Dans le cadre du projet européen ADDPRIV consacré à la vidéo-surveillance, des chercheurs de l’université de Kingston sont actuellement en train de développer un système de caméras CCTV (closed-circuit television) ‘intelligentes’. Ce dernier utilise une intelligence artificielle afin de reconnaître certains types de comportements spécifiques et est capable de suivre une personne sur de multiples caméras. Le fonctionnement est le suivant: un ordinateur apprend à reconnaître certains comportements qualifiés de ‘événements détonateurs’. Lorsqu’un événement de ce genre est repéré par l’ordinateur, le logiciel rassemble les séquences vidéo d’avant et d’après l’incident pour enregistrer l’historique complet des mouvements de la personne suivie. Par exemple, si une vitre est brisée en ville, le système pourra remonter pour trouver qui l’a cassée, et ensuite retracer ses pas afin de trouver quand et où il est entré en ville. Il pourra également découvrir où la personne est partie après avoir agi. Et au final, reconstituer tout le parcours de cette dernière.
Caméras CCTV
Ce jeudi, le directeur de la société DLSI (Defence Land Systems India) a remis au directeur général de la police du Jharkhand les clés de son premier véhicule blindé, le Mine-Protected Vehicle-India (MPV-I). L’état du Jharkhand en a commandé six modèles dans le cadre de sa lutte contre la guérilla maoïste afin de renforcer l’efficacité de ses troupes dans la jungle. DLSI est d’ailleurs actuellement en train de former une flotte de conducteurs et de mécaniciens parmi les effectifs policiers. Le véhicule est équipé de toute la technologie développée par BAE Systems (société britannique productrice de matériel destiné aux forces aériennes, navales et terrestres, et avec laquelle DLSI s’est associée pour l’occasion) et combine ainsi des capacités balistiques et de protection contre les explosions. Il dispose également d’un moteur très puissant, le rendant idéal pour les opérations anti-maoïstes qui se déroulent principalement en milieu forestier. De son côté, l’état du Chhattisgarh vient d’annoncer son intention d’établir 35 nouveaux commissariats dans différentes zones actuellement sous contrôle maoïste. La majorité de ces postes de police supplémentaires seront installés dans le district du Bastar. Le coût total de cette entreprise s’élève à 700 millions de roupies (environ 10,5 millions d’euros), dont 80% seront pris en charge par le gouvernement central. Les 20% restant seront fourni par le gouvernement de l’état.
Après une première journée de grève qui s’est soldée par un bilan de 36 blessés et de 348 interpellations à l’échelle du pays, la mobilisation s’est poursuivie dans la nuit et ce jeudi. Jusqu’à l’aube, des affrontements ont opposé les groupes de jeunes et les forces de l’ordre à Santiago. En plusieurs points de la ville, les étudiants avaient érigé des barricades de pneus et de bois enflammés que les policiers ont détruit à coups de lance à eau. Ils ont également fait usage de gaz lacrymogènes pour disperser les rassemblements. Dans la matinée, les jeunes de la capitale ont été rejoint par plus de 400.000 personnes selon les organisateurs, foule qui a défilé dans les rue de Santiago. A la fin de la manifestation, de nouveaux heurts ont opposé certains manifestants à la police. Ceux-ci se sont poursuivis jusque tard dans la nuit, faisant de nombreux blessés et un mort, décédé des suites d’une blessure par balle. Selon plusieurs témoins, les policiers lui auraient tiré dessus. Cette nuit, 108 personnes ont été interpellées dans la métropole.
Affrontements étudiants/policiers à Santiago
Par ailleurs, dimanche dernier, les autorités ont procédé à deux rafles dans des squats artistiques de la capitale dans le but avoué de déstabiliser le mouvement social radical qui lutte depuis plus de trois mois à travers le pays. Des policiers lourdement armés ont fait irruption dans deux ateliers, brisant portes et fenêtres, pour examiner les lieux dont les occupants ont été menottés. Au pied de l’immeuble étaient déployés des véhicules blindés à gaz lacrymogène et lances à eau. Les forces de l’ordre cherchaient visiblement du matériel explosif, mais sont reparties bredouilles, non sans avoir brutalisé les habitants et fait d’énormes dégâts matériels.
Une fusillade entre les forces de sécurité et des guérilleros maoïstes a eu lieu ce mercredi dans le district de Koraput (Orissa). Celle-ci s’est déroulée dans le cadre d’une opération conjointe de ratissage de la Border Security Force et de la police, au cours de laquelle elles visaient un camp de transit maoïste. A leur arrivée à proximité du camp, les guérilleros ont ouvert le feu. Durant la fusillade, tous les maoïstes sont parvenus à battre en retraite et à se réfugier dans la jungle environnante. Selon les forces de sécurité, il est possible qu’il y ait des blessés parmi eux. Dans le démantèlement du campement, les autorités ont saisi plusieurs armes, des munitions, des chargeurs, une quinzaine de sacs appartenant à des guérilleros, de la littérature maoïste et des médicaments. Selon la police, plus de soixante combattants campaient à cet endroit.
Depuis hier matin, la grande majorité de la population chilienne observe une grève de 48 heures en prélude à une marche massive prévue ce jeudi après-midi en solidarité avec la lutte menée par les étudiants depuis plus de trois mois. Ceux-ci ont été rejoints par des milliers de personnes dans leurs revendications pour une réforme de l’éducation, du système de soins, du code du travail, des retraites,…
De nombreuses villes sont touchées par le mouvement, mais c’est à Santiago qu’il prend toute son ampleur. Dès avant l’aube, de nombreuses barricades étaient dressées en travers des carrefours de la capitale. Toute la matinée, la police a fait usage de gaz lacrymogènes et de lances à eau pour dégager les rues et disperser les manifestations spontanées aux quatre coins de la ville. A la fin de la journée, les forces de l’ordre avaient procédé à 348 interpellations. En outre, au moins 36 personnes ont été blessées lors d’affrontements opposant les manifestants et les policiers, principalement à Santiago.
Manifestation à Santiago
Quelques 300 personnes, dont une délégation de notre Secours Rouge, se sont rassemblées cet après-midi devant le consulat de Turquie à Bruxelles pour dénoncer les raids aériens menés depuis le 17 août par l’armée turque au Kurdistan. Selon les dernières estimations, les bombardements aériens ainsi que les frappes terrestres auraient fait plus de cent morts.
Manif contre les raids turcs au Kurdistan