Trois guérilleros présumés de la NPA ont été tués mardi à l’aube par la police dans la localité de Peñablanca (province de Cagayan), mardi à l’aube. Un quatrième homme a échappé à la souricière de la police.
Par ailleurs, la NPA a rendu public hier une photo d’Henry Dano, le maire de la ville de Lingig (province de Surigao del Sur) qu’elle a capturé le 6 août dernier. La NPA fait comparaître Dano devant un tribunal révolutionnaire. Dano dirigeait une milice privée responsables d’exaction contre les minorités, et notamment l’assassinat du leader tribal Eduardo Toyogonen octobre 2010. La milice privée de Dano sert les intérêts des compagnies minières dans la région de Lingig. Ce sont ces miliciens qui ont persécutés les paysans de Palo Alto et d’autres localités qui s’opposaient aux projets miniers. La milice de Dano servait aussi la contre-guérilla. L’armée a lancée une grande offensive pour retrouver Dano.
1 356 membres du principal parti kurde BDP, dont des dizaines de responsables et élus, ont été emprisonnés par la justice au cours de six derniers mois. Plus de 3 000 politiciens kurdes ont été emprisonnés depuis 2009, tandis que 192.000 personnes ont été jugées, hormis les six derniers mois, dans le cadre de la loi anti-terroriste (TMK). Aujourd’hui, il n’y a aucun maire, dirigeant ou membre de l’assemblée d’une province qui n’a pas été l’objet de poursuites. Neuf maires, six députés et 40 à 45 membres des assemblés municipales sont en prison. Depuis le week-end dernier, entre le 17 et le 21 septembre, plus de 260 personnes ont été arrêtées par la police.
Environ 70 journalistes, kurdes pour la plupart, sont en prison, ce qui en fait le pays la plus grande prison du monde pour les journalistes. Des centaines de journaux, revues ou livres ont été interdits par les autorités. Plus de 3 000 membres actifs du BDP, dont des maires, députés, syndicalistes et des défenseurs de droits de l’homme ont été mis derrière les barreaux depuis 2009, dans le cadre de l’affaire de l’’Union des associations du Kurdistan (KCK), une organisation accusée de « terrorisme » et de « complicité » avec le PKK. Un rapport de l’Association de droits de l’Homme indique que 4 015 personnes ont été arrêtées au cours du premier semestre 2011. Le rapport constate 16 482 cas de violations des droits de l’homme au six premiers mois de l’année en cours, dont 1.010 cas de tortures et de mauvais traitements.
Lundi, 19 septembre au soir, la marche des indignés se dirigeant vers Bruxelles, passait son troisième jour à Paris et empruntait le boulevard Saint-Germain, quand vers 21 heures sont brutalement intervenus, avec gaz, coups de poings et coups de pieds. Une personne a été évacuée inconsciente par les services de secours, deux autres ont été légèrement blessées (l’une d’entre elle a eu une épaule déboitée). 80 « indignés » ont été amenés au commissariat de police contrôle d’identité. Les derniers interpellés ont été relaché entre 1h et 2h du matin.
Ce mercredi soir, plus de 73 « indignés » ont été interpellés lors d’un rassemblement à Paris place de la Bourse pour vérification d’identité et 11 ont été placées en garde à vue pour « dégradations sur des véhicules de police ». Les « Indignés » s’étaient rassemblés aux alentours de 19H00 sur la place en vue d’une assemblée populaire. Peu avant 21H00, ils étaient encore quelques dizaines, assis dans le calme. Les « Indignés », dont des militants venus d’Espagne, multiplient depuis plusieurs jours les actions à Paris pour protester contre le système capitaliste. Ils doivent rejoindre Bruxelles le 15 octobre pour une journée d’action.
Ce mercredi soir, à 20h30, le Secours Rouge vous invite à la projection du documentaire ‘WE’. Celui-ci met en image le célèbre discours d’Arundhati Roy ‘Voici venu septembre’ qu’elle a prononcé aux Etats-Unis peu après les attaques du 11 septembre. Elle y évoque notamment la guerre contre le terrorisme, la mondialisation, la justice et l’agitation civile croissante. La musique de ce qui s’apparente à un clip vidéo sert de fond sonore aux mots d’Arundhati Roy et aux images de l’humanité du monde dans lequel nous vivons tous aujourd’hui. Rendez-vous au Dolle Mol, rue des Eperonniers, le mercredi 21 septembre à 20h30.
Projection WE
Consultez notre page spéciale consacrée aux textes d’Arundhati Roy
La Direction contre le Terrorisme (Dircote) et les services de renseignements policiers de la Vallée des Rivières Apurímac et Ene (VRAE) ont arrêté un membre présumé du PCP-SL entre les localités de Llochegua et de Francisco Ayna-Sann, dans la région Ayacucho. Il s’agit de Mauro Navarro Ramos, dont on aurait signalé la présence dans le campement d’une unité de la guérilla à laquelle il aurait apporté du matériel de communication, des vivres, des tubes pour fabriquer des mortiers, des munitions pour des fusils AKM et FAL.
Un soldat turc a été tué et deux autres ont été blessés lors d’affrontements avec des combattants du PKK hier soir, dans une zone rurale de la province de Bingol, dans le district de Genc.
Par ailleurs, la police a arrêté dimanche 122 personnes qui voulaient participer à une manifestation dans le centre-ville d’Istanbul pour protester contre les opérations militaires contre le PKK. Les manifestants voulaient dénoncer le fait que le dirigeant emprisonné du PKK, Abdullah Öcalan, n’a pas été autorisé à rencontrer ses avocats pendant près de deux mois. La police a pris des mesures de sécurité strictes dans le centre de la ville pour empêcher les manifestants de se rassembler, tandis que des hélicoptères de la police survolaient les environs.
Après les violents affrontements d’hier, des milliers de manifestants s’étaient à nouveau massés dans les rues de Sanaa, mais également dans plusieurs autres villes du pays, pour exiger un changement de régime ainsi que pour dénoncer les violences des autorités. Cette nouvelle manifestation de contestation ne les a pourtant pas empêcher de réitérer leur répression ce matin. A Taïz (sud-ouest), deux manifestants ont été tués et des dizaines d’autres blessés dans des affrontements avec les forces gouvernementales. A Sanaa, le corps d’élite de l’armée s’set massivement déployé en milieu de matinée et des explosions ont été entendues à travers tout le centre-ville. Au total, ce sont vingt personnes qui ont été tuées, soit par des tirs de snipers, par ceux des forces de sécurité ou des partisans armés du régime.
Répression et blessés à Sanaa