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Biélorussie : Allégations de torture contre de jeunes anarchistes emprisonnés

Dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, un lanceur d’alerte biélorusse met en cause les autorités biélorusses dans l’affaire dite des « Black Nightingales », un groupe de six jeunes anarchistes arrêtés en décembre 2023. Selon plusieurs personnalités et organisations, comme l’Anarchist Black Cross, l’enquête aurait été fabriquée et les adolescents détenus auraient subi des actes de torture (coups et menaces avec une arme) de la part d’enquêteurs afin de les contraindre à s’incriminer mutuellement. Formé après le début de la guerre de la Russie contre l’Ukraine, le groupe menait des actions militantes telles que l’affichage de messages anti-guerre et anti-dictature, mais les autorités les accusent de terrorisme, affirmant qu’ils préparaient un attentat. Au moment de leur arrestation, la plupart étaient mineurs. En octobre 2025, ils ont été condamnés à des peines de 10 à 12 ans de prison.

France : Un projet de loi pour criminaliser les blocages lors des mobilisations étudiantes

Une proposition de loi déposée le 27 mars à l’Assemblée nationale par des députés de droite vise à renforcer la répression des blocages universitaires en élargissant leur qualification pénale et en facilitant l’intervention des forces de l’ordre sur les campus sans autorisation préalable des présidences. Porté notamment par l’ancien ministre Patrick Hetzel, le texte entend modifier le code pénal pour inclure explicitement les universités dans le champ des infractions liées aux occupations, aujourd’hui limité aux établissements scolaires. Présentée comme une réponse aux blocages récents, cette initiative s’inscrit dans un contexte plus large de durcissement des politiques sécuritaires dans l’enseignement supérieur, marqué par une surveillance accrue des mobilisations étudiantes et des sanctions disciplinaires, notamment envers les soutiens à la Palestine.

Philippines : Vague d’arrestations dans le cadre du programme “Safer Cities”

Une vague d’arrestations a été menée aux Philippines dans le cadre de l’initiative gouvernementale “Safer Cities”, perçue par des défenseurs des droits humains comme une politique visant principalement les populations pauvres. Selon le Département de l’Intérieur et des Collectivités locales, environ 5 000 personnes ont été interpellées en une seule journée par la Philippine National Police, à la suite d’instructions renforçant l’application de réglementations locales telles que les couvre-feux, les restrictions sur le bruit ou encore l’interdiction de consommation d’alcool dans l’espace public.

Maroc : Alerte sur la répression des prisonniers politiques sahraouis

Des organisations sahraouies à El Aaiún, capitale du Sahara occidental, dénoncent une intensification des violations des droits humains contre des militants et prisonniers politiques détenus par le Marocr. L’Association sahraouie des victimes de graves violations des droits humains commises par l’État marocain alerte sur des abus systématiques visant des détenus sanctionnés pour leurs positions politiques, notamment en faveur de l’autodétermination. Elle exprime en particulier sa préoccupation concernant l’état de santé de prisonniers comme Ibrahim Dadi Ismaili, détenu sans accès adéquat aux soins, ainsi que d’autres membres du groupe de Gdeim Izik, dénonçant des pratiques de négligence médicale et de répression dans les prisons marocaines.

Turquie : La grève de la faim se poursuit à la prison de Marmara

À la Marmara 6 Nolu L Tipi Hapishanesi, des détenus, dont Oktay Kelebek, poursuivent une grève de la faim pour protester contre la surveillance permanente par caméras dans les cellules et espaces communs. Cette pratique est pourtant jugée contraire aux droits fondamentaux par la Anayasa Mahkemesi, plus haute juridiction chargée du contrôle de constitutionnalité dans le pays. Selon ses proches, Oktay Kelebek, déjà affaibli par de précédentes grèves de la faim et des problèmes de santé, voit son état se dégrader après plus d’un mois de jeûne, aggravé par le refus de l’administration pénitentiaire de fournir du sucre et des tisanes.

Turquie : Interpellation du syndicaliste Doğukan Akan, responsable du Bağımsız Maden-İş Sendikası

Doğukan Akan, responsable au sein du Bağımsız Maden-İş Sendikası, a été placé en garde à vue pour des déclarations de soutien à Başaran Aksu publiées par son organisation. Arrêté puis maintenu en détention avant sa présentation au procureur, son cas a suscité des réactions, notamment de la part du syndicat Umut-Sen, qui dénonce une criminalisation des activités syndicales et des expressions de solidarité. L’affaire est présentée par ses soutiens comme révélatrice d’un climat de pression croissante sur les mobilisations ouvrières et les organisations syndicales en Turquie.

Turquie : Dénonciation de la répression et des atteintes aux droits contre le Parti Socialiste des Opprimés

Le jeudi 9 avril à Istanbul, les avocats liés au dossier visant le Parti Socialiste des Opprimés (ESP) ont dénoncé une procédure politique, affirmant que ce ne sont pas des infractions mais « la politique des opprimés » qui est visée. Lors d’une conférence réunissant plusieurs organisations de défense des droits, ils ont pointé de nombreuses violations : accès limité au dossier, absence d’acte d’accusation, détentions sans audition, criminalisation d’activités militantes (manifestations, publications, actions sociales) et mauvais traitements en détention. Les intervenants décrivent une offensive plus large visant à affaiblir l’opposition politique et les mouvements socialistes, notamment depuis les opérations de février, et appellent à la libération des détenus ainsi qu’au respect des droits fondamentaux.

France : Une militante condamnée à 18 000€ pour des tags pro-palestiniens

En mai 2024, Yasmine est placée en garde à vue pour des tags pro-palestiniens visant Carrefour et McDonald’s, initialement qualifiés de dégradations légères, auxquels le parquet de Boulogne-sur-Mer ajoute une accusation d’incitation à la haine raciale. Relaxée en première instance en janvier 2025, elle est rejugée en appel en 2026 uniquement pour les dégradations, et finalement condamnée sur la base d’éléments fragiles. La décision, assortie de 20 000 euros de frais de justice, est dénoncée comme une sanction politique, et l’intéressée a formé un pourvoi en cassation le 30 mars 2026.

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Suisse : Grève de la faim d’un Sahraoui en détention

Karim ben Mohamed est en grève de la faim depuis plusieurs jours pour exiger sa libération immédiate du centre de détention administrative de Bässlergutgefängnis, où il est retenu en vue d’une expulsion. Originaire du Sahara occidental, occupé par le Maroc, il affirme ne pas pouvoir être renvoyé en raison des risques de répression. Son action s’inscrit à la fois contre sa détention et contre le système migratoire suisse, tout en dénonçant également l’occupation du Sahara occidental, ainsi que le soutien des puissances occidentales à cette situation pour des raisons économiques et stratégiques.

Pays basque : Cinq ans de prison avec sursis et une interdiction du territoire français requis contre Josu Urrutikoetxea

Le parquet général de la cour d’appel de Paris a requis cinq ans de prison avec sursis contre Josu Urrutikoetxea Bengoetxea, ancien dirigeant de l’organisation basque ETA dissoute en 2018, ainsi qu’une interdiction définitive du territoire français. Jugé pour des faits liés à des caches d’armes découvertes en France au début des années 2000, il est également réclamé par la justice espagnole, notamment dans le cadre d’une opération à Saragosse en 1987, qu’il conteste. Âgé de 75 ans et comparaissant libre sous contrôle judiciaire, la décision de la justice française, attendue prochainement, pourrait conditionner son extradition vers l’Espagne, enjeu central de cette procédure.

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