Vendredi 12 février à la tombée de la nuit, l’artiste hondurien Hermes Reyes, qui est aussi membre du Vaste Mouvement pour la Dignité et la Justice, dont l’organisation est liée au Front National de Résistance Populaire (FNRP), a été victime d’un attentat alors qu’il sortait d’une réunion du FNRP.
A l’aube du lundi 15 février, Julio Funès Benitez, membre de la résistance et appartenant au Syndicat SITRASANAA a été assassiné. Ses assassins ont disparu sans être inquiétés à bord d’un taxi, dans les environs du quartier Brisas del Norte, de Comayaguela.
Un black bloc de 200 manifestants a semé le grabuge dans le centre-ville de Vancouver, samedi, en fracassant des vitrines, en lançant de la peinture et en affrontant les policiers afin de protester contre le capitalisme et la commercialisation des Jeux Olympiques. Les manifestants s’en sont pris aux vitrines du magasin La Baie à cause de la présence d’une boutique d’objets olympiques. Ils ont aussi endommagé des véhicules et se sont attaqués à un restaurant McDonald’s. L’escouade anti-émeute de Vancouver est intervenue et a procédé à l’arrestation d’une douzaine d’entre eux. À un moment, le groupe s’est approché de l’hôtel Westin Bayshore, où le Comité olympique international a établi son quartier général pour la durée des Jeux. Des policiers lourdement armés de la Gendarmerie Royale se tenaient prêts à les affronter. La manifestation a perturbé considérablement les activités au centre-ville de Vancouver.
Manifestation aux JO de Vancouver
Lundi à 6h30 du matin, plusieurs arrestations et perquisitions ont eu lieu à différents domiciles par la brigade criminelle. Cinq personnes ont été arrêtées ( peut-être plus?) et il semblerait que les policiers soient à la recherche d’autres personnes.
Sans connaître précisément les chefs d’inculpation, on suppose que ces arrestations répondent aux effets d’annonce parus dans les médias il y a de ça trois semaines. Au 2e jour du procès des inculpés de l’incendie du centre de rétention de Vincennes, certains journaux accusaient ‘l’ultra-gauche’ de dégradations de dizaines de distributeurs de banques notoirement connues pour avoir dénoncé des sans-papiers.
Pendant les perquisitions, les policiers ont eu l’air de chercher particulièrement des tracts en rapport avec les luttes de sans-papiers et contre la machine à expulser. Et, ils ont saisi des vêtements, des ordinateurs, et des téléphones portables.
Une cinquantaine de guérilleros maoïstes à mobylette ont pris d’assaut un camp des forces de sécurité ce lundi. Ils l’ont encerclé avant de faire feu et d’y faire exploser une mine, entraînant un grand incendie. Les maoïstes ont également été rejoints par d’autres combattants, qui eux ont utilisé des armes automatiques. Au moins une vingtaine de corps ont été retrouvés, certains tués par balle, d’autres brûlés vifs dans l’incendie du camp. Le bilan définitif du raid, qui a duré plus d’une heure, n’est pas connu car plusieurs policiers sont toujours portés disparus. Plus tôt dans la journée, deux guérilleros avaient été tués à la suite d’une fusillade avec les forces de sécurité, toujours dans le Bengale occidental.
Le chef de l’aile militaire du CPI(M) a revendiqué la responsabilité de l’attaque contre le camp paramilitaire. Il a également affirmé que cette attaque était le début de ‘l’Opération Peace Hunt’, la réponse maoïste à l’Opération Green Hunt menée par le gouvernement depuis plusieurs mois. Il a enfin averti que d’autres raids de ce type continueraient à se produire tant que l’offensive contre les maoïstes perdurera.
Ce lundi, une dizaine de personnes s’étaient rassemblées devant l’ambassade d’Allemagne à Bruxelles afin de protester contre l’extradition de l’opposant politique turc Faruk Ereren. Actuellement poursuivi à Düsseldorf en vertu de l’article 129b du Code pénal allemand qui punit toute appartenance à une ‘organisation terroriste étrangère’, la 2e Chambre criminelle de la Haute Cour Régionale a donné son feu vert à la demande d’extradition émise par les autorités turques le concernant le 29 janvier dernier. Ses avocats ont obtenu un délai de quatre semaines afin d’introduire un recours contre cette demande d’extradition devant la Cour constitutionnelle.
Manif pour Faruk Ereren
Malgré les opérations d’intimidation et les arrestations survenues ce week-end afin d’empêcher les manifestations, plus de 3.000 personnes s’étaient rassemblées ce matin à Diyarbakir, principale ville du sud-est de la Turquie. Les manifestants s’étaient réunis à l’occasion du 11ème anniversaire de l’arrestation du leader kurde Abdullah Ocalan afin de dénoncer sa capture ainsi que ses conditions de détention. Rassemblés dans le centre-ville, ils ont tenté de marcher sur l’un des grands axes de la cité. Les autorités les empêchant d’avancer, les manifestants se sont heurtés aux policiers anti-émetues à coups de pierres et de bâtons et ils ont répondu avec des gaz lacrymogènes. Un trentaine de personnes ont été arrêtées.
A Istanbul, quelques 500 personnes s’étaient rassemblées pour un sit-in dans le centre avant de se disperser dans les quartiers avoisinants, où des heurts avec les forces de l’ordre auraient éclaté. D’autres actions plus ou moins violentes ont été organisées dans plusieurs villes du pays.
86 personnes suspectées d’être liées au PKK ont été arrêtées ce samedi dans des opérations menées par les forces de sécurité turques à travers le pays. Elles affirment que ces descentes ont été organisées dans le but d’empêcher d’éventuelles manifestations ce lundi, jour ‘anniversaire’ de l’arrestation d’Abdullah Ocala, leader du PKK, il y a 11 ans. Dans le groupe de personnes arrêtées se trouvent un certains nombres de leaders et d’élus officiels du parti pro-kurde BDP (Party for Peace and Democracy). Les raids de la police ont visé les provinces de Batman, d’Hakkari, de Mardin, de Slirt et de Sirnak dans le sud-est du pays, ainsi que celles d’Agri, de Mus et de Van dans le sud. Les villes d’Adana et d’Istanbul ont également été les cibles de ces opérations.