Le 19 août 2026, Moben a quitté le Quartier de lutte contre la criminalité organisée (QLCO) d’Alençon-Condé-sur-Sarthe, où il avait été transféré en novembre 2025 après la publication de Mange ta peine, recettes du prisonnier à l’isolement. Son retour à la maison centrale de Moulins-Yzeure fait suite à une ordonnance du tribunal administratif de Paris, rendue le 3 août en urgence, qui a suspendu son placement en QLCO et ordonné sa réaffectation sous quinze jours. Les juges ont notamment relevé les conditions de détention à Condé-sur-Sarthe, les atteintes à sa vie familiale, l’absence d’activités et de possibilités de travail, ainsi que la remise en cause de son projet d’aménagement de peine. Ils ont également estimé que le ministère de la Justice n’avait apporté aucun élément établissant que Moben entretenait des liens avec la criminalité organisée depuis sa dernière condamnation.
Le parquet fédéral allemand a déposé le 6 août 2026 un acte d’accusation contre Yüksel Koç, ancien coprésident du KCDK-E, pour « appartenance à une organisation terroriste étrangère », sur le fondement des articles 129a et 129b du Code pénal allemand. Les faits qui lui sont reprochés concernent notamment ses activités politiques allant de l’organisation de manifestations à ses prises de parole publiques et ses relations avec des médias kurdes en Europe.
Arrêté en mai 2025 puis libéré, Koç fait ainsi l’objet de nouvelles poursuites alors que les autorités allemandes continuent d’utiliser l’article 129b contre des responsables et militants kurdes. Le procès devrait se tenir prochainement à Hambourg.
La Commission européenne a présenté un projet d’accord permettant aux États-Unis d’interroger les bases de données policières des États membres de l’Union Européenne, dans le cadre des nouvelles exigences liées au Visa Waiver Program (VWP). Ce programme permet aux ressortissants des pays participants, dont la plupart des pays de l’UE, de voyager aux États-Unis sans visa pour de courts séjours. Les recherches étatsuniennes pourraient notamment être effectuées à partir d’empreintes digitales, avec la possibilité de transmettre ensuite des images et d’autres données.
Le projet, publié par l’ONG Statewatch, élargit les possibilités d’accès initialement prévues et pourrait permettre des contrôles d’identité et de sécurité approfondis, notamment au moyen d’outils reposant sur l’intelligence artificielle. Les États membres doivent approuver l’accord d’ici fin 2026 pour conserver leur participation au VWP, faute de quoi leurs ressortissants pourraient perdre le bénéfice de l’exemption de visa.
Une grève de la faim de 24 heures est prévue le 31 août 2026 en solidarité avec les mobilisations et grèves de la faim de prisonniers révolutionnaires dénonçant la répression et les conditions de détention en Turquie. Elle vise notamment à soutenir Cem Dursun de Grup Yorum, groupe musical engagé dans des mobilisations anti-impérialistes, et Tacettin Erol Şahin de Devrimci Gençlik qui sont en grève de la faim depuis plus de 125 jours.
Le gouvernement du président d’extrême droite Abelardo de la Espriella envisage de transformer un navire militaire en prison flottante pour y isoler les prisonniers considérés comme « les plus dangereux », en particulier ceux liés au trafic de drogue. Le dispositif vise à couper leurs communications et leurs liens avec leurs relais à terre, mais pourrait évidemment être étendu à d’autres catégories de détenus.
Huit militants de l’Université du Michigan ont été inculpés au niveau fédéral après des perquisitions du FBI en juin 2026, dans le cadre d’actions visant à obtenir le désinvestissement de l’université d’entreprises liées à Israël. Les poursuites portent notamment sur des accusations de menaces et de dégradations.
L’affaire s’inscrit dans un durcissement des poursuites contre les militants pro-palestiniens aux États-Unis, notamment sur les campus. Le recours à des accusations de conspiration et de terrorisme pour qualifier certaines actions militantes vise à avoir un effet dissuasif sur le mouvement de solidarité avec la Palestine.
Lors de sa visite à Mayotte les 26 et 27 août, le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé un renforcement majeur du dispositif sécuritaire contre l’immigration, avec davantage de moyens militaires, de drones, de ballons de surveillance et de navires intercepteurs en appelant à « une militarisation plus importante ».
Territoire colonisé par la France, cette politique gouvernementale s’accompagne d’une mise sous pression directe des Comores : le gouvernement français veut conditionner une partie de son aide au développement à la coopération de l’archipel dans la lutte contre les migrations et à sa capacité à reprendre les personnes expulsées de Mayotte. Les Comores sont particulièrement dépendantes de cette aide, qui représentait en 2024 87 % de leurs financements extérieurs, ce qui donne à la France un important moyen de pression.
Cette politique sécuritaire s’inscrit dans un contexte de fortes inégalités sociales et de retard dans la reconstruction de Mayotte après le cyclone Chido. Lors de la visite, des syndicalistes qui voulaient interpeller le Premier ministre sur les salaires et l’alignement des droits sociaux sur ceux de la métropole ont été repoussés et évacués de force par les gendarmes.
Un Palestinien homosexuel de Cisjordanie a été agressé par des soldats israéliens à son domicile, dans un camp de réfugiés, puis hospitalisé en raison de ses blessures. Les soldats ont également saisi son téléphone et le menacent désormais de révéler son orientation sexuelle à sa famille.
Dans un contexte où les outings peuvent entrainer de graves violences, cette menace fait peser un risque supplémentaire sur sa sécurité. Une collecte de fonds vise à lui permettre de prendre en charge ses soins médicaux, financer l’assistance d’un avocat spécialisé dans les droits humains et organiser son déplacement vers un pays voisin puis vers un pays où il pourra demander l’asile.
À l’occasion de la Journée internationale des victimes de disparition forcée et de détention arbitraire, une mobilisation est prévue le 30 août devant le consulat du Mexique à Chicago pour dénoncer la situation des personnes disparues au Mexique, dont le nombre dépasse 130 000. Cette mobilisation met notamment en avant le cas d’Ernesto Sernas García, militant de Sol Rojo porté disparu en 2018 dans des circonstances impliquant l’État mexicain et des forces réactionnaires. Elle réclame également la libération de Jesús Plácido Galindo, figure de la défense communautaire nahua dans l’État de Guerrero, engagé au sein du CIPOG-EZ et de la CRAC-PF, deux organisations autochtones engagées dans la sécurité et la défense des communautés. Au-delà de ces deux cas, cette initiative entend dénoncer un phénomène plus large de disparitions forcées, de répression et de détention de militants au Mexique.
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Un jeune militant de l’Organisation de la jeunesse socialiste (OJS) a été arrêté le 26 août lors des fêtes de quartier de Sants, à Barcelone, après avoir contesté la présence d’un représentant d’Aliança Catalana, parti d’extrême droite et raciste. Suite à cela, le fasciste s’est rendu auprès d’une patrouille des Mossos d’Esquadra, qui a procédé à l’arrestation du militant, accusé de désobéissance civile, menaces et incitation à la haine.
Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées le 27 août à Sants pour dénoncer l’arrestation et réaffirmer leur opposition au racisme et à l’extrême droite.
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