Une free party réunissant plusieurs centaines de personnes près de Falaise, dans le Calvados, a été interrompue le 12 septembre par environ 200 CRS, trois semaines après l’entrée en vigueur de la loi RIPOST. Les forces de l’ordre ont utilisé des grenades lacrymogènes et des tirs de LBD pour saisir le matériel de son, faisant plusieurs blessés et provoquant des départs d’incendie. Un dispositif de drone avait également été autorisé par arrêté préfectoral pour surveiller et coordonner l’intervention.
La préfecture de l’Allier a renforcé la sécurité autour du centre pénitentiaire de Moulins-Yzeure après plusieurs tirs de mortier signalés les 28 et 29 août, puis le 4 septembre à proximité de l’établissement. Elle estime que « la répétition de ces faits à proximité immédiate de l’établissement pénitentiaire constitue un risque pour la sécurité de ses personnels, des personnes présentes aux abords du site ainsi que pour la sûreté de l’établissement ».
Dans le périmètre de l’établissement, de nouvelles restrictions interdisent notamment le port d’armes, l’usage de fumigènes, pétards et feux d’artifice, ainsi que le port d’objets permettant de dissimuler tout ou partie du visage ou d’équipements de protection.
Un juge britannique a refusé une demande de libération sous caution médicale temporaire d’une semaine pour le prisonnier pro-palestinien Umer Khalid, qui souhaitait être auprès de sa mère, dont l’état de santé s’est fortement dégradé.
Malgré la reconnaissance par le tribunal de cette aggravation, la demande a été rejetée au motif qu’il pourrait commettre une nouvelle infraction ou ne pas se présenter à nouveau. Selon ses proches, sa mère, qui souffre de graves problèmes de santé, ne l’a pas vu depuis plus de six mois en raison notamment de la distance et de ses difficultés à se déplacer.
Les forces de sécurité indiennes ont découvert un important stock d’armes et de munitions dans les forêts du district de Seraikela-Kharsawan, dans le Jharkhand, lors d’une opération conjointe de la police et de la Force de sécurité des frontières indienne.
Les recherches, menées sur la base d’informations obtenues lors de l’interrogatoire de membres présumés du Parti Communiste d’Inde (Maoïste) récemment arrêtés, ont permis de saisir cinq armes à feu, 317 cartouches, plusieurs chargeurs ainsi qu’un engin explosif improvisé (IED) et un détonateur. L’IED a été neutralisé par une équipe de déminage.
Parmi les personnes arrêtées figurent notamment Raghu Singh Sardar, présenté comme membre d’un comité régional du PCI (Maoïste), et Meena Pahadia, décrite comme une commandante subzonale recherchée dans plusieurs affaires au Bengale-Occidental.
Lors d’un forum antifasciste organisé à Lons-le-Saunier du 4 au 6 septembre, la préfecture du Jura a saisi la justice après la découverte d’un graffiti présenté comme un « appel au meurtre de policiers ». Le slogan, « tue le flic dans ta tête », vise en réalité à dénoncer les mécanismes d’autocontrôle et de répression intériorisée chez chaque individu.
La préfecture a largement diffusé cette fake news, reprise par plusieurs médias, avant qu’une photographie du graffiti et des explications ne conduisent certains d’entre eux à corriger leur présentation initiale. Cette épisode s’inscrit dans un contexte régional de répression croissante visant des mobilisations antifascistes et décoloniales, notamment dans le Jura et le Doubs.
Un juge a ordonné de reprendre et achever l’expulsion de membres de la communauté mapuche Kinxikew d’une propriété de 625 hectares située entre Bariloche et Villa La Angostura, appartenant à María Cristina Broers depuis 1969. L’opération, entamée le 19 août par les forces de sécurité de Neuquén, avait été interrompue en raison de la présence de mineurs sur le site.
La situation, qui remonte à 2011, oppose la propriétaire à des membres des communautés Melo et Kinxikew et fait l’objet de procédures judiciaires depuis plus de quinze ans. Plusieurs décisions auraient confirmé la restitution du terrain à la propriétaire, tandis que la défense mapuche conteste la procédure. Le juge n’a toutefois pas encore fixé la date de la nouvelle opération.
L’armée philippine aurait tué quatre membres présumés de la Nouvelle armée populaire (NPA), dont Julia Cagadas, présentée comme une dirigeante régionale de haut rang, lors de plusieurs affrontements le 12 septembre à Esperanza, dans la province d’Agusan del Sur. L’opération de la 4e division d’infanterie visait à empêcher la reconstitution de positions rebelles dans la région de Caraga. Trois autres maoïstes se seraient rendus et les forces gouvernementales ont saisi six armes à feu de gros calibre.
Deux hommes ont été reconnus coupables à Belfast pour leur participation à une commémoration républicaine non autorisée organisée à Derry en avril 2023. Patrick Gallagher a été reconnu coupable d’avoir organisé une réunion en soutien à l’IRA, tandis que Stephen Murney a été condamné pour avoir pris la parole lors de cette réunion et appelé à rejoindre l’IRA.
Deux autres prévenus, Thomas Mellon et Jason Ceulemans, ont été acquittés de l’ensemble des charges. Les quatre hommes avaient nié avoir organisé ou dirigé la manifestation. Le défilé, qui s’était dirigé vers le cimetière municipal, avait été marqué par l’apparition d’un cortège en tenue paramilitaire et par une attaque aux cocktails Molotov contre un véhicule de police.
Le lendemain, quatre engins explosifs artisanaux avaient également été découverts à proximité du lieu de la cérémonie. Gallagher et Murney ont été maintenus en liberté sous caution dans l’attente du prononcé de leur peine, prévu dans environ deux mois.
Âgée de 25 ans et étudiante en sciences politiques à l’Université d’Istanbul, Busenur Öztürk a été arrêtée le 20 avril alors qu’elle marchait dans la rue, puis placée en garde à vue au sein de la police politique, où elle a subi des violences.
Incarcérée depuis le 24 avril à la prison pour femmes de Bakırköy, elle est poursuivie notamment sur la base de 13 pages de procès-verbal contenant des images d’elle marchant dans les couloirs de son université avec d’autres étudiants, éléments que l’accusation utiliserait pour étayer une qualification d’« appartenance à une organisation ».
Depuis sa détention, Öztürk appelle ses camarades et l’ensemble de la jeunesse à assister à son procès, prévu le 17 septembre 2026 à 10 h 20 au tribunal de Çağlayan, devant la 25e chambre pénale d’Istanbul.
Le 30 août, à l’occasion de la Journée internationale des victimes de disparition forcée, plusieurs organisations ont participé à des mobilisations à Querétaro, Tamaulipas, Oaxaca et Mexico pour réclamer la réapparition en vie du Dr Ernesto Sernas García, disparu en 2018.
À Oaxaca, plus de 500 personnes ont défilé à l’appel du Front du peuple – Soleil rouge, tandis qu’un rassemblement d’ampleur similaire s’est tenu à Mexico dans le cadre de la Marche pour la vérité, la justice et la mémoire. Les organisateurs dénoncent l’ampleur des disparitions au Mexique, alors que plus de 135 000 personnes sont actuellement portées disparues.