Au centre pénitentiaire de Moulins, des proches de détenus de la maison centrale de Moulins-Yzeure dénoncent, dans un communiqué publié par L’Envolée et daté du 27 avril 2026, des conditions de restauration dégradantes. Ils affirment que des repas ont été servis dans un état de conservation défectueux, avec des produits périmés ou impropres à la consommation, entraînant des problèmes de santé chez plusieurs prisonniers. Le texte évoque également des difficultés d’accès aux soins médicaux et des obstacles dans la transmission de courriers et d’appels vers les avocats. Enfin, ils appellent à contacter la prison afin de dénoncer cette situation et exiger une amélioration des conditions de détention : 04 70 35 15 00.
Une soirée de solidarité avec la communauté autogérée de Prosfygika, à Athènes, est organisée le 2 mai 2026 à la Chapelle de 17h à 22h, avec discussions, cantine, concerts et musiques grecques. Cet événement vise à soutenir ce quartier occupé regroupant plus de 400 personnes et de nombreuses structures collectives, actuellement menacé d’expulsion par les autorités grecques. La mobilisation s’inscrit dans un contexte de lutte contre ce projet, tandis qu’un membre de la communauté mène une grève de la faim pour défendre le maintien du lieu et de ses activités.
Des prisonniers politiques mapuches incarcérés à la prison d’Angol dénoncent une opération menée le 21 avril 2026 par des forces pénitentiaires. Les détenus ont été rassemblés de force dans la cour, les empêchant de pratiquer un rituel spirituel, tandis que leurs cellules étaient fouillées et leurs effets personnels endommagés ou saisis. Des objets culturels ont été détruits, ainsi que des vêtements traditionnels et du matériel, alors que les agents ont proféré des insultes à caractère raciste. Les prisonniers dénoncent également un climat de harcèlement et de pressions croissantes, incluant des menaces de transferts, et appellent à la vigilance face à la situation dans la région du Wallmapu.
À Istanbul, une vaste opération policière menée le 28 avril 2026 en amont du 1er mai a conduit à l’arrestation d’au moins 46 personnes lors de perquisitions visant des militants, organisations de jeunesse et organisations de la gauche révolutionnaire. Des domiciles ainsi que les locaux des journaux Özgür Gelecek et Yeni Demokrasi ont été perquisitionnés, parfois avec effraction. Les personnes interpellées incluraient des membres de plusieurs organisations politiques, syndicales et étudiantes, ainsi que des avocats. Un mandat d’arrêt collectif aurait été présenté sans documentation détaillée, tandis qu’une mesure de confidentialité temporaire limiterait l’accès des avocats à leurs clients. Les personnes arrêtées auraient été transférées au siège de la police provinciale.
Deux militantes du collectif Urgence Palestine seront jugées le 4 mai 2026 à Pau, à la suite d’une plainte pour diffamation déposée par François Bayrou. Elles sont poursuivies pour avoir collé des affiches critiquant l’action des autorités françaises face au génocide à Gaza et mettant en cause certaines déclarations publiques du responsable politique. Cette procédure s’inscrit dans un contexte de répression croissante contre les mobilisations pro-palestiniennes. Un rassemblement de soutien est appelé le même jour à 13h, place de la Libération à Pau, devant le tribunal, afin de soutenir les militantes et d’exiger leur relaxe, à l’appel de nombreuses organisations, dont le Secours Rouge Toulouse.
En Allemagne, le procès de cinq militants pro-palestiniens, accusés d’avoir pénétré en septembre 2025 sur un site d’une filiale du fabricant d’armes israélien Elbit Systems à Ulm et d’y avoir causé environ un million d’euros de dégâts, a été marqué par de fortes tensions avant d’être reporté. Lors de l’audience du 27 avril 2026 à Stuttgart, les avocats de la défense ont quitté la salle après s’être vu refuser la possibilité de s’asseoir aux côtés de leurs clients, puis ont occupé symboliquement leurs places derrière une vitre de sécurité. Face à leur refus de regagner leurs sièges malgré les injonctions du juge, l’audience a été suspendue puis elle a ensuite été ajournée, le procès devant reprendre dans une semaine. Ces restrictions sont une atteinte claire aux droits à la défense. Les accusés, de nationalité irlandaise, britannique, espagnole et allemande, âgés de 25 à 40 ans, sont poursuivis pour dégradations, intrusion et appartenance présumée à un groupe militant, en lien avec une action visant à dénoncer le soutien de l’Allemagne au génocide en Palestine. Ils sont entrés dans la salle d’audience en arborant de larges sourires et en saluant la foule.
Un tribunal de Saint-Pétersbourg a classé l’ONG LGBT Network comme organisation « extrémiste », entraînant son interdiction et la cessation officielle de ses activités, bien que l’association ait annoncé faire appel et vouloir continuer à agir. Cette décision, prise à huis clos à la demande du ministère russe de la Justice, s’inscrit dans une série de mesures similaires déjà observées dans plusieurs grandes villes russes. Depuis 2022 et l’invasion de l’Ukraine, le Kremlin renforce sa ligne conservatrice, assimilant la guerre à une opposition aux « valeurs occidentales », tandis que la Cour suprême a déjà interdit en 2023 le « mouvement LGBT international » pour extrémisme, une qualification large qui expose à de lourdes sanctions toute forme de « propagande LGBT » dans les médias, la culture ou en ligne.
Dans la nuit du 25 avril, à la cité universitaire de Nanterre, une intervention de la BAC a interrompu une nouvelle occupation étudiante organisée en soutien à une résidente précaire et en situation de handicap menacée d’expulsion par le CROUS. L’évacuation a été brutale, avec contrôles, insultes et violences policières visant des étudiants mobilisés. Cette situation fait suite à une précédente expulsion contre cette mobilisation qui vise à obtenir l’annulation de l’expulsion ainsi que l’effacement d’une dette contestée d’une étudiante. L’occupation avait été initiée par le Comité Syndical de Résidence (CSR) et la Fédération Syndicale Étudiante (FSE) sur le campus. Malgré l’intervention des forces de l’ordre, les étudiants ont annoncé poursuivre leur mobilisation en dénonçant la réponse institutionnelle répressive plutôt que sociale de la part du CROUS.
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Des personnes détenues au centre de rétention administrative (CRA) de Toulouse dénoncent, dans des témoignages recueillis par Toulouse Anti CRA en mars et avril 2026, des violences policières, des conditions de détention dégradantes et une pression accrue en vue des expulsions. Elles décrivent des actes de brutalité lors des expulsions, ainsi que des traitements violents en détention et à l’aéroport, tandis que d’autres évoquent des blessures et des humiliations lors des interventions policières. Les témoignages font également état de conditions de vie difficiles dans le centre (surpopulation, insécurité, manque d’hygiène, tensions constantes), ainsi que des pratiques racistes et déshumanisantes. L’introduction de prestataires privés pour la gestion des visiteurs est également critiquée comme un facteur supplémentaire de contrôle et de durcissement du régime de détention.
La Cour suprême en Iran a confirmé les condamnations à mort de trois jeunes, âgés de 17 et 18 ans, arrêtés lors des manifestations de janvier 2026 à Pakdasht, les exposant désormais à une exécution imminente. Ils sont accusés notamment d’atteinte à la sécurité nationale, de participation à des violences ayant causé des morts et d’incendie volontaire d’une mosquée. Toutefois, selon des sources proches, certains aveux auraient été obtenus sous pression et les accusés contestent une partie des faits, notamment leur présence sur les lieux, tandis que des allégations de torture en détention ont également été rapportées.