Depuis plusieurs mois, des militants utilisent la grève de la faim comme moyen de pression à l’encontre des politiques gouvernementales, et notamment la corruption qui sévi en Inde. C’est contre un projet de loi en cours d’examen que le militant Anna Hazare avait annoncé le début de sa grève pour ce mardi. Mais ce matin, il a été arrêté chez lui par des policiers en civil, emmené dans une voiture banalisée et placé en détention provisoire. La nouvelle s’est immédiatement propagée à travers le pays et partout, les gens sont descendus dans la rue pour exiger sa libération. A New Delhi, les autorités ont procédé à plus de 1300 interpellations sous prétexte que les manifestants ne respectaient pas les consignes de la police. En effet, entre autres mesures répressives, les autorités n’autorisent aucun rassemblement de plus de 500 personnes.
En fin de matinée hier, plusieurs dizaines de personnes s’étaient rassemblées sur l’artère principale de Tunis dans le but de se rendre devant le ministère de l’intérieur pour exiger le départ du gouvernement. Leur mouvement a immédiatement été empêché par des unités anti-émeutes, dont plus de dix blindés bloquaient la route. Ils ont été repoussé vers le centre-ville où ils ont été accueillis par la police. Celle-ci les a dispersé à coups de matraques et de gaz lacrymogène. Plus tard dans la journée, la police a encore chargé des manifestants qui tentaient de se regrouper à nouveau dans le centre.
Plus de 2000 personnes ont par ailleurs pu se rassembler devant la Bourse du travail, encadrées par un lourd dispositif policier. D’importantes manifestations ont également eu lieu à travers le pays, toutes sous les mêmes slogans: ‘Tunisie libre, voleurs dehors!’ et ‘Le peuple veut le départ du gouvernement!’.
Manifestation à Tunis
Au début du mois, la guérilla de la NPA a mené plusieurs opérations spectaculaires comme l’attaque du commissariat de la ville de Trento (Agusan del Sur) et l’enlèvement du maire de Lingig et de ses deux gardes du corps. La guérilla vont faire passer en jugement ce politicien actif dans les opérations de contre-guérilla, et qui entretient une armée privée. Une unité du 75e bataillon d’infanterie qui participait aux opérations de ratissage qui ont suivi cet enlèvement a été victime d’une mine placée par la NPA (un tué et six blessé) à Sitio Mahayahay, Brgy. Pinagbakatan, (Surigao del Sur). Dans les opération de ratissage, les forces du 67e bataillon d’infanterie ont arrêté une membre du service médical de la guérilla, Lyka Navarro. Ils ont aussi mis la main sur un dépot de la NPA (une vingtaine de fusils automatiques, des médicaments, des radios, du matériel politique)
Samedi, un combat a opposé une colonne de la guérilla dans le village d’ Abejod (Mindanao) deux jeunes femmes de la guérilla ont été capturées par les soldats de la 10e division d’infanterie. Ce dimache, la guérilla a attaqué le commissariat de la ville de Mobo. Les policiers, qui comptent trois blessés, retranchés dans le bâtiment, se sont défendus et la bataille a duré jusqu’à l’arrivée de l’armée. Les guérilleros sont alors sorti de la ville et sont rentrés dans la jungle. Plusieurs embuscade à l’IED ont eu lieu. Un soldat a été blessé dans une explosion dans le village de Tugbo (Masbate). Un autre à Masbate City lorsqu’un IED a explosé au passage d’un convoi militaire. Un soldat a été tué et d’autre blessé lors de l’explosion d’un IED au passage d’un camion transportant des hommes du 9e bataillon d’infanterie.
Les familles et personnes sans abris qui dorment chaque nuit dans les bureaux du DAL, 24 rue de la banque avec des familles ayant un droit prioritaire au logement s’étaient installées le 13 au soir dans la rue pour se faire enfin entendre des pouvoirs publics. 34 ménages dorment toute les nuits dans les locaux de Droit Au Logement, faute d’un hébergement décent et durable, soit 68 personnes dont 24 enfants, 13 familles avec enfants, 3 femmes seules, et 18 évacués d’un immeuble à la suite d’un « arrêté de péril ».
Dimanche matin, ces familles ont été aspergées de gaz lacrymogène, lors d’une intervention des CRS pour arracher la bâche sortie qui les abritait de la pluie. Projeté devant l’entrée de l’immeuble, du gaz est monté dans le local où sont hébergées les familles. Cinq femmes ont été conduites à l’hôpital, dont deux femmes enceintes, une femme âgée, et deux femmes asthmatiques. Elles sont actuellement en examen.
La vallée des rivières Apurímac et Ene (VRAE) est une vaste région de jungle qui constitue le principal bastion du PCP-SL, depuis peu rebaptisé Parti Communiste Militarisé du Pérou. Les autorités des Forces Armées et de la Police Nationale ont souscrit l’acte de constitution du Centro de Fusión de Inteligencia (CFI). La mission principale du CFI est de chercher, de se trouver, à capturer et/ou neutraliser (comprendre: abattre)les dirigeants de la guérilla maoïste dans la région. Font partie du CFI la Dirección de Inteligencia del Ejército (DIE), la Dirección de Inteligencia de la Marina (Dintemar), la Dirección de Inteligencia de la Fuerza Aérea (Difap), la Jefatura de la División de Inteligencia del Estado Mayor Conjunto de las Fuerzas Armadas (Diemffaa),la Dirección de Inteligencia de la Policía Nacional (Dirin) et la División de Investigaciones Especiales (Divines) de la Dirección Antidrogas (Dirandro).
Début août, un journaliste péruvien a pu rencontrer deux des principaux dirigeants de la guérilla maoïste de la VRAE les camarades « Raúl » et « Alipio ».
Pour voir le reportage vidéo de l’interview
http://idl-reporteros.pe/2011/08/09/entrevista-a-sendero-en-el-vrae
Forces antiguérilla au Pérou