Lors d’un procès lié à une attaque contre un centre de détention pour migrants au Texas, le FBI a révélé avoir récupéré des messages entrants de l’application Signal depuis un iPhone, malgré la suppression de l’application. Les données provenaient de la base interne de notifications d’Apple, où des extraits de messages peuvent être stockés lorsque les aperçus sont activés. Seuls les messages reçus étaient accessibles, et non ceux envoyés. Cette méthode souligne que, malgré le chiffrement de bout en bout, certaines traces peuvent subsister via des fonctionnalités du système comme les notifications. Elle met aussi en lumière l’importance des réglages de confidentialité, notamment la désactivation des aperçus de messages, pour limiter l’exposition des données sensibles.
Le 9 avril 2026, des psychologues travaillant dans une prison de haute sécurité à Antalya, en Turquie, ont fait l’objet de poursuites et d’enquêtes disciplinaires après avoir rédigé un rapport mentionnant des allégations de fouilles à nu et de mauvais traitements infligés à des détenus. Selon l’association de psychologues TODAP, qui a dénoncé la situation, ces professionnels sont sanctionnés pour avoir rempli leur obligation éthique de signalement des violations des droits humains, ce qui soulève des inquiétudes sur la liberté d’exercice de leur métier et leur indépendance. L’organisation estime que ces procédures disciplinaires risquent de décourager la dénonciation d’abus en milieu carcéral et met en cause un système où les psychologues sont placés sous l’autorité directe de l’administration pénitentiaire.
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Depuis plusieurs semaines, des actions de protestation ont lieu dans différentes villes européennes, dont Berlin, Cologne, Duisbourg, Bruxelles, Paris, Toulouse et Vienne, pour exiger la libération de deux journalistes, Eva Maria Michelmann et Ahmet Polad, enlevés en janvier à Raqqa en Syrie. Leur campagne de soutien a organisé des rassemblements devant des institutions officielles, notamment les ministères des Affaires étrangères en Allemagne et des ambassades syriennes, dénonçant les autorités européennes pour leur inaction et soulignant l‘implication de dirigeants de HTS dans leur enlèvement. Des actions de sensibilisation ont également été menées dans l’espace public, comme des distributions de tracts et des interventions dans les transports. Les activistes affirment que les deux journalistes ont été enlevés en raison de leur travail et promettent de poursuivre leur mobilisation jusqu’à leur libération.
À la suite de sa réélection, le maire de Toulouse Jean-Luc Moudenc a attribué le 27 mars 2026 une nouvelle délégation intitulée« Lutte contre les nuisances liées à la marginalité, aux squats et aux campements », rattachée au pôle solidarité de la municipalité. Cette décision suscite des critiques d’associations et d’observateurs qui dénoncent une approche stigmatisante du sans-abrisme, assimilé à des « nuisances » plutôt qu’à une situation de précarité sociale. En effet, la municipalité poursuit une politique répressive déjà marquée par des expulsions de campements sans solutions de relogement et des mesures restrictives visant les installations de fortune dans l’espace public.
Le 5 avril 2026, sept personnes ont été arrêtées à Lakenheath, dans l’est de l’Angleterre, lors d’une manifestation organisée par le mouvement Lakenheath Alliance for Peace près d’une base de la Royal Air Force utilisée par les forces états-uniennes. Les militants protestaient contre l’usage présumé de cette base comme point de départ d’avions états-uniens impliqués dans l’agression militaire des États-Unis et d’Israël contre l’Iran, et portaient des vêtements affichant leur soutien au groupe interdit Palestine Action. Ce dernier a été classé comme organisation « terroriste » en 2025 par le gouvernement travailliste de Keir Starmer, bien qu’une décision judiciaire ait jugé cette interdiction « disproportionnée », décision actuellement contestée en appel. La police a précisé que les arrestations concernaient le soupçon de soutien à une organisation proscrite, dans un contexte où plus de 2 700 interpellations ont déjà eu lieu lors de mobilisations similaires, tandis que les autorités affirment appliquer la loi en vigueur ce qui est largement contesté.
Un homme de 49 ans a été condamné pour avoir participé à une manifestation pro-palestinienne non autorisée le 1er novembre à Sion, où plusieurs centaines de personnes s’étaient rassemblées malgré l’interdiction et avaient tenté de franchir un cordon policier. Reconnu coupable d’entrave à l’action des autorités après avoir forcé le passage et dissimulé son visage, il a écopé d’une amende ainsi que d’une peine pécuniaire (une sanction financière calculée en jours-amende selon les revenus et payable seulement en cas de récidive pendant une période probatoire). Par ailleurs, un coorganisateur conteste la légalité de l’interdiction et s’oppose à une facture policière dépassant 100 000 francs, annonçant vouloir porter l’affaire en justice.
Le 9 avril 2026, des heurts ont opposé police et manifestants aux abords du Congrès à Buenos Aires lors du débat parlementaire sur la réforme de la loi sur les glaciers, qui protège des réserves essentielles d’eau douce. Mobilisés contre un projet favorable aux activités extractives, des groupes environnementaux ont dénoncé une menace pour l’accès à l’eau, tandis que les forces de l’ordre sont intervenues pour dégager les axes, provoquant des bousculades et au moins une interpellation, finalement suivie d’une libération.
Le groupe Nouvelle IRA a revendiqué une attaque à la bombe contre un poste du PSNI (Police Service of Northern Ireland), la police d’Irlande du Nord créée en 2001 après les accords dits de paix pour remplacer la Royal Ulster Constabulary, à Lurgan. Dans une déclaration marquant l’anniversaire de l’Insurrection de Pâques 1916, l’organisation affirme rester engagée dans une lutte révolutionnaire contre la présence britannique et revendique sa capacité à se renforcer et frapper à nouveau. Par ailleurs, une commémoration républicaine à Derry s’est déroulée sous forte surveillance, avec des incidents isolés impliquant des jeunes.
Le coordinateur d’organisation du syndicat Umut-Sen, Başaran Aksu, a été arrêté après avoir réagi sur les réseaux sociaux à la détention d’une militante opposée à la destruction d’oliveraies dans la forêt d’Akbelen. Il est poursuivi pour « incitation à la haine et à l’hostilité » ainsi que pour « diffusion d’informations trompeuses ». Placé en garde à vue puis présenté à un juge, il a été incarcéré.
Le gouvernement dirigé par Sébastien Lecornu prévoit d’actualiser la loi de programmation militaire avec une hausse de 36 milliards d’euros du budget de la défense d’ici 2030 et la création d’un « état d’alerte de sécurité nationale », un nouveau régime d’exception distinct de l’état d’urgence. Ce dispositif permettrait à l’État de mobiliser rapidement les forces armées sur le territoire et d’élargir les réquisitions à des secteurs civils (logistique, santé), notamment en cas de crise majeure ou de conflit impliquant l’OTAN. Le texte prévoit aussi un renforcement des capacités (munitions, spatial, innovation), l’autorisation de moyens antidrones pour certains sites sensibles et des mesures face aux menaces hybrides ou biologiques. Il inclut également l’application « Défense + », destinée à centraliser des données sur les jeunes ayant effectué la journée défense et citoyenneté, maintenir un lien avec eux, faciliter le recrutement dans la réserve et, à terme, permettre une mobilisation plus rapide en cas de crise.