapolis. Cette baisse intervient après des incidents graves, dont la mort de deux citoyens états-uniens lors d’interventions, qui ont entraîné un remaniement des responsables et l’écartement de figures clés comme Gregory Bovino. Malgré ce recul, le niveau des arrestations reste élevé par rapport aux périodes précédentes, avec de fortes disparités régionales et une proportion significative de personnes sans casier judiciaire parmi les interpellés. Si certains observateurs évoquent un ajustement des méthodes, les autorités maintiennent leur ligne dure en affirmant cibler en priorité les individus considérés comme dangereux.
À Athènes, le tribunal a rendu le 24 avril 2026 ses verdicts dans l’affaire d’Ambelókipi : trois accusés, dont Nikos Romanos, ont été acquittés faute de preuves et libérés, tandis que Dimitra Zarafeta et Marianna Manoura ont été reconnues coupables de multiples chefs, notamment liés à une organisation criminelle et à des explosifs. Marianna a été condamnée à 19 ans de prison sans circonstances atténuantes, et Dimitra à 8 ans, avec une reconnaissance partielle de bonne conduite. Le jugement a suscité des critiques, notamment sur la prise en compte des positions politiques des accusées lors du procès.
Le 25 avril 2026, des familles de prisonniers et de martyrs se sont rassemblées à Kobanê, sur la place de la Femme libre, pour exiger la libération des prisonniers de guerre. Les manifestants, portant les photos de leurs proches, ont dénoncé le non-respect d’un accord entre les Forces démocratiques syriennes (QSD) et Hayat Tahrir al-Sham (HTS), qui prévoit la libération des détenus. Ils accusent le gouvernement syrien par intérim de ne pas appliquer cet engagement et demandent la libération immédiate de tous les captifs, tout en scandant des slogans en faveur de leur libération.
Reşat Güvenilir a été libéré le 23 avril de la prison de Tekirdağ après environ 30 ans d’incarcération continue, pour un total de 41 ans passés en détention depuis son premier emprisonnement durant la période du coup d’État de 1980 en Turquie alors accusé d’être membre du TKEP (Parti travailliste communiste de Turquie). Il a été accueilli par sa famille et ses soutiens à sa sortie de prison. Son affaire a connu plusieurs étapes judiciaires et une condamnation pour appartenance à une organisation armée, le TKEP/L (Parti travailliste communiste de Turquie/Léniniste). Celle-ci a été contestée devant la Cour européenne des droits de l’homme, qui a conclu en 2009 à une violation du droit à un procès équitable, notamment en raison de l’absence d’assistance juridique. Malgré une procédure de réexamen en Turquie, les juridictions nationales ont maintenu la condamnation, dans un dossier devenu emblématique.
À Marseille, des élèves ayant participé à une manifestation contre la baisse des moyens scolaires le 26 mars ont été signalés par un inspecteur d’académie, qui affirme avoir lui-même identifié certains lycéens à partir de photographies prises lors du rassemblement. Un courrier adressé à des familles indique leur présence à ce mouvement, jugé non autorisé en dehors de l’établissement, ce qui a suscité l’indignation de plusieurs parents dénonçant une méthode de surveillance excessive. L’administration scolaire justifie sa démarche par l’obligation d’assiduité des élèves, tandis que l’événement, selon des sources policières, s’est déroulé sans incident majeur.
L’administration de Donald Trump a annoncé une série de mesures visant à faciliter le recours à la peine capitale au niveau fédéral, notamment en élargissant les méthodes d’exécution possibles au-delà de l’injection létale (peloton d’exécution, électrocution, gaz). Le ministère de la Justice, dirigé par Todd Blanche, affirme vouloir “réaffirmer l’application de la peine capitale” pour les crimes les plus graves, dans la continuité d’un décret présidentiel imposant de la requérir plus systématiquement. Cette orientation marque une rupture avec la politique précédente de l’administration Biden et s’inscrit dans un contexte où les dernières exécutions fédérales remontaient à 2020-2021, après 17 ans de pause.
Un policier a été mis en examen pour violences aggravées, soupçonné d’avoir grièvement blessé une jeune manifestante en 2018 à Marseille, notamment en lui fracturant le crâne à coups de matraque alors qu’elle était au sol. Plus de sept ans après les faits, les enquêteurs estiment avoir identifié le principal suspect dans cette affaire, qui concerne l’agression d’Angelina, 19 ans à l’époque, et de son ami lors d’une manifestation. L’enquête, relancée et médiatisée notamment par Mediapart, a déjà conduit à des poursuites visant une quinzaine de policiers impliqués.
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La Chambre des représentants a adopté un projet de loi porté par Anneleen Van Bossuyt permettant d’imposer une interdiction d’entrée sur le territoire belge à durée indéterminée à des personnes considérées comme « terroristes » ou « radicalisées ». Désormais, l’Office des étrangers pourra viser des individus sans titre de séjour inscrits dans la base T.E.R. (terrorisme, extrémisme, radicalisation), incluant combattants étrangers ou propagandistes, en les enregistrant dans le Système d’information Schengen et la base nationale de la police, ce qui leur interdit l’accès à la Belgique et à l’espace Schengen et bloque leurs demandes de visa ou de séjour. Le texte a été adopté par la majorité avec le soutien de partis d’opposition comme le Vlaams Belang, tandis que plusieurs formations, dont les socialistes et écologistes, s’y sont opposées. En parallèle, une réforme visant à élargir l’accès des juges aux informations de la Sûreté de l’État est toujours en discussion.