La police berlinoise a offert 5.000 euros de récompense à toute personne susceptible de l’aider à résoudre une série de neuf incendies d’automobiles ont été détruites par le feu dans la nuit du 17 au 18 août, après quinze la nuit précédente. Une centaine de policiers sont mobilisés pour tenter de mettre fin à cette série, avec le renfort d’un hélicoptère équipé d’une caméra à infra-rouge. En 2010, le nombre de véhicules incendiés à Berlin avait reculé à 54, contre 221 en 2009. Traditionnellement, les feux de voitures sont particulièrement nombreux lors des affrontements liés au 1er mai révolutionnaire à Kreuzberg et Neuköln. D’après les estimations de la police, la moitié des incendies sont motivés politiquement (lutte contre la gentrifcation des quartiers populaires), les autres relevant du vandalisme ou de l’arnaque aux assurances.
L’opérateur américain Verizon retirera certains bénéfices aux employés qui ne cesseront pas la grève commencée le 8 août. Une mesure de représailles contre les 45.000 salariés toujours en grève. Ce sont justement ces retraites – ainsi que l’assurance-maladie et autres aides d’intérêt général – qui sont au centre du conflit. La direction veut diminuer ces avantages alors que la société enregistre d’excellents résultats. Les grévistes vont perdre l’assurance-santé de base, ainsi le remboursement de frais dentaires et optiques. Le groupe n’a en fait simplement pas renouvelé les contrats de mutuelle, qui ont expiré le 6 août dernier.
Après un long travail d’enquête la Police antiterroriste de la Vallée des rivières Apurímac et Ene (VRAE) a réussi à capturer un responsable d’un réseau d’appui du PCP-SL, le camarade ¨Docto¨. Feliciano Quispe Pacheco (30 ans) a été arrêté à San Juan Mantaro (province Satipo dans Junín), où il travaille comme infirmier. Son réseau fournissait depuis 2003 des vivres, du matériel médical et des renseignements aux colonnes de guérillas des « camarade Alipio » et « camarade Gabriel ». D’autre part, un groupe d’une douzaine de jeunes guérilleros maoïstes armés d’Uzi ont rançonné un groupe de touristes allemands et américains à proximité du complexe archéologique de Choquequirao, sans blesser ni malmener personne. C’était la première manifestation de la guérilla dans cette région depuis des années.
La police fédérale vient de communiquer les chiffres des écoutes téléphoniques pour 2010. Celles-ci ont été au nombre du 5390 contre 3603 en 2007. Cela signifie que près de 450 personnes par mois ont été placées sur écoute. Cette pratique est devenue un moyen classique de recherche, mais ne fait actuellement l’objet d’aucune règle de contrôle. Les personnes sur qui ces écoutes sont dirigées ne sont jamais averties qu’elles en ont fait l’objet si les résultats n’amènent rien de ‘concluant’. Et elles ne peuvent s’en rendre compte, le système étant indétectable. Tout le monde peut être mis sur écoute, quelque soit l’âge, dès le moment où le juge d’instruction autorise la procédure. Depuis 2003, la police dispose d’une chambre d’écoute, et est capable d’intercepter la plupart des communications, qu’elles proviennent d’une ligne fixe, d’un GSM ou sous forme de SMS. Sa seule limite aujourd’hui est Skype, dont elle ne parvient pas à capter les conversations.
A Barrow, dans le nord-ouest de la Grande-Bretagne, un homme est décédé après avoir été ‘tasé’ par les forces de l’ordre. Mardi, en fin de journée, celles-ci sont intervenues pour arrêter Dale Burns, une vingtaine d’année, pour troubles de l’ordre public. Dans l’opération, un policier a fait usage d’un Taser, pistolet à impulsion électrique qualifié d’arme non-léthale. Quelques minutes plus tard, Burns a fait un malaise. Transporté à l’hôpital, il y est décédé vers 21h30. Alors que la société Taser poursuit son expansion et que de plus en plus de pays autorisent l’utilisation de ses armes affirmant qu’elles n’ont à ce jour jamais tué quelqu’un, Amnesty International a publié une enquête selon laquelle plus de 290 personnes sont décédées aux Etats-Unis entre 2001 et 2008 après avoir reçu une décharge.
Taser utilisé par la police britannique
Depuis une semaine, les tribunaux britanniques fonctionnent à plein régime pour faire face à l’afflux de personnes interpellées lors des troubles urbains de la semaine dernière. Au total, plus de 1.700 personnes ont été interpellées à travers le pays. A Londres, la police a annoncé 1051 arrestations et près de 600 mises en accusation. Hier soir, à Chester, les premières peines ont été prononcées. Jordan Blackshaw, 21 ans, et Perry Sutcliffe-Keenan, 22 ans, ont chacun été condamnés à quatre ans d’emprisonnement pour incitation aux troubles via les réseaux sociaux. Blackshaw avait créé une page Facebook intitulée ‘Détruire la ville de Norwich’ le 9 août dernier. Sutcliffe-Keenan est quant à lui à l’origine d’une page sur le même réseau: ‘Organisons une émeute!’. Les deux hommes ont été jugés coupables en vertu du Serious Crime Act pour avoir intentionnellement incité autrui à commettre une infraction majeure. Le tribunal avait requis une peine de dix ans. Le juge a néanmoins affirmé qu’il espérait que la peine prononcée aurait un effet dissuasif. L’avocat de Blackshaw a annoncé dès ce matin qu’il allait interjeter appel de cette condamnation.
Deux condamnés suite aux émeutes en Grande-Bretagne
Mercredi, des guérilleros du PKK ont pris un convoi de l’armée turque en embuscade à Cukurca (province de Hakkari). Sept soldats et un officier sont décédés, alors que onze soldats supplémentaires ont été grièvement blessés. Selon les autorités, deux IED auraient explosé simultanément au passage de la colonne de véhicules. S’en serait suivi une fusillade de plus de deux heures entre les deux camps. Des forces supplémentaires ont été envoyées dans la zone pour tenter de mener une offensive contre les guérilleros qui intensifient leurs actions depuis plusieurs semaine.
Déploiement de l’armée turque
Vendredi dernier, la police d’Essex a procédé à l’arrestation d’un jeune homme de vingt ans, dont l’identité n’a pas été dévoilée. Ce dernier passera devant les tribunaux le 1er septembre. Son délit? D’avoir tenté d’organiser, via les réseaux Blackberry Messenger et Facebook, une bataille d’eau géante à Colchester. Il a été arrêté le jour J sur les lieux annoncés de l’affrontement après que les autorités aient intercepté ses messages. L’homme qui l’accompagnait a également été interpellé mais immédiatement libéré. L’initiateur du projet est quant à lui accusé ‘d’avoir encouragé ou aider à commettre une infraction’. Les autorités ont pour leur part refusé de commenter le fait qu’elles surveillent les réseaux sociaux ou de donner des détails sur les mesures mises en place depuis les troubles de la semaine dernière.
Projet de bataille d’eau en Grande-Bretagne